Aït-Touati Frédérique ; Arènes Alexandra ; Gregoir
B42
25,00 €
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EAN :9782490077106
Ce livre raconte l'exploration d'une terre inconnue, la nôtre. A la suite des voyageurs de la Renaissance partis cartographier les terra incognita du Nouveau Monde, Terra Forma propose, cinq siècles plus tard, de découvrir une autre Terre, ou plutôt de redécouvrir autrement celle que nous croyons si bien connaître en partant du constat que si les transformations récentes des conditions d'habitabilité du monde sont si difficiles à percevoir, c'est parce que les représentations disponibles sont trop abstraites, lointaines, et dans une certaine mesure trop stables. En proposant une extension du vocabulaire cartographique, ce livre est un manifeste pour l'imagination géographique, et, ce faisant, politique. Si certains des phénomènes auxquels nous assistons (érosion des sols, épuisement des ressources, accélération des espaces-temps urbains, intensification des zones polluées) nous échappent par leur échelle, leur durée, leur ampleur, c'est par le développement de nos techniques de représentation que l'on peut espérer mieux les comprendre. En mettant en "cartes" certaines propositions des sciences du Système-Terre et de la pensée écologique contemporaine, Terra Forma permet de mieux saisir leur portée politique. Les sept chapitres du livre sont des points de vue sur la réalité, de possibles visions du monde esquissées par différents prismes, comme autant d'instruments optiques : par les profondeurs, par les mouvements, par le point de vie, par les périphéries, par le pouls, par les creux, par les disparitions et les ruines. Ils produisent des savoirs situés, incarnés. Ecrit sur le mode du récit d'exploration, ce livre se veut aussi un manuel de dessin, dont on pourra essayer les techniques sur divers terrains dans le but de constituer progressivement et collectivement un atlas d'un nouveau genre. Travail expérimental à six mains, Terra Forma est le résultat d'une expérience collaborative entre deux architectes dont la pratique se trouve à la croisée des questions de paysage et de stratégie territoriale (Alexandra Arènes et Axelle Grégoire) et une historienne des sciences (Frédérique Aït-Touati). Terra Forma réunit l'histoire spatiale, la représentation cartographique, la conception projective pour tenter de renouveler notre imaginaire géographique et nos manières de voir et de comprendre un monde en plein bouleversement.
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Nombre de pages
191
Date de parution
12/04/2019
Poids
552g
Largeur
169mm
Plus d'informations
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EAN
9782490077106
Titre
Terra Forma. Manuel de cartographies potentielles
Auteur
Aït-Touati Frédérique ; Arènes Alexandra ; Gregoir
Editeur
B42
Largeur
169
Poids
552
Date de parution
20190412
Nombre de pages
191,00 €
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Nous sommes dès notre plus tendre enfance invités à penser qu?un fossé sans fond sépare à jamais les « scientifiques » des « littéraires ». Cette idée est d?autant plus infondée qu?à ses origines, il y a tout au plus quatre siècles, la science s?est construite grâce à des stratégies rhétoriques et littéraires, l?usage de la fiction en particulier: certains textes savants de l?époque sont à mi-chemin entre le récit d?aventures et la fable utopique. De ce paradis de l?imaginaire scientifique nous sont parvenus d?étranges récits de voyages sur une Lune peuplée de « Lunariens », d?anges et de démons, récits dont le but, très scientifiquement prosaïque, était de voir la Terre tourner, conformément à ce qu?impliquait la théorie de Copernic. Mais cette science romanesque fut de courte durée: dès la fin du siècle, les envols poétiques de Kepler, Wilkins et Cyrano étaient entravés par les exigencesrationalistes de Fontenelle et de Huygens. Encore fructueuse deux siècles plus tard, pendant l?âge d?or de la vulgarisation des sciences que fut le XIXe siècle, l?ancienne alliance entre science et littérature s?est aujourd?hui dissoute: la littérature ne s?empare que très marginalement des avancées scientifiques et la science, y a-t-il lien de cause à effet? souffre à l?évidence d?un certain tarissement de ses sources d?inspiration. Peut-être ses tenants n?ont-ils pas assez lu Kepler et Cyrano, qui constituent pourtant, quatre siècles après, un véritable bain de jouvence. A mi-chemin entre l?histoire des sciences et l?analyse littéraire, un essai original et très fouillé (notes et références) sur un thème hélas toujours actuel: le fossé entre les « deux cultures ».
