Du sensible à l'oeuvre. Esthétiques de Merleau-Ponty
Alloa Emmanuel ; Jdey Adnen
LETTRE VOLEE
24,00 €
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EAN :9782873173791
Plusieurs générations de chercheurs internationaux interrogent l'esthétique de Merleau-Ponty suivant deux axes: d'une part, le dialogue constant et passionné avec des arts (peinture, littérature, cinéma) et ses protagonistes (Cézanne, Proust, Claude Simon) qui est à l'origine de l'esthétique de Merleau-Ponty, et dans d'autre part, l'impact de la pensée merleau-pontienne sur les arts, depuis le Minimal Art américain en passant par le Body Art et la danse contemporaine. Tandis que certaines contributions s'intéressent, en s'appuyant sur les inédits, au rapport jusqu'ici moins étudié que Merleau-Ponty entretenait avec la musique, mais aussi avec la photographie, d'autres contributions jaugent l'héritage merleau-pontien dans des arts sur lesquels il n'a pas lui-même écrit (la danse, l'architecture ou le théâtre). Ce volume propose donc une première synthèse générale du rapport de Merleau-Ponty aux arts, tout en en indiquant les lignes de fuite et les horizons qui en font aujourd'hui, à la veille du cinquantenaire de la mort, toute l'actualité.
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Nombre de pages
348
Date de parution
21/08/2012
Poids
500g
Largeur
151mm
Plus d'informations
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EAN
9782873173791
Titre
Du sensible à l'oeuvre. Esthétiques de Merleau-Ponty
ISBN
2873173793
Auteur
Alloa Emmanuel ; Jdey Adnen
Editeur
LETTRE VOLEE
Largeur
151
Poids
500
Date de parution
20120821
Nombre de pages
348,00 €
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Résumé : "C'est une question de point de vue...". On associe aujourd'hui la perspective à l'individualisme, à l'affirmation d'une vérité privée et indépassable. C'est oublier la tradition de la perspectiva communis, celle qui fait de la perspective le vecteur d'un horizon commun. Au croisement de la science, de l'art et de la philosophie, le livre exhume une tradition que l'on se doit de redécouvrir : le point de vue, ce n'est pas seulement ce qui divise, c'est aussi ce qui se partage. Au lieu d'incriminer le perspectivisme d'avoir fait le lit de la post-vérité, et de la perte d'une référence à un monde réel, il est temps de retrouver en quoi la perspective n'est pas qu'une affaire de relativisation, mais de réalisation. C'est à la perspective que nous devons notre perspicacité : "à travers" - voilà le mot-clé pour comprendre son opération. Une mise en regard d'enjeux anciens et contemporains, où s'entrecroisent les arts visuels, l'architecture, la phénoménologie et l'anthropologie sociale. Autant de manières de faire l'éloge d'une perspective qui se décline invariablement au pluriel. "C'est une question de point de vue...". On associe aujourd'hui la perspective à l'individualisme, à l'affirmation d'une vérité privée et indépassable. C'est oublier la tradition de la perspectiva communis, celle qui fait de la perspective le vecteur d'un horizon commun. Au croisement de la science, de l'art et de la philosophie, le livre exhume une tradition que l'on se doit de redécouvrir : le point de vue, ce n'est pas seulement ce qui divise, c'est aussi ce qui se partage. Au lieu d'incriminer le perspectivisme d'avoir fait le lit de la post-vérité, et de la perte d'une référence à un monde réel, il est temps de retrouver en quoi la perspective n'est pas qu'une affaire de relativisation, mais de réalisation. C'est à la perspective que nous devons notre perspicacité : "à travers" - voilà le mot-clé pour comprendre son opération. Une mise en regard d'enjeux anciens et contemporains, où s'entrecroisent les arts visuels, l'architecture, la phénoménologie et l'anthropologie sociale. Autant de manières de faire l'éloge d'une perspective qui se décline invariablement au pluriel.
On ne saurait reprocher à une pensée dont le développement a été brutalement interrompu de ne pas être conclusive. Mais si cet inachèvement a incité de nombreux auditeurs et lecteurs à prolonger ses lignes de fuite vers d'autres horizons féconds, l'?uvre elle-même a souvent fait l'objet d'un paradoxal oubli. Vouloir évaluer le legs de Maurice Merleau-Ponty (1908-1961), cent ans après sa naissance, signifie donc avant tout prendre l'?uvre au sérieux en tant qu'?uvre et mettre au jour l'extrême cohérence qui la soutient. En suivant le fil rouge d'une notion, omniprésente des premiers aux derniers écrits, mais qui, en tant que concept opératoire, est passée jusqu'ici inaperçue, l'ouvrage retrace la lutte incessante de Merleau-Ponty contre toute idéologie de la transparence (transparence de soi à soi, du soi et de son savoir, du soi et de l'Autre) qui est aussi toujours la lutte de Merleau-Ponty avec lui-même. Tout en intégrant les recherches sur les textes publiés ces dernières années ainsi qu'un nombre de manuscrits à ce jour inédits, le livre se défait de la tentation philologique pour restituer au contraire l'organicité d'une pensée en acte, dont on commence à peine à mesurer toute la portée.
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Résumé : Dans un monde saturé d'images, où l'art et l'économie entretiennent des relations complexes, la marchandisation du visible devient un enjeu majeur. A l'heure de la prolifération des écrans, de nouvelles problématiques liées au stockage des images, à leur gestion, à leur circulation et à leur valeur émergent ; les matières premières qui les composent et le travail, humain ou non, qui participe à leur création sont autant de thématiques explorées dans cet ouvrage. Les photographies, dessins, peintures, vidéos, films, oeuvres numériques et installations multimédia présentés ici sont autant de façons d'aborder ce questionnement : notre perception des images et notre rapport à l'esthétique sont-ils modelés par le système économique contemporain ? Peter Szendy est professeur en humanités à l'université de Brown et conseiller musicologique pour les programmes de la Philharmonie de Paris.
Ce livre de photographie consacré aux nus du photographe belge Michel Hanique réunit ses prises de vue qui suivent un protocole immuable, à savoir le choix du lieu et de la pose par ses modèles qui s'exposent librement et délibérément à son objectif pour révéler et offrir au regard quelque chose de leur désir, de leur plaisir - ce que le photographe exprime par ces mots qu'il voulait placer en exergue du livre : "Je ne te prendrai pas en photo... " .
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