Une petite ville de l'Espagne du Nord, vers 1860. Après un premier veuvage, Emma Valcárcel, fille d'un illustre avocat, épouse l'ancien commis de son père, Bonifacio _ un amour d'adolescence. Irascible et capricieuse, Emma règne en despote sur sa maison, où vit également son oncle, qui la gruge de son patrimoine. Bonifacio, pétri de romantisme, rêve d'avoir un jour un enfant, mais Emma, déjà lasse de lui, aigrie, malade, le traite comme un domestique. L'arrivée dans la ville d'une médiocre troupe d'opéra italienne va bouleverser ce microcosme. Bonifacio devient l'amant de la soprano, Serafina, tandis qu'Emma se laisse courtiser par Minghetti, le baryton... Avec Son fils unique, publié en 1891, Clarin s'enfonce plus avant dans la satire de la bourgeoisie espagnole provinciale du XIXe siècle. Mais, alors que la Régente se concluait par une tragédie, c'est de la comédie _ on pourrait presque dire de la commedia dell'arte _ que participe Son fils unique, dont l'action est menée tambour battant, avec force renversements de situations, révélations inattendues _ et toujours ce regard moqueur qui, en Espagne, distingue Clarín de ses contemporains. Journaliste, universitaire, écrivain, Clarín (1852-1901) fut pendant vingt ans le témoin le plus lucide de son temps en Espagne. Fidèle aux principes de la Révolution française, lecteur admiratif de Flaubert, Zola, Renan, Bergson, etc. , il se donne pour mission de greffer sur le vieux tronc de l'Espagne tous les bourgeons de la pensée libérale et progressiste.
Nombre de pages
296
Date de parution
26/09/1990
Poids
329g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782213025742
Titre
Son fils unique
Auteur
Alas Leopoldo
Editeur
FAYARD
Largeur
135
Poids
329
Date de parution
19900926
Nombre de pages
296,00 €
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Cent ans après sa publication, le roman la Régente (1884-1885) s'est imposé comme l'un des monuments des lettres espagnoles, et il accède peu à peu, grâce aux diverses traductions, au rang des chefs-d??uvre de la littérature universelle. La Régente est l'histoire du conflit entre certains personnages et le milieu où ils sont condamnés à vivre. Il est la peinture des m'urs et des mentalités d'une société de province, celle de Vetusta, et il est surtout le reflet d'une humanité profonde, creuset de préoccupations et d'aspirations où se mêlent la chair et l'esprit, la raison et les sentiments innommés, la réalité de l'existence et ses mystères. La protagoniste, Ana Ozores, est la poésie du c'ur qui cherche à dépasser la prose de la vie, mais avec la douloureuse conscience de son impuissance. C'est en cela que la Régente est un ego universel... Le sens du réel, de tout le réel y compris dans ses dimensions mystérieuses, permet à Leopoldo Alas de dépasser, naturellement après les avoir assimilés, les grands principes esthétiques de son époque. Admirateur de Flaubert et de Zola, défenseur d'un certain naturalisme, Clarin créateur échappe à toute formule. Sa lucidité, son aptitude à capter par l'écriture les plis et les replis de l'intériorité, l'immense capacité de sympathie qui lui permet de sentir les plus intimes vibrations de l'âme de ses personnages font de lui un véritable recréateur de vie.