Résumé : Une machine organisant l'intégralité des savoirs, une île entièrement contrôlée par les techniques humaines, une théorie expliquant tout ce qui semble incompréhensible : les inventions des premiers modernes sont des tentatives de totalisation, des dispositifs matériels ou spéculatifs pour tenter de saisir ce qui nous échappe - les puissances de la nature, la multiplicité des êtres. Mettre le monde au creux de sa main, dans sa pensée ou sur une scène sont des manières de ramener l'immense à notre mesure. Confrontés à un monde qui n'a plus ni bornes ni centre, les philosophes, artistes et savants du XVIIe siècle inventent des petits théâtres pour échapper au vertige. Dans des lieux imaginaires ou réels, ils fabriquent la " nature " - cette singulière conception d'une scène séparée de la scène humaine, peuplée de forces incontrôlables qu'il faut apprivoiser, imiter, voire maîtriser pour pouvoir ensuite les mettre au service des puissants. C'est là que s'invente en partie l'étrange cosmologie des modernes. En observant l'intrication étroite entre les scènes esthétiques, scientifiques et politiques au tournant du XVIe et du XVIIe siècle, cette enquête envisage la rupture de la modernité occidentale et son épuisement à partir de quelques-uns de ses lieux et artefacts. La Terre reste insaisissable sans les outils, organon, images, scènes et récits que nous ne cessons de fabriquer. On peut aujourd'hui tenter de les réinterpréter, non comme les responsables de nos dérives anthropocéniques, mais comme des petits mondes clos pour tenter d'habiter le chaos du monde.
Alors que les travaux de Kepler, Galilée et Newton révolutionnent la perception du monde, les astres et autres objets célestes échappent largement à la connaissance. Comment décrire ces réalités lointaines, comment y accéder en pensée ? Au XVIIe siècle, la fiction devient l'outil nécessaire pour dépasser les limites des premiers télescopes et fournir à la science les moyens de se forger une nouvelle représentation du cosmos. A la mathématisation du monde et au développement des disciplines expérimentales se joignent ainsi les récits de voyages lunaires, les fables sur l'art de voler et l'éloquence du merveilleux. A la croisée des études littéraires et de l'histoire des sciences, ce livre publié en 2011 a marqué un tournant dans la discussion contemporaine sur les pouvoirs de la fiction. En montrant comment les arts ont nourri le développement de la science moderne, Frédérique Aït-Touati redéfinit radicalement les liens entre deux cultures loin d'être antagonistes : mues par la même curiosité exploratoire, science et fiction apparaissent étroitement enchevêtrées dans leur pensée et leurs modes d'action. Un ouvrage désormais classique sur la puissance cognitive de la littérature et l'audace imaginative de la science.
Bruno Latour inspire depuis plusieurs décennies le travail de philosophes, historiennes et historiens, sociologues, éthologues, anthropologues et artistes dans le monde entier. Face à Gaïa occupe une place particulière dans son oeuvre : ce livre appelle à une réaction au-delà de la simple assimilation théorique. Ce qui a l'apparence d'une question purement scientifique est en vérité un différend d'ordre politique. L'hypothèse Gaïa de Lovelock et Margulis représente l'effort pour reconnaître que la Terre est un sujet qui agit et intervient avec force dans notre histoire. Nous sommes moins sur la Terre que face à elle. La question écologique est moins celle du respect du vivant que celle de l'acceptation et de la représentation de l'actrice politique par excellence : notre planète. Reconnaître sa puissance d'agir signifie faire coïncider la protagoniste de l'histoire de la vie avec sa scène. Autour de ce défi, des spécialistes de différentes disciplines scientifiques et artistiques se sont réunis. Chacun des auteurs raconte sa rencontre avec une des propositions contenues dans Face à Gaïa, comment elle l'a interrogé, bouleversé, voire contrarié. On ne fera face à Gaïa qu'en entremêlant les savoirs issus de l'exploration de cette " zone critique " (autre nom de Gaïa), les performances des artistes, la philosophie, la métaphysique et la théologie. Gaïa en sort encore plus fascinante, provocante et menaçante.
Comment le logo du Centre Pompidou a-t-il été créé? Une théorie urbaine peut-elle s'exprimer dans la conception matérielle d'un livre ? Le design graphique a-t-il servi la cause des femmes ? Les textes réunis ici racontent des histoires de signes et d'objets : identités visuelles, affiches et imprimés divers, livres, pochettes de disques ou caractères typographiques. La production de nombreux graphistes est examinée à travers des champs variés, de l'architecture au jazz, de l'art contemporain à la littérature en passant par l'édition pour la jeunesse. Composant majeur de la culture visuelle contemporaine, le design graphique façonne notre environnement : il requiert donc la plus grande attention.
