Un homme encagoulé pénètre en pleine nuit dans une maison où dorment un père et sa fille de dix-huit ans. Sans explication, il fait feu sur eux, tuant le premier, laissant la seconde pour morte. Elle survit. Dix ans après, Mel est devenue une baroudeuse qui écrit des livres, une jeune femme qui, sur les routes de l'Amérique, s'ouvre à la vie nouvelle, en croisant le chemin de gens ordinaires et d'une humanité bouleversante. Hank, un moniteur de ski et barman qui parcourt le Mexique en stop, Jarrold, un quinquagénaire parti refaire sa vie dans les montagnes, Dwight, trafiquant de marijuana et invétéré menteur, ou encore Tony, blonde pulpeuse qui convaincra Jarrold de l'épouser. Alex, l'agresseur de Mel, va prendre peu à peu conscience de son acte, et paradoxalement trouver la vraie liberté en prison. L'Amérique dépeinte par J.C. Amberchele, c'est la Pennsylvanie, le Colorado, la Californie, le Nouveau-Mexique. Ses personnages sont saisis avec force et tendresse, dans un entrelacs narratif dont l'effet et le style ne sont pas sans rappeler le film Short Cuts de Robert Altman. Biographie de l'auteur J.C. Amberchele, qui signe ici son premier roman, est actuellement incarcéré aux Etats-Unis.
Nombre de pages
235
Date de parution
02/04/2008
Poids
278g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782012372641
Titre
Le prix à payer
Auteur
Amberchele J-C ; Aronson Philippe
Editeur
HACHETTE LITT.
Largeur
130
Poids
278
Date de parution
20080402
Nombre de pages
235,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Amberchele J-C ; Aronson Emmanuelle ; Aronson Phil
A dix-huit ans, victime d'un cambriolage, Melody reçoit une balle dans la tête mais survit. Son père en revanche sur qui l'assaillant fait feu également est tué sur le coup. Une dizaine d'années plus tard la jeune femme est devenue Mel, une baroudeuse qui écrit des livres sur les sans-abri et sur les immigrés clandestins. Au Mexique elle rencontre Hank, un moniteur de ski et barman qui parcourt lui aussi le pays en stop, tandis qu'au Colorado, Jarrod, un quinquagénaire parti refaire sa vie dans les montagnes, découvre grâce à sa nouvelle voisine la véritable personnalité de sa mère âgée venue lui rendre visite... et qu'Alex, l'agresseur de Mel, aphasique depuis l'âge de neuf ans, prisonnier depuis l'âge de dix-neuf, creuse un fossé sous un soleil de plomb. Alex va prendre peu à peu conscience de son acte, et paradoxalement trouver la vraie liberté en prison. A travers une série de coïncidences marquantes, les trajectoires de ces personnages et d'autres vont croiser celle de Mel, formant un entrelacs narratif dont l'effet et le style rappellent les nouvelles de Carver qui composent la mosaïque du film Short Cuts. Glissant d'un personnage, d'un temps, d'un lieu, d'un point de vue et d'une époque à l'autre, chaque chapitre de Tout perdre est un élément d'un puzzle magistral reconstitué au fil de la lecture. L'Amérique dépeinte par J.C. Amberchele, c'est la Pennsylvanie, le Colorado, la Californie, le Nouveau-Mexique. Nous avons transformé le précepte, "Rien de ce qui est humain ne m'est étranger" en "Rien de ce qui m'est étranger n'est humain". Pour la plupart d'entre nous, l'auteur d'un crime violent, c'est l'autre. Or, un homme ne se réduit pas au pire acte qu'il ait jamais commis. Le crime d'Alex pourrait le condamner à n'être que monstrueux ; mais il devient humain, digne de compassion, à travers la réflexion qui le mènera à accepter la responsabilité de son acte, et le fait d'être finalement "chez lui" en prison. ? Avec Tout perdre J. C. Amberchele est là pour nous le rappeler, tant les trames qu'il tisse par le simple biais du dialogue et de la description soulèvent des questions qui nous concernent tous : Qu'est-ce que l'enfermement ? Qu'est-ce que la liberté ? Et quel en est le prix ?
