Envisager l'histoire de l'université à l'échelle de la ville est loin de constituer une évidence. En effet, les savoirs, les hommes ou les grades de l'université ne peuvent se laisser enfermer dans le cadre étroit d'une cité, comme en atteste l'intense circulation des hommes, des livres ou des idées. L'ambition de cet ouvrage est pourtant de réinscrire l'université de l'époque moderne dans son environnement immédiat, de rompre avec l'image d'une institution hors - sol Après tout, les universités restent assimilées par leurs statuts aux autres métiers urbains, les rapports avec le reste de la population sont quotidiens et l'enseignement ou la délivrance des grades représentent une activité économique qui intéresse la ville entière. Ces traits généraux, valables dès le Moyen Age, connaissent entre Renaissance et Lumières des transformations qui constituent l'objet de ce livre. Si l'université paraît de plus en dominée par la ville, de Paris à Edimbourg, d'Helmstedt à Leyde, de nouveaux usages animent les relations entre villes et universités. Professeurs et étudiants participent à l'introduction de nouveaux savoirs ou de nouvelles pratiques sociales. Ils ne manquent pas de d'intervenir dans les débats politiques qui agitent les élites urbaines. La présence de l'université, partout défendue avec véhémence dans le cadre d'une concurrence sévère, renforce le capital symbolique des villes. A partir du choix central de l'échelle locale, l'ouvrage invite ainsi à revisiter les fonctions et la place de l'institution universitaire dans la ville à l'époque moderne.
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Nombre de pages
252
Date de parution
19/04/2013
Poids
399g
Largeur
155mm
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EAN
9782753522305
Titre
Les Universités dans la ville. XVIe-XVIIIe siècle
Auteur
Amalou Thierry ; Noguès Boris ; Julia Dominique
Editeur
PU RENNES
Largeur
155
Poids
399
Date de parution
20130419
Nombre de pages
252,00 €
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Jacques Amyot, intellectuel humaniste de la seconde moitié du XVIe siècle, célèbre pour ses traductions de Plutarque, fut aussi, en tant qu'évêque d'Auxerre, une grande figure charitable qui oeuvra en faveur des populations de son diocèse. Réforme de son diocèse, organisation de l'hôpital, constitution d'une bibliothèque dont l'auteur publie le catalogue, construction d'un collège de jésuites figurent au nombre de ses actions. Cet aspect de sa personnalité et son rôle social restaient à approfondir. En replaçant des documents restés inédits dans le contexte bourguignon de l'époque des guerres de Religion, Sylvie Le Clech met en lumière l'ascension spectaculaire de Jacques Amyot et sa fin énigmatique.
L'histoire des universités a connu de grandes avancées au cours des dernières années. Ce numéro de la l'AHMUF propose un bilan historiographique et plusieurs études originales sur le fonctionnement des établissements d'enseignement supérieur en France, en Allemagne, aux Pays-Bas et en Italie, du milieu du XVe siècle au début du XIXe siècle. Des spécialistes apportent un éclairage nouveau sur le statut des enseignants, sur les fondements clientélaires des procédures de nomination, et sur les conflits et les rivalités au sein du monde académique, mais aussi sur les engagements politiques et confessionnels des universitaires, et sur les fonctions sociales des grades universitaires. Grâce à des approches variées combinant histoire sociale, histoire culturelle et histoire des institutions, on prend conscience des spécificités des différentes universités européennes, spécificités qui ont, pour une partie d'entre elles, perduré jusqu'à aujourd'hui.
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Charlotte, jeune femme ambitieuse, est recrutée comme cheffe de bureau dans un ministère. Elle découvre un service loufoque, dirigé par un chef et son adjointe qui ne semblent pas avoir de limite. Rêve-t-elle ? Evoluent-ils dans un monde parallèle ? C'est ce qu'elle va tenter de découvrir.
Humbert-Amemiya Hiroko ; Cabel Eflamm ; Numajiri R
Le japonais... comme au Japon. Chotto Nihongo vous offre : des explications en français facilitant l'auto-apprentissage, un lexique de plus de 1 300 mots et une centaine d'idéogrammes (Kanji) pour découvrir et pratiquer l'écriture japonaise ; un accès aux structures de base de la langue et de la grammaire japonaises avec des exercices corrigés ; des dialogues et de petits textes inspirés de la vie quotidienne avec les expressions usuelles pour se débrouiller dans la vie réelle. Ils sont suivis par des exercices de compréhension et leurs corrigés en fin de volume ; des présentations du contexte socioculturel japonais comme dans aucun autre manuel. Chotto Nihongo est un excellent outil interactif entre étudiants et enseignants dans un cursus d'apprentissage du japonais. C'est dans un tel cadre qu'il a été élaboré, au cours de plusieurs années, par l'auteur.
