
La cuisine du gibier
Allonneau François-Xavier ; Simon Serge
SUD OUEST
6,90 €
Épuisé
EAN :
9782817700298
La viande de gibier... quoi de plus sain! Saviez-vous qu'une étude scientifique a prouvé que la biche est meilleure pour la santé que le boeuf, le sanglier que le porc, le chevreuil que le mouton, le lapin de garenne que le lapin de clapier? La viande de gibier est moins grasse et plus riche en oligo-éléments appréciés de nous tous, des plus jeunes aux plus âgés. Cuisiner du gibier, c'est facile. Grâce à ce livre, découvrez de nombreuses recettes et conseils pratiques. Des plats les plus simples, bon marché et rapides, aux plus élaborés, de la caille au sanglier; pour tous les jours ou les grandes occasions, originaux ou traditionnels; et servis avec de superbes et alléchantes photos.
Plus d'informations
| EAN | 9782817700298 |
|---|---|
| Titre | La cuisine du gibier |
| ISBN | 2817700295 |
| Auteur | Allonneau François-Xavier ; Simon Serge |
| Editeur | SUD OUEST |
| Largeur | 172 |
| Poids | 235 |
| Date de parution | 20100420 |
| Nombre de pages | 63,00 € |
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Billebaude N° 2 : Le chasseur naturaliste et autres thèmes
Allonneau François-XavierExtrait Avant-propos LE CHASSEUR NATURALISTE Contrairement à l'image légère que Brassens s'est plu à en donner, la chasse aux papillons est une affaire sérieuse. Le chasseur aux papillons n'est-il pas l'archétype du chasseur naturaliste ? Il est chasseur tout d'abord parce qu'il est fasciné par le vol provocant de cette créature irréelle. D'où le vertige qui l'emporte à l'idée de l'attraper à la course au moyen de son filet. Mais il est aussi naturaliste car il range avec méthode ses prises. À l'aide d'ouvrages savants, parfois fort anciens, il baptise chacune d'elles de noms déconcertants. Les papillons deviennent peu à peu son univers. Il vit avec eux. Ainsi s'établit entre le chasseur et sa proie une relation de couple, qui peut aller jusqu'à une certaine forme de passion amoureuse. Quelle différence y a-t-il, de ce point de vue, entre un papillon, un lièvre, un cerf ou un pigeon ? Aucune. Le personnage déconcertant du chasseur naturaliste est susceptible d'apparaître au détour de toutes les rencontres entre un homme et un animal sauvage. Qu'on ne s'y trompe pas ! Le chasseur naturaliste n'appartient pas à la catégorie des hommes de science. Ceux-ci ne recherchent que la connaissance. Lui est curieux de pénétrer le halo de mystère qui enveloppe sa proie afin d'éclairer sa pratique de chasse. Inutile, évidemment, de souligner que ce chasseur éclairé est à cent lieues du chasseur des époques anciennes de l'humanité. Alors chasser était un acte utile (se protéger, se nourrir, se vêtir). Aujourd'hui, il n'est pas moins éloigné du chasseur consommateur. Sans se préoccuper outre mesure de savoir, celui-ci est à la recherche, dans ses loisirs, de satisfactions commodes. Quand donc le chasseur naturaliste est-il apparu dans l'évolution de l'espèce chasseur ? Peut-on dire par exemple que Gaston Phébus était chasseur naturaliste ? Il s'intéressait certes à tous les animaux pouvant être chassés - y compris le renne, l'ours... Pourtant l'action de chasse était son sujet principal. Décrire les techniques mises en oeuvre par le chasseur face à chacun de ces animaux sauvages était l'objet essentiel de ses écrits. Plus près de nous, faut-il dire que le président Théodore Roosevelt, dans son célèbre safari de 1905, se comporta en chasseur naturaliste ? Certes son goût de découvrir une nature encore vierge l'avait conduit en Afrique, non loin de l'endroit où Livingstone et Stanley s'étaient rencontrés. Mais avec sa célèbre carabine Winchester 405 et son escorte de plusieurs centaines de pisteurs, porteurs et autres boys, il poursuivait un objectif : rapporter la gamme la plus étendue de trophées, sans se soucier vraiment de la vie des espèces. En fait l'émergence, a fortiori l'épanouissement, du chasseur naturaliste date du moment où des esprits avisés ont réalisé que la ressource exploitée par la chasse, jusque-là considérée comme donnée - et virtuellement inépuisable -, était fragile. La connaître, la comprendre, devenait un devoir. Le prédateur gestionnaire était né. La carrière de chasseur de François Sommer fournit une illustration parfaite de cette révolution. Alors qu'il commençait, dans les années 1920, un long cycle de safaris en Afrique, il eut très vite l'intuition de cette nécessité. Pourtant, à cette époque, les chasseurs voyageurs à la mode du XIXe siècle couraient encore le monde pour compléter, sans souci du lendemain, leur collection de trophées. Et c'est plus encore dans les Ardennes, chères à sa famille, qu'il introduisit le réflexe nouveau de la gestion. Introduire le cerf, redresser les populations de chevreuils, faire croître celles de sangliers, fut son credo. Il appelait cela la chasse «rationnelle». 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