Après le capitalisme. Eléments d'économie participaliste
Albert Michael ; Gaboriaud Mickey ; Discepolo Thie
AGONE
16,30 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782748900064
- Bon, d'accord, nous avons répondu à la question : " Si vous ne voulez pas du capitalisme, que voulez-vous à la place ? "... Et nous avons instauré le participalisme. Mais ne subsistera-t-il pas une très forte résistance de ceux qui préféraient le système de marché - Quant la majorité se sera décidée, il est inévitable que tout le monde n'appréciera pas ce changement. Et en particulier les propriétaires les plus fortunés, qui utiliseront tous les moyens dont ils disposent pour ne pas être privés de leurs biens. Car le participalisme implique une réappropriation populaire des moyens de production ; bien entendu le plus souvent sans le consentement des propriétaires. Ceux qui travaillent s'expriment de plus en plus ouvertement en faveur d'une économie plus juste, mais leurs entreprises restent essentiellement des structures soumises à une quête sans fin de profits. Et les luttes se poursuivent pour de meilleures conditions de travail, pour redéfinir les emplois, etc. Mais lorsque la bataille de l'organisation socio-économique aura été gagnée, il n'y aura plus à se battre contre une classe de propriétaires avides de profits ou une classe de coordinateurs cherchant à maximiser leurs avantages. Les propriétaires ne seront plus propriétaires de rien et il n'y aura plus de classe coordinatrice. Pour empêcher que nos adversaires trouvent suffisamment de monde pour brandir les armes qu'ils possèdent en masse, il faut fournir à leurs " volontaires " des raisons pour qu'ils n'acceptent plus de jouer le jeu des dominants. Le participalisme fournit ces raisons
Nombre de pages
190
Date de parution
10/11/2003
Poids
286g
Largeur
120mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782748900064
Titre
Après le capitalisme. Eléments d'économie participaliste
Auteur
Albert Michael ; Gaboriaud Mickey ; Discepolo Thie
Editeur
AGONE
Largeur
120
Poids
286
Date de parution
20031110
Nombre de pages
190,00 €
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison à domiciledès 5,10 €
Albert Michael,Duhamel Philippe,Baillargeon Norman
Résumé : Quels sont le sens et la portée des mouvements sociaux qui s'opposent au néolibéralisme ? Avec rigueur et sans complaisance, le militant états-unien Michael Albert explore ces questions et met en lumière des obstacles placés, parfois par eux-mêmes, en travers de l'action des gens qui militent pour un monde meilleur. Ces mouvements, constate-t-il, n'ont pas d'objectifs politiques clairs, sinon d'affirmer leur attachement à certaines valeurs : on veut l'égalité, la justice dans la distribution de richesses et ainsi de suite ; on veut mettre un terme à... Un programme pas très positif, qui se limite au rejet de certains phénomènes. Trop souvent même, les militants s'isolent de leurs contemporains, allant parfois jusqu'à les pointer d'un doigt accusateur en les exhortant à changer leurs comportements, renvoyant ainsi à la sphère privée ce qui ne se transforme que par l'action politique. Ainsi, Michael Albert propose un projet qu'il souhaite sérieux et crédible : l'économie participative. Ce modèle implique la mise en place d'institutions permettant la réalisation des fonctions que doit accomplir une économie dans le respect de certaines valeurs. L'économie participative suppose la propriété publique des moyens de production et, tirant les leçons du passé, met en ?uvre une procédure de planification décentralisée et démocratique. Voici donc une invitation à un moment de réflexion et de distance critique ainsi qu'à un effort d'imagination du monde meilleur que l'on pourrait souhaiter.
Michael Lonsdale donne une interprétation magistrale de ce texte âpre et dense. Il nous fait toucher du doigt cette distance vis-à-vis de la réalité qui confine à l'indifférence et finalement perd Meursault.
