Les saints en Islam les messagers de l'espérance. Sainteté et eschatologie au Maghreb aux XIVe et XV
Amri Nelly
CERF
32,00 €
Epuisé
EAN :9782204087049
L'eschatologie éclaire d'une lumière nouvelle l'essor, dans tout le Maghreb à la fin du Moyen Âge, du culte des saints, de la figure du saint visionnaire, inspiré et intercesseur, et le développement des pratiques dévotionnelles au Prophète. Interrogeant une documentation très diverse et peu exploitée jusque-là - recueils hagiographiques, traités de théologie, oraisons et prières, dictionnaires biographiques, littérature des visions, consultations juridiques et responsa - l'auteur a mené une véritable enquête historique sur les croyances des contemporains et leurs angoisses liées à la mort et aux Fins dernières, notamment l'ampleur et les formes de leur thésaurisation pour le futur, à une époque marquée par la peur liée à la propagation massive de la peste. Crainte et espérance se disputent les affects des hommes; certes, la shafd'a (intercession) du Prophète reste acquise à tous les croyants; mais désormais, une chaîne d'intercesseurs plaideront la cause de quiconque sera entré dans l'amitié d'un saint. Étrangers ", maîtres spirituels," ravis "en Dieu et visionnaires, les saints du Maghreb, par leur mode parfois abrupt de sainteté, courtisés et craints par les plus puissants, donnent à réfléchir, ici et maintenant. Héritiers des prophètes, ils perpétuent l'histoire du salut et sont les garants de la présence divine dans le monde. Vecteurs d'une espérance ici-bas, ils sont aussi, à part entière, des messagers de l'espérance dans l'au-delà."
Nombre de pages
301
Date de parution
09/10/2008
Poids
434g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782204087049
Titre
Les saints en Islam les messagers de l'espérance. Sainteté et eschatologie au Maghreb aux XIVe et XV
Auteur
Amri Nelly
Editeur
CERF
Largeur
145
Poids
434
Date de parution
20081009
Nombre de pages
301,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le soufisme féminin reste le parent pauvre de la recherche sur la mystique musulmane, et les femmes soufies les absentes de l'histoire. Aisha al-Mannûbiyya (m. 665/1267), incarnant la figure de la parfaite "ravie" en Dieu, qui transgresse les normes et revendique les deux dignités de qutba (pôle spirituel) et de khalîfa (vicaire de Dieu sur terre), témoigne de ce fait fortement de la vitalité et de la richesse des modèles féminins de perfection humaine en islam. La Dame de Tunis, de son surnom le plus célèbre, est l'une des rares saintes médiévales à être créditée d'un recueil de manâgib (hagiographie), dont la rédaction est attribuée à l'imâm de la mosquée de Manouba (à six kilomètres à l'ouest de Tunis). Aisha a une vingtaine d'années au moment où les Hafsides commencent à gouverner l'Ifriqiya et meurt dix ans avant la fin du règne d'Al-Mustansir (647-675/1249-1277), qui prit officiellement le titre califal et prolongea la période de paix, de sécurité et d'essor économique inaugurée par son père Abû Zakariyya. Cet ouvrage présente la première traduction en français de l'hagiographie de la sainte, le récit de ses nombreux prodiges, les propos extatiques qui lui sont attribués, ses oraisons et prières, ainsi que les conseils, enseignements et exhortations qu'à titre de testament spirituel elle délivre à ses disciples ou à des personnes qui la sollicitent. Biographie de l'auteur Nelly Amri est historienne et professeur à l'université de la Manouba-Tunis. Elle a écrit entre autres Les Femmes soufies ou la Passion de Dieu (avec Laroussi Amri, éditions Dangles, Saint-Jean-de-Braye, 1992), Sainteté et société. Contribution à l'histoire religieuse et sociale de l'Ifriqiya hafside (2e éd., Tunis-Beyrouth, 2006, en arabe), Le Culte des saints en islam: les messagers de l'espérance. Sainteté et eschatologie au Maghreb aux XIVe et XVe siècles (Cerf, Paris, 2008), Le Soufisme en Ifriqiya à l'époque médiévale (Contraste Editions, Tunis, 2008, en arabe) et a codirigé avec Denis Gril le volume Saint et sainteté dans le christianisme et l'islam. Le regard des sciences de l'homme (Maisonneuve et Larose, Maison méditerranéenne des sciences de l'homme, Paris, 2007).
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...