LE CRITERE DE DISTINCTION ENTRE L ISLAM ET L INCROYANCE
AL-GHAZALI
VRIN
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EAN :9782711622160
Depuis la Grande discorde (al-fitna al-kubra ), l'islam eut ses schismes et ses divergences aux conséquences redoutables : la pénalisation de fait de l'interprétation, ce qui soulève aussi le grave problème de l'exclusion. Le Critère de distinction entre l'islam et l'incroyance de Ghazali ne suspend pas les dispositions légales du dogme, mais se veut une approche éclairée de la divergence doctrinale. Sans prôner la coexistence libérale des sectes, Ghazali affirme que le désaccord n'est pas incroyance et que le nazar (analyse théorique) est l'antidote du fanatisme. En élargissant le champ interprétatif, devenu coextensif aux cinq catégories d'existence (essentielle, sensible, imaginaire, rationnelle et métaphorique), Ghazali eut indéniablement un projet " consensuel " dont les philosophes, les sitfïs anomiques et les batinites étaient néanmoins écartés. Si l'on juge que sa rigueur vis-à-vis des incroyants véritables est suffisamment tempérée par son exaltation de la miséricorde infinie de Dieu, on peut estimer que Ghazali se tient au seuil de la reconnaissance d'autrui. Méticuleusement vocalisé, le Faysal jouit d'une parfaite lisibilité : l'islamologue peut apprécier le style de Ghazali et analyser son lexique, et l'arabisant utiliser le texte pour la grammaire et les versions.
Date de parution
02/05/2010
Poids
240g
Largeur
240mm
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EAN
9782711622160
Titre
LE CRITERE DE DISTINCTION ENTRE L ISLAM ET L INCROYANCE
ISBN
2711622169
Auteur
AL-GHAZALI
Editeur
VRIN
Largeur
240
Poids
240
Date de parution
20100502
Nombre de pages
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Al-Ghazâlî Abû-Hâmid ; Borrmans Maurice ; Hirsch M
Ghazâlî (1058-1111), le plus grand penseur musulman du Moyen Age qui enseigna à l'université de Bagdad et que le monde des lettres et des sciences reconnaissait comme l'un des meilleurs experts de son temps en matière de droit (fiqh), de philosophie (falsafa), d'exégèse (tafsîr) et de théologie (kalâm) avait finalement renoncé aux incertitudes tant de la philosophie que de la théologie pour comprendre qu'il n'y a de " délivrance " que dans l'expérience ascétique et mystique qui mène à la sagesse spirituelle et à la proximité (qurb) de Dieu. Maladies de l'âme et maîtrise du c'ur est la traduction du livre XXII d'une ?uvre magistrale intitulée " Revivification des sciences de la religion ", composée de quarante livres et considérée comme une référence auprès de très nombreux musulmans qui y cherchent de quoi nourrir leur expérience religieuse auprès de celui qu'une tradition unanime appelle, depuis lors, l'" Argument de l'Islam " (Hujjat al'Islâm). L'auteur y propose à tous un programme de réforme morale et spirituelle en vue de donner à la cité terrestre un " supplément d'âme ". Dans ce livre consacré aux préliminaires nécessaires à toute expérience spirituelle, Ghazâlî fait preuve de ses profondes connaissances de la psychologie humaine et de son art de pédagogue dans l'éducation de ceux qui désirent entreprendre quelque effort d'ascèse en vue de se consacrer à la recherche de Dieu. La présente traduction a l'avantage de faire découvrir une méthodologie assez typique de l'éducation religieuse en contexte musulman. Le disciple y est invité à recourir d'abord aux enseignements du Coran et aux " dires " ou " faits et gestes " du Prophète de l'Islam, puis à s'inspirer de l'exemple des grands personnages de l'histoire de sa tradition religieuse ou des traits de sagesse qu'ont transmis les grands témoins de la pensée humaine. Le chrétien y découvre avec stupeur qu'un certain Jésus y est parfois présenté comme un maître spirituel. Dans son souci incontestable d'orthodoxie, ce livre qui a marqué des générations de musulmans fervents s'adresse à tout croyant sincère, désireux d'engager sa vie sur la voie de Dieu et d'y progresser aussi loin que possible.
Bien avant Descartes, le lettré et soufi d'origine persane Mohamed Abou Hamid Al-Ghazali (1058-1111), connu en Occident sous le nom de Algazel, plaçait le doute au coeur de toute réflexion philosophique comme théologique ou scientifique. Dans le contexte actuel de suspicion de guerre des cultures ou des civilisations, il y est apparu opportun de rééditer un auteur majeur de l'islam qui jusqu'à une époque fort récente, constituait le courant dominant dans la théorie et la pratique de l'islam (sunnite en particulier). Ce géant de la pensée, au savoir encyclopédique, a influé sur la pensée islamique et défini sa pratique pendant près de neuf siècles. Il représentait "l'islam pacifique".
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Généralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.