Un train où s'entassent des orphelins arméniens débouche soudain de l'obscurité d'un tunnel sur les hauteurs lumineuses qui surplombent la mer. C'est le premier souvenir de Vahé Tcheubjian, qui quarante ans plus tard, dans la Beyrouth heureuse des années 60, se rappelle son arrivée au Liban. D'autres souvenirs remontent peu à peu : ceux de l'orphelinat, le Nid d'Oiseaux, soumis à la loi du plus fort, où les lambeaux du peuple assassiné apprennent bien vite à devenir à leur tour des tortionnaires. Commence alors la longue dérive hallucinée du anti-héros adulte, enfant du viol, le Turk dog sans racines qui erre entre fantasmes et traumatisme dans la ville prospère et insouciante du Levant. Animé par une écriture au lyrisme cruel, Le garçon qui rêvait le jour explore en une introspection puissante et sans limites les méandres d'un esprit en quête d'origine.
Nombre de pages
221
Date de parution
08/04/2014
Poids
350g
Largeur
143mm
Plus d'informations
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EAN
9782940406692
Titre
Le garçon qui rêvait le jour
Auteur
Aharonian Marcom Micheline ; Festa Georges
Editeur
METISPRESSES
Largeur
143
Poids
350
Date de parution
20140408
Nombre de pages
221,00 €
Disponibilité
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Les nouvelles de ce recueil ont été écrites entre 1898 et 1902 et d'abord publiées en revue à Genève, au moment où l'auteur est en Europe et se confronte à l'intelligentsia francophone. Ces textes, toujours inspirés d'événements réels, brossent une large fresque sur la vie quotidienne des villages arméniens de l'Empire ottoman après les massacres perpétrés sous Abdul-Hamid. C'est un précieux témoignage, teinté de réalisme, où se mêlent des éléments poétiques, historiques, sociologiques et ethnologiques, avec en filigrane les signes précurseurs du génocide. Toute l'?uvre de Aharonian est marquée par sa communion avec la population. Ses descriptions et ses notes reflètent les émotions populaires spontanées et communicatives et ses textes ont toujours un caractère mobilisateur : comme de nombreux écrivains et journalistes de l'époque, il contribua à la résistance, en mettant en garde des générations entières sur le désastre annoncé.
A l'intérieur du protestantisme évangélique français, les frères larges, qui se distinguent des frères étroits dénommés darbystes, représentent une dizaine de milliers de partisans, membres inscrits ou simples sympathisants. Ils se rattachent en principe aux Communautés et Assemblées Evangéliques de France (CAEF). Leur implantation a débuté dans la seconde moitié du XIXe siècle, et s'est faite principalement par l'action conjuguée d'évangélistes suisses et britanniques. Précisément, c'est cette trajectoire que le présent ouvrage se propose d'examiner d'un point de vue socio-historique. Il ressort notamment que les frères larges, forts de leur expérience individuelle de la conversion, ne cessent de se prodiguer pour faire des prosélytes, qui adoptent alors un ethos à la fois exaltant et exigeant. Or, jusque dans l'entre-deux-guerres, les convertis apparaissent d'extraction plutôt modeste ; le recrutement se diversifie par la suite. Collégialité du ministère de la parole et anticléricalisme péremptoire obligent, toute l'animation des communautés ecclésiales des frères larges révèle par ailleurs une insigne disposition égalitaire et un mépris du formalisme pincé. Ainsi perdure, non sans concessions désormais, une certaine réticence à l'égard du pastorat classique. Du reste, à l'échelle nationale, si l'évolution globale des CAEF pointe bien vers une honnête structuration dénominationnelle, elle n'efface pas encore la mémoire de leur originelle inappétence à jouer le jeu prétendu mondain de la confessionalisation du christianisme. De façon générale, même s'ils ont bien entrepris quelques oeuvres sociales, c'est au siècle futur que les frères larges cherchent avant tout à s'atteler.