Lettres Nomades rassemble les textes issus de la résidence littéraire organisée par Escales des Lettres dans le Nord Pas-de-Calais. Des textes ancrés sur un territoire Avec des auteurs d'origines et d'univers différents, Lettres nomades invite à voyager à travers huit récits inspirés par leur séjour en Artois. Rassemblant des texte de romanciers, nouvellistes, poètes ou auteurs jeunesse, ce recueil met à l'honneur autant de genres et de styles d'écriture que d'identités culturelles. Un regard sur la création littéraire contemporaine et le travail d'écriture en résidence. Temps fort à la sortie des ouvrages Durant trois semaines, les auteurs participent à de multiples rencontres sur une péniche itinérante. Des lectures musicales sont données par les auteurs eux-mêmes lors de la Fête internationale du livre de Béthune organisée par Escales des Lettres, cette année du 22 au 23 mai 2015.
Nombre de pages
128
Date de parution
11/04/2015
Poids
150g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782917817360
Titre
Lettres nomades. Saison 4
Auteur
Al Hamdani Salah ; Appanah Nathacha ; Bécheur Ali
Editeur
CONTRE ALLEE
Largeur
135
Poids
150
Date de parution
20150411
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
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Discrétion de l'averse", "Mots sans racines", "Mirage", "Saison de sel" : les poèmes de ce recueil nous rappellent que Salah Al Hamdani vient d'une région de sable et de vent. Un royaume dévasté par la dictature, les guerres et le terrorisme. Un pays à reconstruire. Avec des mots simples et un lyrisme à la puissance contenue, le poète n'évoque pas seulement l'exil qui est le sien, sa mère restée dans la guerre ou les victimes d'une déchirure qui semble ne jamais vouloir prendre fin. Il s'attache aussi à la renaissance que lui offre sa terre d'asile, se fait passeur de culture entre les rives de la Méditerranée. J'éprouve de la fierté à publier ce poète d'origine irakienne qui adopte notre langue pour célébrer l'héritage d'Albert Camus et dire sans détour : "si Bagdad m'a fait naître la France m'a fait homme".
Un recueil de poèmes de différentes époques de l'écrivain irakien exilé en France. Les textes ont tous pour thèmes la perte et une attente dont l'issue est ouverte. La forme se veut simple dans la syntaxe, sobriété qui sied au caractère tragique de poèmes, et pourtant déborde d'images.
L'errance soudaine... Ébloui par le soleil, un homme précipite sa voiture dans un ravin. Il en réchappe, fortement troublé, et se met à marcher, sans idée précise, cherchant à retrouver ses esprits. Ce trouble laisse alors doucement place à une pensée qui, comme un flux de conscience, l'incite à prolonger une marche comme une longue traversée de paysages périurbains. ... d'un personnage énigmatique... Cet homme sans nom a tout oublié. Il apparaît comme étranger à lui-même, perdu, se dirigeant vers un avenir incertain. Comme un grand animal obscur est le récit d'une métamorphose au cours d'un voyage aussi imprévisible que déconcertant, et nous offre un véritable périple sensoriel. ... dans un décor brumeux et inquiétant. Cette traversée, au c'ur des paysages de la rive nord de la Méditerranée devenue la proie des flammes et d'un soleil de plomb, nous bascule dans un monde imaginaire et parallèle où la perception des lieux et du temps semble altérée, et où l'errance est synonyme de survie et de création.
« D'où vient ma passion pour cette langue qui fonctionne pour ainsi dire à l'envers de la nôtre, et pour la civilisation dont elle est le vecteur ? Pourquoi me consacrer à une tâche impossible, paradoxale, consistant à effacer les sons, l'écriture, et jusqu'à l'arrière-plan culturel d'un texte, pour reconstruire à partir de ces ruines avec une langue aux paradigmes si différents ? Pour répondre à ces questions, j'ai entremêlé éléments fondateurs de ma vocation de traductrice et réflexions nées d'une longue pratique. Chemin faisant, j'ai tenté de décrypter les sensations liées à cette activité : frustration de ne pouvoir tout transmettre, joie de la création nichée dans la part du texte original qui irrémédiablement résiste, vertige addictif du décentrement, analogue à celui que procure le voyage? » Corinne Atlan
Sur les berges d'un lac gelé, la narratrice assiste au sauvetage d'une orignale. Touchée par Arden, la femme aux mains d'araignée, et Jeff, l'homme à l??il de verre, qui se démènent l'un et l'autre pour sauver l'animale, elle décide de les accompagner dans le refuge dont ils s'occupent. Au c'ur d'une nature marquée par les saisons, où humains et non-humains tentent de cohabiter, notre narratrice apprivoisera ses propres fêlures tout en apprenant à soigner les bêtes sauvages, et à interpréter les sons et les odeurs de la forêt et de la rivière. Dans ces lieux qui façonnent les êtres qui les peuplent, comment exister sans empiéter sur ce qui nous entoure ?
Un soir de février 1973, des flammes s'élèvent par-dessus les arbres du parc des Buttes-Chaumont. C'est le collège Pailleron qui brûle, alors qu'à l'intérieur, des élèves et des professeurs du conservatoire de musique tentent de s'enfuir. Il n'aura fallu que quelques minutes pour que le bâtiment s'embrase totalement et ne laisse aucune chance aux pompiers d'intervenir et aux victimes de s'échapper... Si les causes de l'incendie sont criminelles - il a été déclenché par deux collégiens -, le drame vient surtout pointer du doigt les manquements graves à la sécurité constatés lors de nombreuses constructions de bâtiments scolaires dans les années 1960. C'est bel et bien la responsabilité de l'Etat qui est remise en cause. S'emparant de ce fait divers tragique, Corinna Gepner livre un récit tout à la fois personnel, poétique et documentaire, questionnant les traces que peuvent laisser - sur les lieux et en nous - des événements aussi traumatiques. Comment le passage du temps agit-il sur la mémoire et l'oubli ? La vie et la nature reprennent-elles toujours leurs droits ...