
La religion de ma mère
Ma mère priait Dieu avec ses gestes. C'est avec ses mots qu'elle célébrait l'esprit des ancêtres. Sa Mecque, c'était sa terre. Ses prophètes, c'étaient ses enfants. Je me rappelle ce qu'elle a répondu à mon frère lorsqu'il lui a fait remarquer qu'elle priait dans la direction opposée à La Mecque :?; Je prépare le couscous, je surveille la marmite.En me voyant m'initier à la prière, accroupi, mon front touchant le sol, elle a gloussé de ma naïveté :?; Va jouer avec tes copains ! Dieu n'a inventé la prière que pour les croulants. C'est pour qu'ils obtiennent leur ticket vers le paradis.J'ai plié le tapis et rangé le Coran.Si tous les Algériens avaient entendu le conseil de ma mère, ils auraient épargné à leur pays une décennie de sang et de folie.Je ne suis d'aucune religion. Je suis de la religion de ma mère. " * Son père a perdu la raison. Son frère dérive vers le djihadisme. La fille qu'il aima se prostitue. Le pays que retrouve Mirak, après des années d'exil, est méconnaissable. L'Algérie avait le visage de sa mère. Aujourd'hui, ses traits sont déformés par la violence et la folie. Mais, au sein du chaos, ils n'ont rien perdu de leur âpre beauté. Elle éclate dans ce roman picaresque, comme aveuglé d'images.
| Nombre de pages | 180 |
|---|---|
| Date de parution | 04/10/2017 |
| Poids | 237g |
| Largeur | 141mm |
| EAN | 9782359052664 |
|---|---|
| Titre | La religion de ma mère |
| Auteur | Akouche Karim |
| Editeur | ECRITURE |
| Largeur | 141 |
| Poids | 237 |
| Date de parution | 20171004 |
| Nombre de pages | 180,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Déflagration des sens
Akouche KarimRésumé : Après La Religion de ma mère (" absolument magnifique et terrible ", Arnaud Viviant) et Allah au pays des enfants perdus, Karim Akouche continue à démontrer les scléroses de la société algérienne dans ce quatrième roman. L'Algérie bouillonne. Le peuple rumine sa colère. Pour étouffer toute révolte, les autorités arrosent les jeunes de l'argent du pétrole. Kamal Storah, alias Kâmal Su^tra, obtient, après une longue période de chômage, une subvention de l'Etat et achète un minibus. Quelques mois plus tard, c'est la désillusion : il n'y a plus de passagers. Kâmal décide de transformer son minibus en bordel ambulant. Dénoncé par les islamistes, traqué par la police, il fuit vers le Sahara... D'une plume cru^ment réaliste, Karim Akouche use et abuse du droit au blasphème. Son roman, haut en couleur et en révolte, raconte une jeunesse frustrée et sans repères, dans une Algérie schizophrène, suspendue entre archai ? sme et rêves de liberté.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -

Lettre à un soldat d'Allah. Chroniques d'un monde désorienté
Akouche KarimRésumé : L'islam, l'islamisme et leurs avatars, la laïcité et ses ennemis, la gauche et ses errances, l'Algérie et ses démons, la crise de la citoyenneté, l'ultra-consumérisme et le règne du spectacle, les conséquences des "printemps arabes"... autant de thèmes abordés dans les textes de combat et de réflexion rassemblés dans ce livre. Leurs titres annoncent la couleur : "Déchire ton niqab", "Les faux humanistes et les idiots utiles de l'islamisme", "Portrait de l'islamiste en fossoyeur du monde", "Prêcheurs de haine, je vous emmerde", "L'Algérie arabe est une imposture"... Point d'orgue de ce recueil, une "Lettre à un soldat d'Allah" adressée à un jeune homme conquis par l'idéologie djihadiste, que l'auteur questionne d'un "tu" assassin.ÉPUISÉVOIR PRODUIT18,00 € -

Allah au pays des enfants perdus
Akouche KarimRésumé : "Une parole forte... essentielle", Le Devoir Un demi-siècle après une indépendance ratée, trois jeunes Algériens frustrés, mais pleins de projets et d'humour, discutent sans tabou dans une grange ou près d'un cimetière : Ahwawi, star montante de la chanson kabyle, son complice Zar, ingénieur, et Zof un berger. Les deux premiers sont désillusionnés par un pays, l'Algérie, qui tue toute créativité et tout espoir : après avoir lutté vainement contre l'hydre à deux têtes (le pouvoir et les islamistes), ils contactent le Caporal, un passeur perfide et déroutant ; tandis que Zof, en patriote intransigeant, refuse de les suivre. Prisonniers d'un système cynique et corrompu, l'ingénieur et le chanteur devront se battre désespérément. Roman de l'oisiveté involontaire, de l'ennui et du blocage, Allah au pays des enfants perdus dépeint avec un réalisme cru une jeunesse sans avenir qui étouffe, n'ayant d'autre perspective que l'obscurantisme ou l'exil.ÉPUISÉVOIR PRODUIT15,00 €
Du même éditeur
-

