Les langues de France au XXIe siècle : vitalité sociolinguistique et dynamiques culturelles
Alén Garabato Carmen ; Boyer Henri
L'HARMATTAN
27,50 €
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EAN :9782296037670
L'ensemble des langues de France autres que le français, dont le nombre a été officiellement arrêté à 75, qu'elles soient territorialisées comme les langues régionales de la métropole ou comme celles des DOM-TOM, ou non-territorialisées comme celles issues d'une immigration plus ou moins ancienne, font désormais l'objet d'une vaste recherche collective de longue haleine en vue de la publication d'une Histoire sociale des langues de France. Cette recherche vise à donner de ces langues une présentation rigoureuse et d'établir des transversalités. Une première rencontre du Collectif HSLF s'est tenue à l'Université Paul-Valéry de Montpellier les 8 et 9 décembre 2006. Elle s'est intéressée à des expressions culturelles de divers types : chanson, théâtre, manifestations festives, bandes dessinées, discours médiatiques... qui utilisent une langue minoritaire de France, évidemment en situation de contact, d'abord avec le français mais éventuellement avec d'autres langues et / ou dialectes, selon des modalités variables (alternance, mélange, etc.) et des proportions tout aussi variables. C'est du Colloque de Montpellier qu'est issu l'ouvrage Les langues de France au XXIe siècle : vitalité sociolinguistique et dynamiques culturelles. . . Membres du Collectif Histoire Sociale des Langues de France, Carmen Alén Garahato et Henri Bayer enseignent les sciences du langage à l'Université Paul-Valéry de Montpellier et conduisent leurs recherches en sociolinguistique dans le cadre du Laboratoire DIPRALANG / ARSER (EA 739). Ils sont auteurs de diverses publications concernant les contacts / conflits de langues (en particulier en Espagne et en France) et les politiques linguistiques.
Nombre de pages
304
Date de parution
27/07/2007
Poids
390g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296037670
Titre
Les langues de France au XXIe siècle : vitalité sociolinguistique et dynamiques culturelles
Auteur
Alén Garabato Carmen ; Boyer Henri
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
390
Date de parution
20070727
Nombre de pages
304,00 €
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Cet ouvrage analyse la vitalité sociolinguistique de l'occitan, dans une société où cette langue est peu présente. Les périodiques en langue d'oc se sont développés à la périphérie du grand marché de la presse d'expression française. Elaborées par des militants, ces publications survivent grâce aux efforts de leurs créateurs. Carmen ALEN GARABATO les analyse comme des actes de résistance à un processus d'homogénéisation linguistique et culturelle.
Les deux dynamiques sociolinguistiques analysées dans cet ouvrage concernent deux langues dominantes officielles, prestigieuses et de portée internationale (le français et l'espagnol) et deux langues dominées à portée communicative limitée à un territoire qui correspond (plus ou moins) à une ou plusieurs régions à l'intérieur d'un Etat : la galicien en Espagne et l'occitan en France. L'analyse en regard de ces deux cas de contact linguistique s'avère éclairante pour mieux comprendre les différentes étapes et les différentes formes d'un conflit diglossique.
Malgré les efforts uniformisateurs de la plupart des Etats, de nombreuses minorités linguistiques continuent d'exister sur le vieux continent. Les langues sont de plus en plus considérées comme des éléments du patrimoine. Des instruments de protection à visée universaliste ont été élaborés au sein du Conseil de l'Europe : la Charte européenne des langues régionales ou minoritaires et la Convention cadre pour la protection des minorités nationales. Mais tous les Etats n'ont pas signé et ratifié ces traités et la question des minorités continue à être source de conflit. Abordant notamment la situation glottopolitique en Ukraine, Lettonie, Estonie, Moldavie et Albanie, en Aragon, Catalogne et Andorre, au Pays Basque, en Bretagne, en Corse et en Nouvelle Calédonie, ainsi que celle des Rroms et celle des locuteurs italiens du francoprovençal, l'ouvrage s'articule en trois parties qui présentent de nombreuses transversalités thématiques : La première partie est consacrée aux particularités de diverses minorités ; La deuxième étudie plus généralement les rapports entre langue, identité, nation et Etat ; La troisième propose divers éclairages - juridiques, politiques, sociaux et culturels - sur la situation des minorités linguistiques. L'index terminal fait ressortir les liens thématiques et conceptuels existant entre les différents textes qui composent le recueil.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...