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L'Autobus
Almeida Eugenia
METAILIE
7,00 €
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EAN :9791022611695
Dans une petite ville du fond de l'Argentine, un homme et une très jeune femme attendent un autobus dans un café, il passe mais sans s'arrêter. Il y a quatre jours maintenant que l'avocat Ponce amène sa soeur pour prendre cet autobus et qu'il ne s'arrête pas. Les jeunes gens décident de partir à pied le long de la voie ferrée. Le village s'interroge. Il s'est passé quelque chose dans le pays que tout le monde ignore ici. Sous l'orage qui gronde sans jamais éclater, de chaque côté de la voie ferrée qui sépare parias et notables, la réalité se dégrade subtilement. Des livres disparaissent de la bibliothèque. Les militaires rôdent autour de la ville, des coups de feu éclatent. Les masques tombent à mesure qu'une effrayante vérité se dévoile. Sobre et dense, sans concession, ce court roman nous conduit, dans un style alerte et cinématographique, au cour des pages les plus sombres de l'histoire de l'Argentine et parle du pouvoir sous ses formes les plus perverses. "Pour un premier roman, L'Autobus est un coup de maître ! [. ] Alerte et sans concession, [il] ravit ses passagers de bout en bout". L. Cauwe, Le Soir "Almeida offre à son texte une puissance peu commune, une vraie force critique". R. Leyris, Les Inrockuptibles Prix Las Dos Orillas 2005. Eugenia Almeida est née en 1972 à Córdoba, en Argentine, où elle enseigne la littérature et la communication. Elle écrit de la poésie. L'Autobus est son premier roman, il est publié en Espagne, en Italie, en Grèce et au Portugal.
Nombre de pages
128
Date de parution
28/06/2021
Poids
138g
Largeur
127mm
Plus d'informations
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EAN
9791022611695
Titre
L'Autobus
Auteur
Almeida Eugenia
Editeur
METAILIE
Largeur
127
Poids
138
Date de parution
20210628
Nombre de pages
128,00 €
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Dans une petite ville du fond de l'Argentine, un homme et une très jeune femme attendent un autobus dans un café, il passe mais sans s'arrêter. Il y a quatre jours maintenant que l'avocat Ponce amène sa s?ur pour prendre cet autobus et qu'il ne s'arrête pas. Les jeunes gens décident de partir à pied le long de la voie ferrée. Le village s'interroge. Il s'est passé quelque chose dans le pays que tout le monde ignore ici. Sous l'orage qui gronde sans jamais éclater, de chaque côté de la voie ferrée qui sépare parias et notables, la réalité se dégrade subtilement. Des livres disparaissent de la bibliothèque. Les militaires rôdent autour de la ville, des coups de feu éclatent. Les masques tombent à mesure qu'une effrayante vérité se dévoile. Sobre et dense, sans concession, ce court roman nous conduit, dans un style alerte et cinématographique, au c?ur des pages les plus sombres de l'histoire de l'Argentine et parle du pouvoir sous ses formes les plus perverses. Prix Las Dos Orillas 2005.
Dans la petite ville tout est immuable, chacun connaît sa place et a ses convictions. Le jour où ce vieil homme s'est assis sur la place et n'en a plus bougé, la police a jugé qu'il troublait l'ordre public. En effet son silence incitait les autres à lui confier leurs problèmes, et la jeune serveuse du bar lui apportait à manger. A la clinique psychiatrique aussi, l'ordre règne sous le contrôle des harpies de l'accueil qui n'adressent la parole à personne et l'autorité du médecin-chef, imbu de sa science depuis que vingt ans auparavant il avait brillamment soigné cette gamine agitée. Puis une nouvelle psychiatre est nommée, elle est différente: elle s'exprime avec sincérité et l'ordre ancien en est ébranlé. Ces deux intrus, par leur seule présence, changent réellement tous les rapports entre les habitants de la ville. La description des différents personnages corsetés dans leurs certitudes et leur aveuglement est remarquable de justesse, la subtilité de l'écriture va au fond des rapports entre les protagonistes. Encore une fois l'auteur de L'Autobus écrit, d'une plume limpide, un roman bouleversant.
Résumé : "L'importance du passé est surestimée. Si les gens restaient tranquilles, tout irait mieux." Parfois, il vaut mieux laisser tomber. C'est un "épisode confus", dit le commissaire Jury, ça ne nous regarde pas. Une jeune femme, à la sortie d'un bar, en plein jour, menace un inconnu puis retourne son revolver contre elle-même et se suicide : c'est clair comme de l'eau de roche, "sans danger pour les tiers". Pas la peine de s'éterniser. Mais Guyot, le journaliste, veut comprendre. Il consulte des archives. Il lit les cahiers de la victime. Il cherche. On lui dit de laisser tomber. Il s'obstine. Il devrait regarder autour de lui. Il ne voit rien. C'est un ingénu. Dans le bar que fréquentait la victime, il découvre une alliée, psychanalyste à la retraite, qui l'écoute en descendant des petits verres de vodka. Les voix se multiplient. Beaucoup de coups de fil. Entre les mots, du silence. Des menaces avérées, et des passages à l'acte. Des crimes. L'atmosphère est opaque, oppressante, l'air raréfié. La mécanique de la violence est encore bien huilée, et les anciens maîtres du pouvoir policier des années 80 ont du mal à prendre leur retraite et veulent aussi parler de leurs sentiments. Dans une prose concise et d'une densité hallucinante, l'auteur de L'Autobus livre un roman politique et métaphysique très noir, et montre les remous des âmes perverses et les alliances troubles des pouvoirs institués. Magnifique et glaçant.