Bruno Bicek, un jeune garçon polonais de Chicago, rêve de devenir un grand boxeur. Il s'entraîne comme il peut, en la compagnie d'une bande de mauvais garçons, dirigée par un singulier coiffeur-manager âpre au gain, joueur et sans le moindre sens moral. Il aime Steffi, une jeune fille aussi pauvre que lui-même, mais pour paraître un "dur" et tenir la parole donnée à ses copains, il livre Steffi à leur convoitise. Affolée et abrutie par cette nuit de débauche sordide, Steffi est aussitôt recueillie par le coiffeur-manager qui se fait son protecteur et l'introduit dans le bordel de Maman Tomek. Or, la même nuit, Bruno s'est battu avec un Grec qui a été retrouvé mort. Arrêté, Bruno est malmené par la police, mais n'avoue pas, et, après un long séjour en prison, il retrouve la liberté. Il reprend son entraînement tout en servant de rabatteur à Maman Tomek, suscitant ainsi la jalousie du coiffeur -manager. A l'issue de son premier match un peu sérieux, Bruno, l'infortuné espoir de la boxe, est à nouveau arrêté, car cette fois il a été dénoncé comme le meurtrier du Grec. Sur ce sujet très simple, Nelson Algren a brossé un tableau des bas-fonds polonais de Chicago saisissant de réalisme. Il révèle, comme le dit Richard Wright dans sa préface, "un océan de vie, océan indompté, inexploré, inconnu" . Les rêves naïfs des garçons, ceux désolants des prostituées, les fureurs, les colères, Ies vices des hommes sont ici dépeints de main de maître.
Nombre de pages
320
Date de parution
20/12/1950
Poids
350g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782070200979
Titre
Le Matin se fait attendre
Auteur
Algren Nelson
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
350
Date de parution
19501220
Nombre de pages
320,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Quatrième de couverture «-C'est qu'un pauv'vieux qu'sa bonne femme l'est clamsée, dit de Fitz Linkhorn le plus finaud des deux ; l'a plus de gonzesse, c'est ça qui l'a rendu dingue.-L'est tellement contrariant c'gars-là, dit le moins futé, qu'si on foutait sa carcasse à la flotte, a'remonterait l'courant toute seule.Fitz n'avait pas de mots pour ce qui lui avait aigri le cœur. Mais chaque matin en s'éveillant il se sentait refait, et chaque soir il s'endormait en se disant qu'on l'avait encore eu.».
Ce sont des hordes de vagabonds qui arpentent inlassablement les pages de ce livre. Les ombres de l"Amérique de Ford et de Hoover. Les plaies de la honte que l'Oncle Sam cache sous les pans de sa veste. Algren plonge, sans vergogne, sa plume dans ces stigmates douloureux et dresse un tableau lugubre d'une Amérique qu'il connaît bien, celle des réprouvés.Cass, un gosse texan, rejoint la route en espérant fuir la violence de son père. Il vient s'ajouter à la nuée des cloches qui hantent les wagons, les soupes populaires, les rues, les prisons et les bordels de l'Amérique de la dépression. Des yeux d'enfants plein d'espoirs et de rêves vont se transformer en un regard froid et hagard au fil des lignes. C'est la"description d'un homme sans qualités, à la dérive dans une société indifférente", nous prévient Algren. Et pour dénoncer cette indifférence, l'auteur d'Un homme au bras d'or n'a que des mots crus et durs... On lit et on encaisse. Un fils de l'Amérique est le premier roman d'Algren. Une oeuvre de jeunesse mal reçue lors de sa sortie. Il était temps de rendre justice à cette odyssée noire très réaliste, ce qui peut expliquer les réticences de l'époque. Algren, en effet, ne nous épargne rien. --Justine.D--"
Résumé : La rue chaude, c'est Perdido Street à La Nouvelle-Orléans, où échoue Dove, dans ce quartier de la prostitution, de l'alcool frelaté, des trafics minables. Voici le portrait sans complaisance de l'Amérique des années trente, laminée par la crise, le pays de tous ces "poivrots, fadas, couillonnés, estropiés, torturés, écrasés et combinards. Tous ceux qui n'ont personne dans la vie. Tous ceux pour qui personne ne prie jamais". Dans une langue proche du langage de ces crève-la-faim, Nelson Algren offre un récit décapant et pittoresque, où pointe malgré tout, du fond de l'abîme, la lueur de l'espoir d'une vie meilleure et digne.
