Ancibure Francis ; Galan-Ancibure Marivi ; Schifft
BORD DE L EAU
19,00 €
Epuisé
EAN :9782356872890
L'homme n'est pas méchant. Il est méprisant" dit Jacques Lacan de la méchanceté ordinaire. Après ce livre, on la trouvera partout, comme on se découvre toujours des maladies dans les livres de médecine. Nous sommes méchants sans le vouloir, et plus souvent sans le savoir. Ecrivains et poètes savent que la méchanceté est native : sans elle. l'homme manquerait d'humanité : "Tout le monde est méchant" (A. Dumas). Depuis, Freud a montré que le refoulement du mal permet la structuration du sujet mais rend la méchanceté impensable. La vraie méchanceté se passe de l'injure, des coups et des cris ; elle n'est jamais plus cruelle que lorsqu'elle s'exprime avec amabilité au nom du bien de l'autre. Cet ouvrage critique la notion de "pervers narcissique" issue d'une psychologie dégradée, qui place un cordon sanitaire entre la victime et le méchant. L'expérience montre à l'inverse que nous pouvons occuper tour à tour ces deux places. L'ignorer excite la méchanceté de l'autre. Il est vrai que certains ont "besoin de plusieurs coups de patte dans la figure avant de croire à l'intention méchante". (H. de Balzac). Le rejet de l'inconscient, de la sexualité et du désir suscite une méchanceté inédite dans notre société soumise à une surveillance généralisée qui la rend toujours plus carcérale.
Nombre de pages
143
Date de parution
10/04/2014
Poids
270g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782356872890
Titre
La méchanceté ordinaire
Auteur
Ancibure Francis ; Galan-Ancibure Marivi ; Schifft
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
165
Poids
270
Date de parution
20140410
Nombre de pages
143,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La pédophilie suscite une horreur indicible entretenue par la confusion qui règne autour de cette conduite perverse et la rareté des travaux la concernant. On entend parler de pédophilie quand il s'agit d'inceste, tandis que le crime sexuel est confondu avec l'intention pédophile. Or, si l'acte pédophile est un abus sexuel, l'agression sexuelle d'un enfant ne relève pas toujours de la perversion pédophile, laquelle est définie par des variables spécifiques. Quant à la petite victime, l'angoisse de l'entourage risque de conduire à ignorer les exactions qu'elle a subies ou, au contraire, à les imaginer en dépit du bon sens. Enfin, il n'est pas rare que l'enfant ne veuille rien savoir des solutions thérapeutiques qui lui sont proposées - pourquoi ? Il semble bien que ces réactions et la tension qui traverse le débat sur la pédophilie répondent au rejet de la subjectivité et de l'inconscient dans la civilisation contemporaine. Il n'est plus question de parole, mais de communication, et la sexualité y est réduite à la biologie. Appréhender la logique de l'auteur d'actes pédophiles réclame la prise en compte de trois registres, tout en les distinguant : historique, clinique et légal. " Comprendre " la pédophilie implique non pas d'excuser ou de prendre à partie mais d'élaborer une approche raisonnée, afin de susciter une réflexion qui oriente une pratique médico-sociale et judiciaire.
Ancibure Francis ; Galan-Ancibure Marivi ; Rosencz
Une des plaintes majeures de l?adulte en charge d?éducation concerne le défaut d?autorité et le refus que l?enfant ou l?adolescent exprime par la crise d?indiscipline ou le passage à l?acte associé parfois à l?agression. Le rejet des prescriptions de leurs aînés est une protestation contre la maladie de l?autorité. Car l?autorité elle-même est malade ou rend malade comme le montre la prolifération des troubles alimentaires ou du comportement. Loin d?instaurer un ordre pacifiant, la société repose sur un pouvoir sans autorité. Cet ouvrage basé sur des cas cliniques et éducatifs montre que dans un monde dépeint comme brutal et incontrôlable, les sujets consentent à l?autorité à la condition d?élaborer un style de vie qui rend possible de « vivre ensemble » sans aliéner leur singularité.
Il est inhabituel de trouver des mots favorables à l'Administration : la plupart sont critiques, moqueurs, parfois féroces. Pourquoi ce penchant à railler une institution qui forme la clé de voûte de tout Etat laïque et démocratique ? C'est que la machine administrative tue par devoir tout désir, et étouffe toute velléité de création ; il lui faut des agents tous pareils - un seul cerveau pour une multitude de corps. Les citations rapportées dans ce Glossaire concernent l'Administration, les fonctionnaires, le service public ou l'Etat - d'autres s'y appliquent comme un gant, sans que leurs auteurs aient pensé à cette possibilité. Gageons qu'ils eussent été satisfaits de voir détourner certains propos de leur signification supposée, car le propre du langage est de se prêter à la subversion. La machinisation des fonctionnaires, des employés (et de la société dans son ensemble), provoque un redoublement de harcèlement, de souffrance au travail, de mépris généralisé. Notre Glossaire retrace le parcours qui va d'une forme de tolérance jusqu'à un certain management cynique et assassin, inapte à supporter l'imperfection de l'être humain et qui veut promouvoir un sujet "zéro défaut". Ceux qui nous précèdent nous apprennent que dans l'Administration, les droits s'arrêtent au sous-chef, que les larmes amères servent d'aliment à des projets de vengeance et qu'avec le management, une nouvelle page est en train de s'écrire sur une forme de méchanceté inédite dans l'Histoire.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
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Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...