Noknok est le souvenir de la rencontre de l'auteur, dans les forêts profondes du Canada, avec les Nisga'as, derniers tailleurs ancestraux de "totem-poles". Le texte témoigne, avec poésie et humour, de l'admiration portée par Nicolas Alquin à ces artistes traditionnels et, plus généralement, de l'in ? uence des sculptures primitives sur l'art occidental. Les illustrations totémiques de l'artiste se lèvent aux abords de ce séjour dépaysant et font de Noknok une oeuvre où l'art est fraternel, où l'échange se rend indispensable. Nicolas Alquin est un sculpteur français né en 1958 à Bruxelles. Après Plein fer (2010), récit jubilatoire, il retrouve la taille des mots pour à nouveau concilier intériorité et envol. L'in ? uence de la sculpture n'est jamais loin : le visible et l'indicible, la main et l'esprit, la maîtrise et l'aléatoire, tous émergent à la surface du texte. L'émerveillement, fait du respect de la nature et de retrouvailles archétypiques, est son moteur principal.
Nombre de pages
48
Date de parution
03/06/2022
Poids
112g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782377921065
Titre
Noknok
Auteur
Alquin Nicolas
Editeur
FATA MORGANA
Largeur
145
Poids
112
Date de parution
20220603
Nombre de pages
48,00 €
Disponibilité
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Avec la logique on va plus loin, jamais ailleurs. La Courneuve, c'était ailleurs. Quand un artiste arrive dans un site industriel en activité, c'est louche. L'art est mouvement, l'usine poussière.
Cette traversée indienne est d'une beauté chaotique : foules insaisissables, maître de yoga et chauffeurs intrépides, éléphants capricieux et singes chapardeurs, temples débordants de ferveur, marchés et bazars saturés d'épices et de couleurs. A chaque pas, le sacré et le dérisoire se frôlent. De leurs répliques intemporelles, les divinités hindoues interviennent comme un choeur moqueur. Loin du simple carnet de route, c'est un mandala d'expériences où l'Inde devient un miroir intérieur, tremplin vers l'invisible, selon la voie du neti neti - "ni ceci, ni cela". Nicolas Alquin est un sculpteur français né en 1958 à Bruxelles. Après Plein fer (2010) et Noknok (2022), récits jubilatoires, il retrouve la taille des mots pour à nouveau concilier intériorité et envol. L'influence de la sculpture n'est jamais loin : le visible et l'indicible, la main et l'esprit, la maîtrise et l'aléatoire, tous émergent à la surface du texte. L'émerveillement, fait du respect de la nature et de retrouvailles archétypiques, reste ici le moteur principal du voyage.
Ne croyez pas - sous prétexte que vous avez réglé leur compte aux dieux, avec ou sans linceul de pourpre, en quatre coups de cuiller à pot, et mis l'univers en bouteille, et parce que vous vous faites fort d'exorciser toute chose en l'appelant par son nom, comme on sonne un domestique, et de regarder le soleil bien en face quand ça vous chante - ne croyez pas que c'en est fait pour autant de l'Ombre inexorable qui vous hante et vous guide à chaque pas, lors même qu'elle semble vous suivre comme un chien. Voici l'éternelle Astrologie, à quoi beaucoup de sagesse vous ramène - si un peu de science vous en éloigne. Ainsi soit-il ! Léon-Paul Fargue, dans cet avant dernier livre, jamais repris, vient "rechercher l'illustration vivante des décrets astrologiques". Il y fait briller autant de constellations qu'il aura eu de vies à remplir et donne, par une ivresse verbale, une vision cosmique aussi sérieuse que cocasse : après Paris, ce sont les astres qu'il arpente pour y promener son "âme délinquante et ? ère". Pour cette édition Pierre Alechinsky réalise douze encres reproduites en pleine page.
L'attirance est pour Blanchot ce qu'est, sans doute, pour Sade le désir, pour Nietzsche la force, pour Artaud la matérialité de la pensée, pour Bataille la transgression : l'expérience pure du dehors et la plus dénudée. Encore faut-il bien comprendre ce qui est désigné par ce mot : l'attirance, telle que l'entend Blanchot, ne prend appui sur aucun charme, ne rompt aucune solitude, ne fonde aucune communication positive. Le seul essai essentiel sur Maurice Blanchot.
Ecrivain surréaliste, à la fois poète, conteur, romancier et essayiste, André Pieyre de Mandiargues a entretenu d'étroites relations avec l??uvre écrite et peinte d'Henri Michaux, son ami. Son monde où pulsions et fantasmes bousculent le réel, où une liberté onirique aux confins de l'imaginaire et du désir lézarde le quotidien (dans un trouble merveilleux), coïncide par plusieurs frontières avec celui de Michaux. Personne n'était alors mieux placé pour poser sur ?ce très haut phare à feu noir? un regard aussi profond que personnel. Dans ces trois textes Michaux devient un voyant, une sorte d'Aède qui entrevoit dans les ténèbres les contours nets des origines, naissance de toute chose : aimons-le !
Jaccottet Philippe ; Thomas Henri ; Blanc Philippe
Philippe Jaccottet est né en Suisse à Moudon en 1925. En 1941 il rencontre Gustave Roud qui lui fait découvrir Novalis et Hölderlin. Agé de vingt ans, il voyage en Italie, rencontre Ungaretti, puis en France où il séjourne, à Paris de 1946 à 1952. Dépassant l'existentialisme comme le surréalisme, Jaccottet instaure un clacissisme plus concret. En 1953, il s'établit en Provence à Grignan avec sa femme, peintre, et ses deux enfants, au moment où paraît son premier grand recueil : L'effraie et autres poésies. On lui doit, en marge d'une ?uvre poétique abondante, de nombreuses traductions : Ungaretti ou Musil dont il a rendu accessible au lecteur français la quasi-totalité de l??uvre. Henri Thomas est né en 1912. Proche de Gide et du groupe de la NRF, il noue très tôt de solides amitiés littéraires. Il publie en 1940 son premier roman, Le seau à charbon, puis l'année suivante son premier recueil poétique, Travaux d'aveugle. Après quelques années à Londres, John Perkins, prix Médicis en 1960, puis, Le promontoire, prix Femina en 1961, lui assureront une certaine notoriété. L'année 1965 marque le début d'une période sombre. Devenu veuf il ne publie que de minces plaquettes avant de renouer, en 1985, avec une intense activité créatrice. La correspondance de ces deux figures majeures de la poésie est le filigrane d'un demi siècle d'histoire littéraire. Débutée en 1949 elle ne prend fin qu'en 1993 avec la mort d'Henri Thomas. Réunis par le même souci d'équilibre entre ?délice et supplice de vivre?, entre angoisse et splendeur, c'est d'abord la poésie qui est au centre de leurs échanges : la littérature est le seul grand sujet de cette réflexion vivante.