Algren Nelson ; Muller Jean-Louis ; Rambaud Mauric
Résumé : Dans ce recueil de vingt-quatre nouvelles, Nelson Algren évoque avec brio le monde tour à tour pathétique ou effrayant, mais toujours fascinant, des bas quartiers de Chicago. Les gangsters, les criminels ou les méchants que peint Algren ne sont ni vraiment bons, ni vraiment tout à fait mauvais, mais ce sont des victimes des circonstances ou de leurs illusions. Roman Orlov a pris très jeune l'habitude de passer ses nuits dehors, parce qu'il n'y avait pas assez de lits à la maison. Mary, la petite orpheline, est si malheureuse qu'elle s'imagine la mort comme un pays paisible où l'attendent toutes les joies qu'elle n'a pas connues sur cette terre. Gino n'est lui-même qu'au volant des voitures qu'il vole. Le jeune States Kaszuba, élevé dans une institution charitable, se jure bien de mettre à profit les quelques années de répit qui le séparent de sa majorité pour apprendre à devenir un criminel modèle. Mais peut-être la ville même de Chicago, que Nelson Algren connaît si bien, est-elle l'héroïne véritable de ces nouvelles. En tout cas, c'est d'elle que procèdent tous les personnages et c'est elle qui les fait vivre. De Chicago, l'auteur nous présente les aspects familiers, sordides ou inquiétants mais aussi fantastiques. En effet, quand il évoque la féerie tragique de la ville, avec ses fumées, son vacarme incessant et le jour artificiel des enseignes de néon, Nelson Algren donne toute sa mesure. Le Désert du néon, c'est un désert où l'homme n'est jamais plus seul que lorsqu'il se trouve au milieu de ses semblables et où seuls ses regrets et ses superstitions lui prêtent un semblant de réalité.
Ayant depuis plusieurs années cédé la ferme à son fils, Vincent Loiseau est vieux, de soixante-quinze ans ou plus. Il demeure quand même à La Hourdais, dans sa famille en somme, où il se contente des tâches dont il est encore capable et, surtout, que son fils lui laisse faire. Selon le désordre de la mémoire, mais avec minutie et un humour discret, il raconte sa vie de retiré sur place, les petits travaux qui l'occupent et ceux qu'il a rudement accomplis autrefois. C'est l'entretien des haies, son ouvrage préféré. Il en détaille les charmes, exprimant du même coup sa profonde solitude. Une solitude dans les choses, qui se console par leur contact, et celui des animaux. Voilà l'homme habillé d'écorces! Si son monologue permet d'entrer dans une ferme, d'écouter les voix paysannes tout au fond du bocage mayennais il y a quelques décennies, autant dire hier, c'est surtout l'occasion d'un jeu avec la langue pour restituer la façon singulière dont l'homme de la terre ressent ce qu'il fait, ce qu'il touche, et comment il le dit.
Adichie Chimamanda Ngozi ; Damour Anne ; Bayiha As
Résumé : "En descendant de l'avion à Lagos, j'ai eu l'impression d'avoir cessé d'être noire." Ifemelu quitte le Nigeria pour aller faire ses études à Philadelphie. Jeune et inexpérimentée, elle laisse derrière elle son grand amour, Obinze, éternel admirateur de l'Amérique qui compte bien la rejoindre. Mais comment rester soi lorsqu'on change de continent, lorsque soudainement la couleur de votre peau prend un sens et une importance que vous ne lui aviez jamais donnés ? Pendant quinze ans, Ifemelu tentera de trouver sa place aux Etats-Unis, un pays profondément marqué par le racisme et la discrimination. De défaites en réussites, elle trace son chemin, pour finir par revenir sur ses pas, jusque chez elle, au Nigeria. A la fois drôle et grave, doux mélange de lumière et d'ombre, Americanah est une magnifique histoire d'amour, de soi d'abord, mais également des autres, ou d'un autre. De son ton irrévérencieux, Chimamanda Ngozi Adichie fait valser le politiquement correct et les clichés sur la race ou le statut d'immigrant, et parcourt trois continents d'un pas vif et puissant. Durée d'écoute : env. 19h30 min
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Quatre grands prophètes - Les Douze petits prophètes - Les Trois livres poétiques - Les Cinq rouleaux - Les Deutérocanoniques. Traduction de l'hébreu par Jean Koenig, Édouard Dhorme, Frank Michaéli, Jean Hadot et Antoine Guillaumont.