Résumé : "18 juillet. Hier à midi, sur la plage de Tipaza, un employé de bureau dénommé Meursault, demeurant rue Bab-Azoun à Alger, a tué de cinq balles de revolver un Arabe non encore identifié. Les motifs du crime restent inconnus. Arrêté, Meursault a été transféré à la prison d'Alger". Jugé, reconnu coupable de meurtre avec préméditation, condamné à mort et exécuté, on ne saura jamais pourquoi Meursault a tué. Il assiste à son procès comme si c'était un autre qu'on jugeait. Une profonde réflexion sur l'être et la vie, un roman-clé dans l'oeuvre d'Albert Camus, prix Nobel de littérature en 1957. Michael Lonsdale donne une interprétation magistrale de ce texte âpre et dense. Il nous fait toucher du doigt cette distance vis-à-vis de la réalité qui confine à l'indifférence et finalement perd Meursault.
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
En 1841, dans son discours de réception à l'Académie française, Victor Hugo avait évoqué la " populace " pour désigner le peuple des quartiers pauvres de Paris. Vinçard ayant vigoureusement protesté dans un article de La Ruche populaire, Hugo fut très embarrassé. Il prit conscience à ce moment-là qu'il avait des lecteurs dans les milieux populaires et que ceux-ci se sentaient humiliés par son vocabulaire dévalorisant. Progressivement le mot " misérable ", qu'il utilisait au début de ses romans pour décrire les criminels, changea de sens et désigna le petit peuple des malheureux. Le même glissement de sens se retrouve dans Les Mystères de Paris d'Eugène Sue. Grâce au courrier volumineux que lui adressèrent ses lecteurs des classes populaires, l'auteur découvrit les réalités du monde social qu'il évoquait dans son roman. L'ancien légitimiste se transforma ainsi en porte-parole des milieux populaires. Le petit peuple de Paris cessa alors d'être décrit comme une race pour devenir une classe sociale. La France, c'est ici l'ensemble des territoires (colonies comprises) qui ont été placés, à un moment ou un autre, sous la coupe de l'Etat français. Dans cette somme, l'auteur a voulu éclairer la place et le rôle du peuple dans tous les grands événements et les grandes luttes qui ont scandé l'histoire depuis la fin du Moyen Age les guerres, l'affirmation de l'Etat, les révoltes et les révolutions, les mutations économiques et les crises, l'esclavage et la colonisation, les migrations, les questions sociale et nationale.
Je ne peux que suivre Emma Goldman quand elle déclare ne pas vouloir d'une révolution où elle ne pourrait pas danser. Mais au moins voulait-elle une révolution, sans laquelle de telles fins esthétiques et psychologiques ne bénéficieraient qu'à quelques-uns. Or les objectifs révolutionnaires et sociaux de l'anarchisme aujourd'hui souffrent d'une telle dégradation que le mot "anarchie" fera bientôt partie intégrante du vocabulaire chic bourgeois du siècle à venir : une chose quelque peu polissonne, rebelle, insouciante, mais délicieusement inoffensive.
Aux Forges de Clabecq, usine sidérurgique située près de Bruxelles, pour Silvio et ses collègues, le quotidien, c'est d'abord le combat contre les attitudes de résignation et de peur. Rapidement élu délégué syndical en charge des questions d'hygiène et de sécurité, Silvio témoigne de trente ans de luttes pour améliorer les conditions de travail, pour combattre le racisme et pour empêcher la fermeture annoncée du site. Son mandat syndical, Silvio le voit comme un moyen de faire vivre "esprit de Clabecq". Pour mener leurs combats, c'est sur leurs propres forces et sur leur connaissance de leur métier que les ouvriers de Clabecq s'appuient. Quitte à mettre de côté l'appareil syndical sitôt qu'il déclare ne plus rien pouvoir pour eux. Par sa confiance jamais démentie dans le potentiel émancipateur de sa classe, Silvio donne une leçon salvatrice d'optimisme militant.