Cohen Evelyne ; Gangloff Anne ; Giuliani Jean-Domi
Comment fabrique-t-on des héros et des héroïnes ? Comment expliquer que certains processus d'héroïsation aboutissent à la reconnaissance publique d'un individu comme supérieur, digne d'un culte (au sens propre ou métaphorique), alors que d'autres échouent ? Le livre qui étudie à la fois des textes et des images fixes ou en mouvement porte sur le phénomène de l'héroïsation conçu comme un processus de construction développé par un réseau d'acteurs. Il s'attache aux processus d'héroïsation eux-mêmes en examinant divers attributs, acteurs et obstacles. Il analyse différentes figures d'héroïnes et de héros à une période donnée, dans le temps long ou bien dans une perspective genrée. Il interroge la temporalité des héroïsations : certaines périodes historiques, certains régimes politiques, certaines sociétés ont été plus propices que d'autres au phénomène de l'héroïsation, et c'est précisément le cas de notre époque où l'on parle de plus en plus souvent de héros, comme on le constate depuis la Covid et la guerre en Ukraine. Il s'inscrit de façon pluridisciplinaire dans une vaste perspective chronologique, depuis l'Antiquité grecque, grande pourvoyeuse de héros, jusqu'à Zelenski, héros de la série télévisée "Serviteur du peuple" . Publié dans le cadre de la chaire Jean Monnet FABER de l'université Rennes 2
Fille aînée de Louis XV, Louise-Elisabeth (1727-1759), dite Madame Infante après son mariage avec Don Philippe, fils cadet de Philippe V d'Espagne, est sans doute l'une des princesses européennes les plus mystérieuses et les moins connues du XVIIIe siècle. Cette femme de tête connaît une destinée particulière en devenant, à l'issue de la guerre de Succession d'Autriche (1740-1748), duchesse de Parme, Plaisance et Guastalla. Cependant, Madame Infante ne voit dans ces Etats qu'un séjour de transition dans l'attente d'un établissement plus digne de sa naissance. Aussi n'a-t-elle qu'un seul souci, les échanger ou les agrandir. Jamais elle ne se résigne au rang modeste que lui assigne le traité d'Aix-la-Chapelle. Pour autant, elle ne se désintéresse pas des duchés et s'efforce d'y vivre en tentant de recréer la splendeur de la cour de Versailles, tout en cherchant à s'émanciper de la tutelle espagnole pour mieux défendre ses intérêts. Pour mener à bien sa politique de grandeur, elle cultive sans relâche son réseau de correspondants (ministres, diplomates, maîtresse royale) dont elle espère tirer les plus grands bienfaits. Eprise d'un amour filial, elle conserve aussi des relations très étroites avec sa famille et n'hésite pas à revenir à plusieurs reprises à Versailles pour plaider sa cause. Situé à la charnière de l'histoire des femmes de pouvoir et des relations internationales, l' ouvrage a pour ambition de dresser le portrait d'une souveraine en action, omniprésente tant dans la politique parmesane qu'européenne.
Les années Milliat" forment un moment particulier de l'histoire des femmes en France. Dans le contexte de la Grande Guerre et de ses suites, des femmes s'organisent de manière autonome pour braver les interdits qui pèsent sur leur corps, et revendiquent le droit au mouvement, au sport, à l'accès aux compétitions. Alice Milliat représente le pendant féminin, féministe et populaire de Pierre de Coubertin et d'un CIO hostile aux femmes. De l'échelle du club à celle de la fédération internationale, elle organise des réseaux de sportives permettant l'accès aux sports jugés trop masculins (football, rugby), au plein air, aux rencontres amicales ou de haut niveau, aux voyages... une vie plus libre pour les jeunes femmes des grandes villes provoquant l'ire des plus conservateurs. "La présidente" , comme on l'appelle, n'est pas seule. Elle sait s'entourer, et les sportives bénéficient aussi de l'aide de "la doctoresse" Marie Houdré, de la directrice de l'Ecole de haut enseignement commercial pour jeunes filles Louli Sanua, de la journaliste féministe Jane Misme, de la championne d'athlétisme et aviatrice Sophie Eliott-Lynn : toute une génération de militantes convaincues que l'égalité passera aussi par le sport.