La peinture facétieuse. Du rire sacré de Corrège aux fables burlesques de Tintoret
Alberti Francesca
ACTES SUD
34,00 €
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EAN :9782330047252
L'histoire de l'art a longtemps considéré le rire dans la peinture italienne de la Renaissance comme un phénomène mineur et trivial. Ce livre démontre qu'il en va autrement. En référence aux études sur la "peinture comique", il propose une réflexion à la fois plus ample et plus ciblée sur le rire dans l'art du xvie siècle. Plus ample, parce qu'elle envisage toutes les formes du rire devant les images, et les pratiques sociales qui les sous-tendent. Plus ciblée, parce qu'elle offre aussi une analyse minutieuse de cinq tableaux qui illustrent de manière paradigmatique le fonctionnement du comique dans la réception des images. Les ressorts comiques de la peinture, devenus pour la plupart étrangers à l'oeil contemporain, exigent une enquête historique et anthropologique. Cet ouvrage permet au lecteur de saisir et d'apprécier les dimensions facétieuses des oeuvres, leurs enjeux et leurs fonctions. Par une étude des différentes théories du rire depuis l'Antiquité jusqu'à la Renaissance, Francesca Alberti dégage les origines anciennes d'une conception positive du rire, explique ses liens étroits avec l'érotisme ou encore souligne l'importance de la surprise dans sa "mécanique". Les exemples choisis dévoilent les multiples facettes du comique et témoignent, en particulier, de la porosité entre sphères sacrée et profane. Les retables du Corrège révèlent l'existence et le fondement théologique d'un rire sacré, tandis que les fables mythologiques du Tintoret dévoilent le renouveau du burlesque divin dans sa dimension souvent parodique. L'auteur utilise une approche interdisciplinaire qui fait dialoguer l'histoire de l'art et l'anthropologie, l'histoire des religions et l'histoire de la littérature ou encore les théories médicales et la philosophie. Par l'envergure et l'originalité des champs convoqués, l'étude jette un regard radicalement neuf sur l'art italien de la Renaissance.
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Nombre de pages
480
Date de parution
16/09/2015
Poids
577g
Largeur
141mm
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EAN
9782330047252
Titre
La peinture facétieuse. Du rire sacré de Corrège aux fables burlesques de Tintoret
Auteur
Alberti Francesca
Editeur
ACTES SUD
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141
Poids
577
Date de parution
20150916
Nombre de pages
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Résumé : De la villa de Lucullus au palais d'Honorius, du casino du cardinal Giovanni Ricci da Montepulciano à la villa de Ferdinand de Médicis, la Villa Médicis, siège de l'Académie de France à Rome depuis 1803, recèle, dans ses pierres, matières et surfaces, plusieurs récits qui se croisent et s'entrecroisent. Les contributions réunies dans ce volume, issues de l'histoire de l'art et de l'architecture, de la restauration ou de l'archéologie mais aussi de la littérature, portent une attention rapprochée aux traces conservées dans les matériaux et leurs multiples sollicitations. De par leurs approches diverses, ces textes nous proposent de parcourir la Villa Médicis en redécouvrant son écosystème matériel, où se superposent des régimes de temporalité non linéaires, nous invitant à reconsidérer notre propre rapport à l'histoire et aux lieux patrimoniaux. Textes de Francesca Alberti, Adrián Fernández Almoguera, Matthias Bruno, Hortense de Corneillan, Lucilla Fabrizi, Pierre-Antoine Gatier, Vincent Jolivet, Gaëlle Obiégly, Elisabetta Pallottino, Clément Périssé, Neville Rowley, Ariane Varela Braga.
