Marché et profit au 3ème siècle hégirien (816-912). L'économie, une science sans pitié
Akalay Omar
L'HARMATTAN
19,00 €
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EAN :9782343125282
3e siècle hégirien, siècle de haute culture marqué par les traductions des grands ouvrages grecs ; siècle marqué aussi par l'émergence du sunnisme, toute nouvelle lecture du Coran. Les deux courants rivalisent et s'interpénètrent. Le sunnisme se manifeste par la collecte des propos du Prophète qui ne font pas partie de la révélation. Ces propos sont triés et classés par thème. L'auteur s'intéresse ici aux propos réunis sous le titre du Livre du commerce. Une doctrine de l'économie marchande et du statut des marchands est instituée ; elle s'oppose aux stipulations de Platon et d'Aristote ; elle est critiquée par les héritiers des grands maîtres grecs. Les sunnites construisent la doctrine idéale du marché. La liberté du marché fonde la liberté du marchand. Mais se heurtent à la difficulté de définir le profit. Il sera normalisé par un transfert vers les plus démunis. Pour ce faire, un seuil de pauvreté est fixé en nature et en monnaie. Le principe est qu'il n'existe pas de juste prix et donc pas de profit juste.
Nombre de pages
156
Date de parution
15/12/2017
Poids
197g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782343125282
Titre
Marché et profit au 3ème siècle hégirien (816-912). L'économie, une science sans pitié
Auteur
Akalay Omar
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
197
Date de parution
20171215
Nombre de pages
156,00 €
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De l'historien anglais Moses I Finley: "Quel que soit le nombre d'esclaves-femmes qu'un historien puisse recenser dans les harems du califat de Bagdad, elles ne comptent pour rien au regard du fait que la production agricole et industrielle était dans une large proportion le fait d'hommes libres". Hommes libres. Tel est le thème central de cet essai. Nous allons interroger le Coran sur ce sujet: la liberté. La lecture que je propose ici est simple. Il s'agit d'ignorer les circonstances historiques de la révélation de chaque verset et de faire une lecture qui soit intelligible d'une manière moderne; il n'y a pas une autre manière de le lire, d'ailleurs; cette lecture moderne est dialogue; l'un des partenaires vit et, par la seule vertu de son existence, il comprend d'une manière contemporaine.
La pensée économique de l'Islam du VIIIe au XVe siècle demeure de nos jours encore largement méconnue. J.A. Schumpeter n'a pas hésité à qualifier cette période de "grand vide". Tout au plus, nombre d'auteurs accordent-ils le mérite à l'Islam d'avoir traduit la pensée grecque. Pourtant la réflexion économique arabo-musulmane va bien au-delà d'une simple médiation de la pensée d'Aristote ou de Platon. L'examen des textes arabes de l'Islam montre, par exemple, que la loi de l'offre et de la demande n'avait plus de secrets, ou presque, pour un Ibn Taymiya (1263-1328) ou un Al-Tilimsani (XIVe-XVe), et que la "mauvaise monnaie chassait la bonne" disait déjà Al-Maqrîzi (1364.1442). Des auteurs, comme AI-Muqaffa (720-756 / 757), Abu Yousuf (731-798) ou Al-Mâwardi (974-1058), avaient déjà constaté que "trop d'impôt tuait l'impôt", ce que, un peu plus tard, Ibn Khaldûn (1332-1406) allait intégrer dans une magistrale étude dynamique des sociétés. La contribution de l'Islam à l'élaboration de la pensée économique est réelle et novatrice dans bien des domaines. Cet ouvrage a pour ambition de présenter méthodiquement les grandes idées économiques développées par quelques-uns des grands auteurs arabo-musulmans du VIIIe au XVe siècle, et constitue en cela une introduction à l'histoire de la pensée économique de l'Islam.
Azed, la narratrice de ce roman, tien en haleine l'homme qui veut la posséder « légalement » avant de la répudier, en lui racontant nuit après nuit, les mésaventures amoureuses d'un autre homme ? Mokhtar ? victime de sa quête effrénée du plaisir. A l'obsession amoureuse des hommes répond dans ces pages la ruse des femmes qui, au bout du compte, mènent le jeu et triomphent des conventions sociales qui font d'elles les victimes désignées de la misogynie ambiante. Conte libertin à la crudité dévastatrice, Les Nuits d'Azed applique au monde arabe contemporain le thème et la technique narrative des fameuses Mille et Une Nuits. Au-delà de l'érotisme, derrière la bonne humeur d'un récit à rebondissement mené tambour battant, se lit un portrait sans complaisance d'une société moderne du Maghreb, habitée par le machisme, minée par la corruption et soumise à l'arrogance des « nouveaux riches ».