Qui est Fouad Chouki? Aux côtés de Bob Tahri et de Mehdi Baala, Fouad Chouki a écrit parmi les plus belles pages du demi-fond français. D'ailleurs, murmurent les spécialistes, il ne serait pas le moins doué des trois. Pourtant à l'adolescence, entre dérives et tentations légitimes, Chouki trébuche et refuse les contraintes qu'exige la vie monacale d'un athlète de haut niveau. Après deux ans d'errements, il reprend une nouvelle fois le chemin de l'entraînement et s'offre un retour de premier plan qui le conduit jusqu'à la finale du 1 500 mètres des championnats du monde à Saint-Denis en août 2003. Sa course en enfer! Car, entre-temps, il a cédé aux sirènes du dopage... Pour la première fois un athlète international raconte comment il est amené, comme beaucoup de ses rivaux, à franchir la ligne jaune. Un choix qui mettra fin à ses rêves de champion et va complètement bouleverser sa vie. Car c'est dans l'obscurité d'une cellule de prison qu'il vivra les jeux Olympiques de Pékin, où son talent aurait pu lui permettre de monter sur le podium.
René Thom, médaille Fields 1958, a conçu la théorie des catastrophes dans les années 1960 comme un ensemble de modèles mathématiques applicables en biologie et en linguistique. Mais, en ces temps de défaite de la pensée, où seul compte le résultat, aussi insignifiant soit-il, sa démarche apparaît bien solitaire. Apologie du logos retourne l'anathème lancé par Heidegger - "la science ne pense pas" - en injonction : "la science ne cherche qu'à transformer le monde, alors qu'il s'agit de l'interpréter". Ce parti pris de l'intelligibilité des choses conduit à une recherche du sens dans les domaines les plus divers : de la danse aux régulations biologiques, du prolongement analytique à la tectonique des plaques et aux révolutions politiques, de l'ontologie aporétique à la critique de la méthode expérimentale. Recueil des principaux articles de René Thom écrits dans les années 1980, Apologie du logos rend parfaitement accessible la pensée de l'un de nos grands philosophes vivants.
Au tréfonds de l'être, une plaie suinte, que maintiennent à vif maintes de ces questions auxquelles il n'est jamais facile de fournir une réponse : vivre, le faut-il ? Et ce mot, vivre, comment le comprendre ? Quelles significations lui attribuer ? Et que doit-on faire de sa vie ? Quel sens lui donner, ou en recevoir ? Et il semble rigoureusement indispensable de se connaître, cet être que je suis, quel est-il ? Dois-je le subir dans tout ce qu'il est ? Ou bien puis-je le transformer ? Mais alors dans quel but, quelle intention ? Vais-je savoir brûler ce qui m'encombre, désenfouir mon noyau, ne garder en moi que ce qui procède de l'élémentaire, l'originel ? Et cet autrui dont je viens de vérifier à quel point il est mon semblable, vais-je savoir le rejoindre ? Et si je cède à ce désir de me connaître, comment dissoudre l'angoisse qu'il suscite ... Comment vaincre la peur de la vie ? La peur de la mort ? ... Mais quand ces questions le taraudent, l'être n'est pas à même de se les formuler. Elles ne sont tout d'abord qu'un malaise, un désarroi, une lancinante sensation d'exil, l'âpre nostalgie de ce que l'on ne saurait nommer, une infranchissable solitude. Et c'est à son insu que l'être se trouve progressivement engagé dans une aventure dont il ne soupçonne ni en quoi elle réside, ni où elle est susceptible de le mener. Les notes rassemblées dans ce Journal sont les traces laissées par un homme embarqué dans une telle aventure, et qui, des années plus tard, devra s'avouer qu'en se scrutant la plume à la main, il n'a fait qu'obéir à un urgent besoin de se révéler à soi-même, se clarifier, s'unifier, à l'impérieuse nécessité d'accéder à la liberté, la connaissance, une ineffable lumière. Dans ce premier volume, et parce que toute descente en soi est une descente aux enfers, on le découvre aux prises avec l'ennui, le dégoût, la peur, le marasme, la haine de soi, la menace d'une issue tragique. Mais rien ne peut le détourner de poursuivre sa quête. Armé d'une inflexible résolution, il s'acharne à se désentraver, se mettre à nu, explorer l'un après l'autre chacun des recès de son labyrinthe. Dans le second volume, la ténèbre s'éclaircit, et on le verra commencer à fouler la terre lointaine qu'il portait en lui. Celle où il pourra durablement enfouir et déployer ses racines.