Alessandrin Arnaud ; Bolter Flora ; Quinqueton Den
BORD DE L EAU
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EAN :9782356879349
Le débat autour du mariage pour tous a irrigué le débat public depuis le début des années 2000, juste après l'adoption du pacte civil de solidarité. Le mariage de Bègles, le 5 juin 2004, a accéléré son inscription à l'agenda politique. Les forces politiques progressistes ont peu à peu intégré ce projet de réforme à leur programme tandis que les forces conservatrices hésitaient à le combattre frontalement, cherchant des dérivatifs dans des projets euphémisants comme une "union civile" aux contours demeurés flous. Le débat s'est finalement cristallisé dans les derniers mois de 2012 et les premiers mois de 2013 autour du travail du parlement sur le projet de loi ouvrant le mariage aux couples de même sexe présenté parle gouvernement Ayrault le 7 novembre 2012. Instant politique violent, il a vu surgir une parole haineuse débridée complaisamment relayée dans les médias de masse au nom du "débat contradictoire" et un mouvement nébuleux, dans son organisation et son financement, "La manif pour tous". Cette période a engendré une forte recrudescence des actes de haine anti-LGBT, violences, injures, discriminations. Dix ans après, et alors que l'existence même de cette disposition légale ne fait plus débat, que bon nombre de responsables politiques qui s'y sont opposés avec virulence cherchent à faire oublier leurs positions d'hier, nous avons voulu recueillir les souvenirs de ce temps politique.
Nombre de pages
192
Date de parution
07/04/2023
Poids
216g
Largeur
131mm
Plus d'informations
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EAN
9782356879349
Titre
Mariage pour tous. La violence d'une conquête
Auteur
Alessandrin Arnaud ; Bolter Flora ; Quinqueton Den
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
131
Poids
216
Date de parution
20230407
Nombre de pages
192,00 €
Disponibilité
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Après un premier volume sur les modes d'action, les espaces de mobilisation antiraciste, la place des mouvements sociaux et le rôle des expériences du racisme dans l'émergence d'un antiracisme pluriel et intersectionnel, ce second volume interroge les reconfigurations de l'antiracisme et ses enjeux, d'un double point de vue. Historique, tout d'abord, grâce à des travaux de recherche originaux sur la généalogie des "nouveaux antiracismes" , ainsi qu'une description _ ne de leurs rapports aux partis politiques. Ce regard rend compte des tensions qui accompagnent la réactualisation des mémoires des luttes sociales, politiques et antiracistes menées par les descendant. e. s d'immigrés postcoloniaux, ou encore des relations originelles et positionnements ambigus du Parti socialiste vis-à-vis desdits mouvements antiracistes dans un contexte marqué par la montée de l'extrême droite en France. Il accorde, en outre, une place à la réflexion sur la question cruciale de la diffusion et la vulgarisation des savoirs issus des nouvelles recherches sur le racisme et l'antiracisme, les supports de leur transposition didactique et la diversification des dispositifs et espaces pédagogiques de l'éducation contre le racisme.
Le genre est un concept sociologique aux conceptions multiples. Qu'est-ce que le genre dans d'autres sociétés ? Comment se répètent les normes de genre ? Qu'est-ce qui redéfinit la question du genre aujourd'hui ? Les codes sociaux et moraux ont toujours endigué les rapports de genre dans une "normalité". La religion, la nature ou la science ont donné naissance au concept de "genre" ou de "sexe", figeant une asymétrie entre hommes et femmes observable au travail, dans le couple ou dans les médias.
Dans ce recueil. le lecteur trouvera des points de vue très variés, parfois diamétralement opposés. Laissant à leurs auteurs l'entière responsabilité de leurs propos, l'association Mutatis Mutandis n'a ni le désir. ni la compétence de s'ériger en arbitre. A défaut de consensus, Mutatis Mutandis choisit d'en restituer la totalité. laissant soin au lecteur de faire sa propre analyse. Ce livre restitue les textes issus d'une journée d'étude sur la transidentité organisée par l'association Mutatis Mutandis. L'association " Mutatis Mutandis " fête ses 5 ans. Elle a pour but d'informer sur la transidentité (transsexualité) et d'apporter un soutien aux personnes qui traversent cette période complexe. Dans sa charte, Mutatis Mutandis s'est donnée notamment comme mission de favoriser l'avancée de la recherche. C'est pourquoi nous accueillons dans nos réunions, depuis déjà plusieurs années, des chercheurs dans des domaines variés. Mais aujourd'hui l'association franchit un nouveau pas en proposant la diffusion des actes de sa journée porte ouverte du 3 juin 2010.
Les figures trans sont partout. Dans les clips, la mode, les séries, les faits divers... Pourtant, cette visibilité ne s'accompagne pas toujours d'une plus grande acceptation. Tour à tour caricaturé, psychiatrisé, dans le meilleur des cas ignoré, dans le pire rejeté, le fait transidentitaire pose problème. A l'image de l'homosexualité, les peurs et les tabous demeurent. C'est sur la base de ce constat que ce livre propose un bilan des savoirs sur "les" questions trans, en insistant sur les différents fronts, de l'espace médical à l'espace social, en passant par les arènes juridiques et scientifiques. Laissant de côté la question du "pourquoi" ("pourquoi est-on trans ?" ou "pourquoi le devient-on ?"), l'auteur s'intéresse à la question du "comment" et des logiques sociales à l'oeuvre dans les controverses transidentitaires.
Tout en décrivant une population cachée de femmes insérées qui consomment et revendent des drogues, l'ouvrage aborde la manière dont les usagères-revendeuses jouent avec les critères des profilages policiers pour limiter les risques répressifs, et gèrent leurs usages sans recourir à des structures de prise en charge des addictions.
C'est dans le double sens de la formule "â¯Le corps à l'oeuvreâ¯" que réside l'originalité de l'ouvrage. Il s'agit aussi bien de mettre l'accent sur le fait que c'est le corps de l'écrivain ou de l'artiste qui fait effectivement oeuvre, qui est au travail dans le processus créatif, que de penser la création comme un trajet qui va du corps jusqu'à l'oeuvre réalisée, puis l'oeuvre reçue, lue, vue ou écoutée.
Cet essai examine la discrétion comprise comme vertu sociale essentielle dans une société décente: elle est étudiée non pas en tant que qualité morale individuelle, mais comme un concept social qui permet de penser les phénomènes d'invisibilité sociale choisie, et non seulement subie. La discrétion caractérise les grands esprits, qui construisent leur oeuvre dans l'ombre et le silence. Ils préfèrent la patience du penser à la fébrile agitation de l'opinion médiatique. Et si cette sagesse se transfusait un peu à tous les citoyens...