La création artistique est l'un des phénomènes les plus complexes et les plus mystérieux de l'activité humaine, notamment parce que c'est toute la richesse des cultures qu'elle met en œuvre, en regard et en correspondance. Un premier ouvrage proposait d'étudier si l'approche de la qualité d'une œuvre par 1' (c effet de vie ", invariant mis en évidence par Marc-Mathieu Münch pour le domaine littéraire, s'applique à la musique : Musique et effet de vie ; puis le corollaire le plus important de l'effet de vie, la "cohérence", en élargissant du texte à la musique et de la littérature aux arts : Arts, Langue et cohérence. La troisième rencontre scientifique, organisée par le Réseau Asie-Imasie (CNRS/FMSH) et l'Observatoire musical français (OMF) de l'université Paris-Sorbonne, posait que l'impulsion créatrice provenait du jeu, par hasard ou dans l'inconscient. Il semblerait que le surgissement créateur se produise dans un entre-deux, le va-et-vient entre l'inconscient et le conscient ou le basculement de l'intuition en intention, voire un entre-trois quand le hasard s'en mêle.
Nombre de pages
296
Date de parution
18/11/2011
Poids
350g
Largeur
135mm
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EAN
9782296556096
Titre
Le surgissement créateur. Jeu, hasard ou inconscient
Ce deuxième ouvrage de la collection L'univers esthétique poursuit la réflexion sur la théorie de l'effet de vie en étudiant la cohérence d'une oeuvre d'art. Comment la cohérence est-elle conçue par le créateur, est-elle perçue par le récepteur ? En cherchant si l'exigence de cohérence - quii fonde la qualité d'un texte des points de vue de la langue et de la littérature - est une véritable règle acceptée dans différents arts et civilisations, les articles présentés dans cet ouvrage abordent des angles de vue complémentaires dans l'espace, de l'Occident à la Chine, et le temps, de l'ancien au contemporain.
Ce premier ouvrage de la collection L'univers esthétique inaugure l'application de la théorie générale de l'effet de vie - découverte par Marc-Mathieu Münch pour le domaine littéraire - à la musique, en prélude à une étude généralisée aux arts. Cette théorie postule un invariant universel comme révélateur de la qualité d'une oeuvre "l'effet de vie". L'oeuvre d'art réussie serait celle qui crée un effet de vie dans la psyché du récepteur: s'il est réussi, il génère une intensité de vie, une effervescence capable de saisir et de mettre en cohérence toutes les facettes d'un esprit. C'est un système d'échos intérieurs, un bouillonnement de l'âme dû à un stimulus qui n'est qu'un artefact, mais un artefact aussi puissant que la vie elle-même dans les moments où celle-ci touche toutes les facettes de l'esprit cerveau (le coeur-esprit pour les asiatiques). La théorie de l'effet de vie définirait donc la qualité, voire la perfection d'une oeuvre d'art. Elle ne serait pas seulement dans l'harmonie, l'équilibre, le nombre d'or, la mimésis, la fantaisie ou ailleurs... mais essentiellement dans la plénitude d'un esprit récepteur prévu par un esprit créateur.
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