L'odyssée de Jean Malak
Mallat NabilEn 2004, dans le cadre d'un programme mené par le National Geographic en Méditerranée, Jean Malak et ses amis, Abdel Latif et Majid, eux aussi étudiants en archéologie à l'université américaine de Beyrouth, se soumettent à un test ADN pour connaître leurs origines. Ils sont tous les trois de confession différente et le résultat des tests va encore élargir le fossé. D'autant que l'amitié entre Abdel Latif et Majid est compromise par des différends d'ordre politique et personnel... Grâce à la belle Chams, chercheuse en médecine, Jean obtient, à l'été, un poste de volontaire sur un site de fouilles dans sa ville natale, Byblos, le berceau de l'alphabet. La directrice, Eléni, archéologue crétoise, d'abord distante, se rapproche peu à peu du jeune homme. Ensemble, ils ne tardent pas à découvrir une bague en or, source d'une grande inquiétude pour Jean : Eléni pourrait se servit du bijou pour remettre en cause l'histoire de la Phénicie. Jean en est presque inconsolable... Cette découverte est bientôt balayée par le souffle de l'Histoire. Le 14 février 2005, à Beyrouth, l'ex-Premier ministre Rafic Hariri est assassiné lors d'un attentat. Face à la violence, Jean et ses amis découvrent que le passé ne fait pas toujours l'histoire et qu'ils devront désormais affronter leur destin en restant fidèles à leurs racines. C'est le début, pour Jean Malak, d'une nouvelle odyssée...Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER22,00 € -

Alphonse Boudard. Une vie à crédit
Chabrol DominiqueDe la misère noire aux honneurs de l'Académie française, en passant par le sanatorium, la prison, la Résistance et le cinéma, sa vie fut le meilleur de ses romans. Vingt ans après sa disparition, voici la biographie définitive d'un prince de l'argot, du braquage et du roman noir, enrichie de documents et de photos inédits. ALPHONSE BOUDARD, une vie à crédit Alphonse Boudard (1925-2000) n'était pas un auteur " convenable ". Né de père inconnu, confié dès sa naissance à un couple de paysans, il a connu la misère sous l'Occupation, avant de rejoindre la Résistance et de participer à la libération de Paris. Il fera tout pour échapper à l'usine, et ses mauvaises fréquentations le conduiront une première fois en prison, d'où il sortira gravement malade. Pendant près de dix ans, il alterne les séjours dans des cellules putrides et les salles communes de sanatoriums. Il y connaîtra la plus noire débine et les mauvais traitements. Mais il y croise aussi les vedettes des faits divers de l'après-guerre et y lit les meilleurs auteurs. Au fond du trou, entre deux hostos, deux condamnations, il trouvera la force de devenir écrivain en publiant La Métamorphose des cloportes (1962), futur classique du film policier. Deux romans autobiographiques, La Cerise (1963) et L'Hôpital (1970), feront de Boudard un auteur populaire, salué par la critique et distingué enfin par l'Académie franc ? aise avec Mourir d'enfance (1995). Ce maître de l'argot et du bitume parisien y tire de l'ombre toute une galerie de laissés-pour-compte, de tueurs et de demi-fous, avec un parti pris : faire sourire des plus terribles histoires. Démêlant le vrai du faux de cette existence soigneusement romancée, Dominique Chabrol retrace le parcours d'un gamin de Paris devenu l'inventeur de sa propre vie - dont quelques-uns des personnages se nommaient Céline, Paraz, Gabin, Ventura, Simenon, Brassens, Audiard ou Nucéra.ÉPUISÉVOIR PRODUIT24,00 € -

Indigne
Chabaud Cécile ; Despaux GeorgesRésumé : Une figure ambigüe de la Seconde Guerre mondiale, de la Milice aux camps de concentration Le 6 décembre 1945, au palais de justice de Pau, s'ouvre un procès complexe : Georges Despaux, rescapé d'Auschwitz et de Buchenwald, était-il collabo ou résistant ? Cet adhérent du P. P. F. de Jacques Doriot était-il en sous-main membre de l'Intelligence Service ? Doté d'une plume agile et d'un coup de crayon stupéfiant, Despaux doit-il être jugé à l'aune de ses articles antisémites ou de ses dessins de la vie dans les camps, qui constituent un témoignage d'une humanité bouleversante ? Ces questions agitent David, galeriste dont le père a été l'ami de Despaux. David n'aura de cesse d'enquêter pour comprendre. Quitte à douter de ses propres certitudes... Un roman intense, construit en trois temps - le procès de Pau, la déportation, l'enquête de David -, qui interroge sur un personnage énigmatique et contrasté, reflet de ce que l'homme porte en lui de plus contradictoire.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER20,00 € -

La lessive du diable
Confiant RaphaëlRésumé : En 1941, l'île de la Martinique, colonie française, passe brutalement à l'heure de Vichy. Pour ses habitants, l'ordre nouveau a un nom : celui de l'amiral Robert, représentant de Pétain. C'est le début des années noires. Alors que l'île s'apprête à accueillir son nouveau maître, Mano, nègre-marron, ouvrier agricole, se rend coupable du meurtre d'un béké - un Blanc - propriétaire d'une plantation de canne à sucre. Ce geste n'a rien de politique. Pourtant, recherché par la police, Mano est à la fois un criminel en fuite et, par la force des choses, un rebelle. Un "dissident ". Car fuir la justice des hommes et l'ordre colonial, à la Martinique, c'est immanquablement chercher à passer à l'ennemi - l'une des îles des Caraïbes sous contrôle anglais. Comment s'échapper de la barrière naturelle que dressent les récifs et les fûts de canne qui, depuis des siècles, font le malheur de tout un peuple ? Comment quitter la terre à laquelle on appartient sang et âme ? A la fois récit historique et roman, La lessive du diable est le cri de rage d'un hors la loi décidé à ne pas se soumettre à l'injustice.ÉPUISÉVOIR PRODUIT14,70 €