Largement tributaire des possibilités qu?offrent la photographie, la programmation, les procédés d?impression, de diffusion, de reproduction, notre environnement visuel est traversé de part en part par la technique. Pourtant ces opérations sont bien souvent maintenues dans l?ombre de questions plus nobles portant sur les graphistes, leurs démarches et les formes qu?ils produisent. Le rôle historique et opératoire de la technique ne semble pas encore avoir été étudié dans le champ du design graphique avec autant d?assiduité que dans d?autres domaines. Les différentes contributions de cet ouvrage montrent selon plusieurs éclairages complémentaires, que la technique n?est pas réductible à des opérations quantifiées ou à des objets fonctionnels, mais qu?elle revêt plus largement une dimension anthropologique beaucoup plus ancienne et profonde que ce que nos environnements technologiques ne laissent imaginer. La technique croise des pratiques, des normes, des habitudes et des « manières de faire », c?est-à-dire tout une somme de choses qui font partie intégrante des processus de création sans forcément y apparaître explicitement. Interroger la fabrication, la conception et les outils en design graphique, c?est tenter de redonner une lisibilité à ces questions pour mieux comprendre les formes visuelles de notre environnement quotidien. Cet ouvrage témoigne de la multiplicité des approches possibles sur le sujet et de la fertilité d?une thématique qui reste encore largement à défricher, au croisement du design, des études visuelles et des humanités numériques.Table des matières : sommaire Introduction Quelques éclairages non techniques sur la technique Vivien Philizot Mémoire des techniques Trous de mémoire Témoignage de Jean-Noël Lafargue Les révolutions techniques et leurs conséquences sur le dessin de lettres Indra Kupferschmidt Politiques numériques Faire avec ? Pour une pratique informée des programmes Kevin Donnot Le design de la transparence : une rhétorique au c?ur des interfaces numériques Loup Cellard, Anthony Masure Pourquoi le design. Une évidence problématique dans le domaine des humanités numériques Nicolas Thély Dynamiques visuelles Le regard captif. Montage et économie de l?attention, aux origines du concept moderne de graphisme Max Bonhomme Du diagramme circulaire au réseau : comment bien digérer un camembert ? Fabrice Sabatier Formes de l?invention Formes, concepts, matières : quels place et rôle pour le numérique et la technique Bruno Bachimont La technique est-elle sédimentaire ? Entretien entre Pierre-Damien Huyghe et Vivien Philizot Conclusion Design graphique. Projet pour un glossaire Vivien Philizot
S'appuyant sur le postulat de Jürgen Habermas selon lequel lamodernité est un "projet inachevé", Robin Kinross situe lesdébuts d'une véritable pratique moderne de la typographie auxalentours de 1700, avec la publication, en Angleterre, dupremier traité de typographie, les Mechanick exercises (1683-1684) de Joseph Moxon, et la création du romain du roi enFrance. Il livre ici une histoire de la typographie moderneenvisagée dans un sens large, bien au-delà du modernismeformel, en privilégiant les démarches et les praticiens qui, enEurope ou aux Etats-Unis, ont su articuler savoir et pratique, àl'instar des réformateurs anglais ou des membres de lanouvelle typographie. En prenant en compte les avancéestechniques et le contexte dans lequel les typographes opèrent,Robin Kinross met ainsi l'accent sur les aspects sociaux,politiques, techniques et matériels qui informent leur pratique.L'originalité de cet essai se situe à plusieurs niveaux: récitvivant et critique des développements de la typographie aucours des siècles, il est enrichi par des exemples représentatifs,rarement montrés auparavant, et propose une ouverture pourd'autres investigations.
Je rédigeais mon blog toujours la nuit, au terme de journées souvent très remplies. L'urgence et la fatigue me plongeaient dans un état propice à la rêverie et aux associations d'idées, frisant souvent le coq-à-l'âne mais aussi dans un sentiment de naïve insouciance qui me permettait d'écrire ce qui autrement m'aurait semblé presque impudique : j'y partageais ma méthode, mes influences visuelles, littéraires - toutes choses que j'aime lire chez les artistes qui les dévoilent." Paul Cox. Les pages de ce livre reproduisent sous une forme légèrement raccourcie et modifiée, un blog publié par Paul Cox en 2005 à l'occasion de son exposition "Jeu de construction" à la Galerie des enfants du Centre Pompidou.