Les mondes de la communication publique. Légitimation et fabrique symbolique du politique
Aldrin Philippe ; Hubé Nicolas ; Ollivier-Yaniv Ca
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753528895
Concevoir et analyser la communication comme lieu d'observation des transformations du politique et de l'action publique, en saisissant un double phénomène : ce que le politique fait à la communication et ce que la communication fait au politique. Tel est le propos de cet ouvrage collectif qui réunit des contributions de spécialistes du sujet en science politique ou en sciences de l'information et de la communication. Les auteurs interrogent le travail de légitimation des décisions politiques sous l'angle de la "communication publique". Cette dernière est aujourd'hui une activité fortement intégrée dans les différentes institutions du pouvoir politiques, avec ses équipes de professionnels diplômés et expérimentés et diplômés, avec aussi des moyens et des compétences à la fois distincts et aujourd'hui pleinement reconnus comme partie prenante du travail politique. La "communication publique compte aussi ses acteurs-promoteurs qui, à titre personnel ou au font des associations professionnelles du secteur, tendent à en imposer une définition fonctionnaliste. Portée par l'exigence d'information des citoyens ("publics", "usagers", "administrés", "ressortissants"), cette activité serait ainsi indemne de tout calcul ou intérêt politique. Contre cette définition "indigène", les contributions proposées dans cet ouvrage analysent l'espace professionnel de la communication politique institutionnelle compte un "monde" multiple, hiérarchisé, traversé de tensions et concurrences diverses et, articulé à d'autres mondes (médias, lobbys, défenseurs de causes, experts, etc.) investis dans les affaires publiques. A partir de situations concrètes étudiées au plus près des acteurs, les auteurs réunis ici mettent au jour les rapports institués et négociés niais aussi les interdépendances qui se nouent entre ces mondes. Au-delà de leurs spécificités sociales et historiques, ces situations donnent à voir l'agencement des univers de discours, de pratiques et de relations on se produit la "communication publique". Il en ressort que la compréhension du travail de légitimation de l'action publique ne peut désormais faire l'économie d'une approche empirique et pluridisciplinaire, également attentive à la sociologie des acteurs et à l'analyse des pratiques discursives ou sémiotiques, tarit les manières de faire des acteurs sont indissociables des discours qui les fondent.
Nombre de pages
190
Date de parution
23/01/2014
Poids
328g
Largeur
162mm
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EAN
9782753528895
Titre
Les mondes de la communication publique. Légitimation et fabrique symbolique du politique
Auteur
Aldrin Philippe ; Hubé Nicolas ; Ollivier-Yaniv Ca
Editeur
PU RENNES
Largeur
162
Poids
328
Date de parution
20140123
Nombre de pages
190,00 €
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Au temps du tout communication, la présence persistante des rumeurs témoigne de l'existence de circuits clandestins incontrôlés d'information. Cet ouvrage considère la question des rumeurs sous un angle encore inédit, celui de la politique. Prenant le parti de faire une sociologie résolument compréhensive des rumeurs politiques, il se fonde sur des analyses de situations rumorales, des entretiens , des sources publiées. L'auteur analyse les interactions institutionnalisées ou fortuites où les acteurs sociaux échangent des informations politiques dont la véracité est encore douteuse. Dans chacune des situations observées, dire la rumeur, c'est au fond faire usage d'un répertoire d'énonciation particulièrement opératoires pour contourner les ordres, les contraintes qui pèsent sur la prise de parole en public.
Par l'importance qu'elle a prise dans le travail institutionnel et politique, la communication est une entrée privilégiée pour comprendre les transformations contemporaines de la conquête et de l'exercice du pouvoir.Dans la conquête comme dans l'exercice du pouvoir, la communication occupe aujourd'hui une place cruciale. Chaînes d'information continue, réseaux sociaux, cotes de popularité, emballements médiatiques et stratégies d'influence des groupes de pression sont le nouvel horizon de l'activité politique. Si l'éloquence et le maniement ritualisé des symboles y sont toujours de mise, « bien communiquer » est devenu un impératif absolu dans les sociétés de l'information? voire de la sur-information. Ce manuel expose tout d'abord le mouvement historique au terme duquel l'espace public, les médias de masse et la mesure de l'opinion sont devenus un enjeu central du jeu politique. En s'attachant à les remettre en contexte, il présente ensuite les évolutions d'une science de la communication politique née au croisement de la recherche universitaire, de la publicité des affaires politiques et de l'économie des médias. Enfin, il propose de suivre l'invention puis la consécration de nouveaux « métiers » ? des spin doctors aux community managers ? dans la division du travail politique. Ponctué de définitions claires et d'exemples nombreux, cet ouvrage à l'approche inédite donne toutes les clés pour comprendre les formes historiques et immédiatement contemporaines de la communication politique. Pour les étudiants et enseignants des 1er et 2e cycles en science politique et en sociologie ainsi que des formations supérieures en communication et en journalisme.
Aldrin Philippe ; Bargel Lucie ; Bué Nicolas ; Pin
L'alternance au pouvoir est devenue un phénomène politique courant, au point que son traitement médiatique comme académique s'est lui-même banalisé au gré des épisodes électoraux. Par contraste avec les analyses centrées sur l'explication du verdict électoral, ce livre collectif tente de réveiller la curiosité des observateurs et des chercheurs en interrogeant la pluralité des contextes politiques et des situations de concurrence, les reliquats d'incertitude et les calculs prospectifs qui traversent les sociétés quand le pouvoir est sur le point de changer de main. Les contributions réunies dans cet ouvrage replacent l'alternance dans une temporalité longue pour interroger les divers anticipations et investissements qui accompagnent les processus de changement de pouvoir, en amont comme en aval. En privilégiant une démarche empirique sur l'alternance, elles traitent de cas nationaux et locaux, démocratiques ou non, et revisitent notamment le paradigmatique "Mai-81" français. Ensemble, elles permettent de comprendre comment la notion d'alternance est devenue une catégorie usuelle de l'entendement du changement politique.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.