Mêlant souvent intimement destin personnel et réflexion philosophique, les rapports de Louis Althusser avec la psychanalyse ont été d'une grande complexité. Ses interventions dans le champ psychanalytique français, particulièrement en faveur de Jacques Lacan, sont d'une importance incontestable. A Lacan, alors banni des institutions officielles de la psychanalyse, Althusser offre, dès 1963, l'hospitalité de l'Ecole Normale Supérieure afin qu'il puisse y tenir son fameux séminaire. "Nous voilà dans la même charrette!" lui écrira Lacan en 1966 en lui dédicaçant ses Ecrits. Outre son célèbre article "Freud et Lacan" et la correspondance échangée avec Lacan, cet ouvrage rassemble les textes essentiels qui ont marqué le "dialogue" exigeant de Louis Althusser avec la psychanalyse: une correspondance théorique avec son analyste; ses deux contributions controversées au colloque de Tbilissi sur l'Inconscient; des notes de recherche sur la théorie analytique; un texte burlesque sur le "contre-transfert"; enfin le récit de son ultime rencontre avec Lacan le 15 mars 1980, et du "scandale" qui s'ensuivit. Ces textes, pour l'essentiel inédits, extraits des archives de Louis Althusser déposées à l'Institut Mémoires de l'Edition contemporaine, ont été réunis et présentés par Olivier Corpet et François Matheron.
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Nombre de pages
312
Date de parution
08/09/1993
Poids
380g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782234025998
Titre
Ecrits sur la psychanalyse
Auteur
Althusser Louis
Editeur
STOCK
Largeur
140
Poids
380
Date de parution
19930908
Nombre de pages
312,00 €
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Résumé : "Mon intention, ici, est d'insister sur l'existence d'une tradition matérialiste non reconnue par l'histoire de la philosophie. Celle de Démocrite, Epicure, Machiavel, Hobbes, Rousseau, Marx et Heidegger, avec les catégories qu'ils ont soutenues : celles de vide, de limite, de marge, d'absence de centre, de déplacement du centre dans la marge (et vice versa), et de liberté. Matérialisme de la rencontre, de la contingence, en somme de l'aléatoire, qui s'oppose même aux matérialismes reconnus comme tels, y compris à celui communément attribué à Marx, Engels et Lénine, lequel, comme tout matérialisme de la tradition rationaliste, est un matérialisme de la nécessité et de la téléologie, c'est-à-dire une forme déguisée d'idéalisme."Louis Althusser.
Et s'il faut pour finir reprendre aux premiers mots, je dirai de cet homme qui partit seul et découvrit vraiment les terres nouvelles de l'histoire, qu'il n'eut pourtant en tête que de rentrer chez soi. La terre conquise, qu'il salue dans sa dernière page, j'avais feint d'oublier que c'était celle du retour. Un tel parcours pour revenir chez soi. Dans des idées vieillies après tant d'idées neuves. Dans le passé après tant d'avenir. Comme si ce voyageur, parti un jour pour les lointains, ayant passé des ans dans l'inconnu, rentrant chez lui, avait cru les temps arrêtés. Mais il avait ouvert les voies.
Le vendredi 12 août 2022, au bout d'une vallée étincelante dans la province de Bolzano, un couple affranchi de toute contrainte s'envole l'un à la suite de l'autre, en parapente. Cédric et Mathilde, deux passionnés de montagne, ont mille fois fait le geste de se jeter dans l'air pur. Cédric se tourne, il ne voit plus Mathilde. Dans le halètement des minutes incertaines le menant jusqu'au lieu de la chute, seules des questions. A-t-elle survécu ? Que faire ? Découpé en scènes à suspense, ce récit qui vous saisit à la gorge est roman-vrai d'un couple à l'unisson de son désir de liberté et mémoire d'une reconstruction qui prendra plusieurs années. Mathilde doit tout réapprendre. C'est une page blanche que l'amour imbibe, sur laquelle s'écrit une existence à réinventer et qui nous interroge. Tandis que l'autre renaît, qu'est-ce qui meurt en soi ? Comment ensemble se reconstruire ? Ode à la beauté de l'instant, ce livre puissant est avant tout un hymne à la vie.
Une nuit, dans notre bicoque sur la plage, j'ai fait un drôle de cauchemar. La mort contournait la moustiquaire et tentait perfidement de s'introduire dans notre lit. Elle attendait tapie dans l'ombre que je m'endorme pour s'infiltrer et prendre Pauline. C'était elle qu'elle voulait. Elle s'en fichait de moi. Je lui mettais des bâtons dans les roues. Ca ne lui plaisait pas. Je passais la nuit à monter la garde. La mort était mécontente. Au petit matin, je m'étais assoupie, elle était venue souffler près de mon visage. Elle avait murmuré quelque chose, mais je n'avais pas compris quoi. Elle parlait latin ou suédois. Juste pour me faire chier". Premier roman virtuose, Toutes les vies est le récit d'une histoire d'amour sublime, d'un deuil impossible et d'une quête spirituelle qui sauve.
Est-ce que tu me vois, maman ? J'ai deux crédits à la banque, deux enfants que j'étouffe, quatre chats dont deux débiles et une estropiée, des rides en pattes d'araignée autour des yeux et des oignons aux pieds, le même amoureux qui me supporte et tient bon depuis vingt ans, quelle dinguerie, je ne suis ni parfaitement féministe, ni tout à fait écologiste, ni vraiment révoltée, pas encore alcoolique, plus du tout droguée, j'ai un abonnement à la gym, une carte de métro et une autre du Carrefour Market, je ne me fais pas les ongles, je ne me coiffe ni ne me teins les cheveux, je mets du rouge à lèvres une fois par an et surtout sur les dents, je suis toujours aussi raisonnable, aussi peu fantaisiste : je mets beaucoup d'énergie à essayer de ne pas te ressembler, maman. Je n'ai pas pu être une enfant et je ne sais pas être une adulte."
Le narrateur, un dénommé Julian, nous prévient dès les premières pages : il y aura bien une histoire dans ce livre. Une histoire d'amour, celle de deux amis d'université qui se sont aimés puis séparés dans les années 1960. Quarante ans plus tard, Julian tente à nouveau de les réunir. Départ(s), c'est aussi une réflexion sur la nature malicieuse de la mémoire, le temps qui passe, la place du bonheur dans nos vies et quand vient le temps de dire au revoir. Julian Barnes, l'un de nos plus grands romanciers contemporains, signe un roman perçant sur le lien entre fiction et réalité, entre chance et destin. Traduit de l'anglais par Jean-Pierre Aoustin