Les éditions Macula sont particulièrement heureuses d'annoncer une nouvelle collaboration avec l'Académie de France à Rome - Villa Médicis et sa revue Studiolo, revue annuelle d'histoire de l'art qui existe depuis 2002 et est consacrée aux échanges artistiques entre l'Italie, la France et l'Europe de la Renaissance à nos jours. Cette coédition débute avec ce numéro 17, qui paraîtra dans une toute nouvelle maquette. Chaque livraison comporte un dossier thématique, des varia, une rubrique regards critiques consacrée à l'historiographie et, dans la rubrique histoire de l'art à la Villa Médicis, une actualité des activités du département d'histoire de l'art et des chantiers de restauration de l'Académie de France à Rome - Villa Médicis. Enfin champ libre ouvre ses pages aux pensionnaires artistes de l'année en cours. L'année 2020 marque le demi-millénaire de la mort de Raphaël. Le numéro 17 de Studiolo se joint aux célébrations par un dossier thématique dédié aux dernières recherches sur l'oeuvre du peintre d'Urbino et se penche sur sa carrière, la richesse de sa production, le processus de création, ses multiples liens avec la musique et la poésie, etc. , repensant ainsi les différentes facettes du mythe de Raphaël.
Le numéro 18 de la revue Studiolo, dont le dossier a pour sujet "L'indétermination" , paraîtra à l'occasion du Festival de l'histoire de l'art de Fontainebleau (3-5 juin 2022). Il s'agit du deuxième opus de la collaboration entre les Editions Macula et l'Académie de France à Rome - Villa Médicis et Studiolo, revue annuelle d'histoire de l'art qui existe depuis 2002. Cette coédition a débuté avec le numéro 17, qui a paru dans une toute nouvelle maquette en novembre 2021. "L'indétermination" . Le dossier de ce numéro interroge tout autant ce qui excède l'intention artistique d'une oeuvre d'art, que les chemins empruntés par sa réception critique. Quelle est la part d'indéterminé à l'oeuvre dans une production artistique ? Et comment en rendre compte sans la désavouer, sans la ramener, justement, à son état contraire : la détermination ? Dans un rapport à l'image qui engage l'artiste, l'oeuvre et le spectateur, l'indétermination peut se penser comme ce "résidu laissé inexprimé par une articulation défectueuse" qui échappe aux discours et à la représentation (G. Cassegrain). Chaque livraison de la revue Studiolo comporte un dossier thématique, des varia, une rubrique regards critiques consacrée à l'historiographie et, dans la rubrique histoire de l'art à la Villa Médicis, une actualité des activités du département d'histoire de l'art et des chantiers de restauration de l'Académie de France à Rome - Villa Médicis. Enfin champ libre ouvre ses pages aux pensionnaires artistes de l'année en cours.
Etrange, extravagant, excentrique, bizarre, capricieux... Les adjectifs ne manquent pas pour décrire les oeuvres et les artistes les plus singuliers de la Renaissance. Hais que recouvrent précisément ces qualificatifs? Quel sens leur prêter? Renvoient-ils à un jugement passé ou moderne? Les historiens de l'art s'accordent-ils d'ailleurs sur leur portée et leurs implications théoriques? Face à l'instabilité de ces notions aux XVe et XVIe siècles et, plus généralement. au relativisme de tout jugement critique - un jugement énoncé à la Renaissance ou au XXIe siècle ne recouvrira pas nécessairement la même réalité, puisque l'anormal, l'étrange et le bizarre se définissent en fonction de normes changeantes -, il nous a semblé nécessaire de placer ces questions au centre du présent ouvrage. Une double perspective historique et historiographique a ainsi guidé cette archéologie de l'"étrangeté" dans l'art de la Renaissance: d'une part, interroger l'émergence d'une véritable poétique de l'étrangeté, liée à une valorisation du merveilleux, de la surprise, et à l'affirmation par les artistes de leur singularité esthétique; d'autre part. considérer l'évolution des discours critiques qui, de la Renaissance au XXIe siècle, ont fait un usage stratégique bien distinct de cette notion et dessiné par conséquent deux images différentes de la Renaissance, la première, homogène et réglée. la seconde hétérogène et singulière.
A l'orée des grands incendies, nous aurons au moins eu ça, la bière, le sel et la pénombre d'une chambre où l'on marche pieds nus, nos veilles aux yeux plissés et le petit matin à trente-deux degrés déjà, les draps qui claquent dans le vent dehors et le bleu de la mer, nos engueulades et la catastrophe de tes reins. C'est assez de souvenirs pour dix romans et nos deux vies.
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.
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