Le Sûtra du Lotus est sans aucun doute l'un des textes fondamentaux du Mahâyâna. Depuis plus de quinze siècles, dans la version de Kumârajîva, il scandé la pratique des bouddhistes de l'Extrême-Orient et permis à des millions d'entre eux d'approfondir le message du Bouddha. Ce livre canonique connaît actuellement une renaissance impressionnante en Chine, en Corée, voire au Vieêt-Nam. Au Japon, il a joui d'une ferveur ininterrompue : les plus croyants continuent à en réciter des passages chaque jour et des mouvements religieux ne cessent de le diffuser pour en faire la Bible du bouddhisme. Grandiose fresque, le Sûtra du Lotus apparaît comme une mise en scène, à l'échelle cosmique, de la prédication du Bouddha, illustrée de paraboles décrivant les différentes étapes qui mènent à l'Eveil. Au cours des âges, poètes et artistes en ont exploré et transposé les innombrables images. Ses virtualités philosophiques, dont le sens peut paraître aujourd'hui obscur, furent mises en valeur par des commentateurs issus de tous les courants du bouddhisme. Le Sûtra du Lotus, dont l'original sanscrit a été magistralement traduit au XIXe siècle par Eugène Burnouf, fut propagé à travers toute l'Asie dans la version en chinois classique qu'en fit Kumârâjiva au Ve siècle. C'est cette dernière qui est présentée pour la première fois en français, avec ses deux traditionnels sûtra d'accompagnement. Le Livre des sens innombrables et Le Livre de la contemplation du Sage-universel.
Si le Soûtra du Diamant et le Soûtra du C'ur sont célèbres dans l'ensemble du monde himalayen et sino-japonais, faisant l'objet de récitations et de méditations quotidiennes sur le sens de la vacuité universelle dans le bouddhisme tibétain et zen, il n'en est pas de même du Soûtra de la Pousse de Riz, injustement méconnu, et traduit ici pour la première fois en français. Il s'agit pourtant d'un texte clé des débuts du Mahâyâna, qui traite de tous les aspects de la production interdépendante en soulignant l'irréalité fondamentale des éléments qui la constituent. Loin d'être un culte du néant, cette insistance sur la vacuité, propre au Grand Véhicule, fait voler en éclats le cadre étroit de l'être et de la substance, si chers à nos philosophes occidentaux, et débouche sur la mise en ?uvre d'une compassion sans limites.
Le monde de l'art fonctionne comme une société secrète mondiale qui agit en plein jour. Le délit d'initiés n'y est pas interdit, mais recommandé. Décréter quels sont les «bons artistes», les «bonnes toiles», les «bons acheteurs», influencer les enchères, faire et défaire les cotes est le domaine réservé d'une centaine de décideurs.La crise financière de 2008 a certes secoué le monde de l'art, mais le système n'est pas près de s'effondrer. L'art est partout: dans la mode, dans la maison, dans la rue. C'est la fièvre de l'art: des amateurs de plus en plus nombreux veulent accéder à leur tour à ce pays des merveilles et s'y sentir aussi chez eux.Pour leur permettre de connaître de l'intérieur ce milieu opaque, et qui voudrait le rester, deux journalistes indépendantes ont mené l'enquête pendant plus de deux ans, de Shanghai à New York, de Berlin à Miami.Danièle Granet a fait toute sa carrière dans la presse écrite (L'Express, Le Figaro, Le Nouvel Économiste, Novapress).Catherine Lamour a commencé sa carrière au Monde. Elle a créé et dirigé le département des documentaires de Canal +.
Laurentin René ; Sbalchiero Patrick ; Etchegaray R
Biographie de l'auteur Théologien réputé, historien et journaliste religieux, auteur de nombreuses études d'exégèse et spécialiste des apparitions mariales, l'abbé Laurentin a publié récemment aux Éditions Fayard Découverte du secret de la Salette (avec l'abbé Corteville) et Le Nouveau Diatessaron.Docteur en histoire et journaliste, Patrick Sbalchiero enseigne à l'École cathédrale de Paris. Directeur de la revue Mélanges carmélitains, il est notamment l'auteur d'Enquête parmi les voyants (Éditions de Paris, 2007) et de Jean Paul II et les canonisations (Fayard, 2007). Il a dirigé les publications du Dictionnaire des miracles et de l'extraordinaire chrétiens (Fayard, 2002) et du Dictionnaire des "apparitions" de la Vierge Marie, avec René Laurentin (Fayard, 2007).