Une histoire de famille, encore une direz vous, confrontée à la volonté d'une ascension sociale dans la jeune Allemagne de l'après guerre de 1870, emigrante pour le Mexique de Porfirio Diaz, se mètissant dans le fracas des Révolutions et contre révolutions, revenant dans la vieille Europe, à Berlin, en 1932, s'y épanouissant jusqu'en 1943, passant par la Suisse pour s'installer en France en 1947. Dans cette famille, l'histoire d'une femme, ma mère, croisant des évènements historiques exceptionnels sans avoir l'air d'en être affectée, comme c'est le cas pour beaucoup et de tout temps. Un conte ordinaire, adressé à une part d'enfance plus ou moins enfouie en chacun, construite sur la trame choisie par Johannes Brahms pour son requiem allemand. La nouvelle collection Ombre & Lumière publie des récits et des mises en fiction témoignant des enjeux de l'entrée dans une psychanalyse, de l'univers de la cure, de ses impasses et trouvailles ainsi que des processus transférentiels qui donnent naissance au sujet et à son histoire.
Nombre de pages
124
Date de parution
23/05/2018
Poids
300g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782918394549
Titre
Mon requiem allemand
Auteur
Affolter Isabelle
Editeur
CREPUSCULES
Largeur
140
Poids
300
Date de parution
20180523
Nombre de pages
124,00 €
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Dans les années 1980, des centres d'accueil pour femmes victimes de violences conjugales fleurissent sur le territoire. Chaque institution est marquée par les circonstances de sa naissance et par les hommes et les femmes qui la font vivre, qu'ils soient professionnels ou usagers. Ce livre raconte l'histoire d'un lieu, les histoires des femmes qui y sont passées plus ou moins rapidement, qui y ont vécu parfois longtemps : histoires de rencontres, de vie, d'amour, de folie, de mort.
Cet essai fait autre chose avec la psychose que l'attendre en embuscade et la névrotiser de force. Autre chose avec la Chose-psy que la combattre pour la réduire, l'accommoder par un discours, lui passer la camisole. La pratique implique un détour : tout réinterroger et changer de référentiel. Peut-être aussi changer de mots. Comment se manient dans la rencontre ces images résiduelles, ces inquiétantes étrangetés, morceaux de réel effractants, ces repérages élémentaires qui surgissent et s'actualisent en désordre ? Comment manoeuvrer dans le transfert psychotique ? Comment la Chose-psy, dans sa radicalité, viendrait-elle à faire transfert, et tendre pour une écriture à venir ? En livrant ici les concepts opératoires de sa pratique, Daniel Bartoli témoigne de son engagement auprès des patients, et de la tâche quotidienne de construire avec eux un récit. Il s'oppose violemment à la ségrégation des " malades mentaux ". Cyrille Deloro
Il faut trois notes pour que l'on parle d'harmonie musicale, trois tons primaires pour atteindre l'harmonie colorée, et le triangle oedipien pour humaniser un sujet psychique. Cette insistance du trois n'a rien à voir avec le hasard, ou alors Dieu joue trop bien aux dés ! Si Freud dépasse la " Clé des songes " pour nous donner l'interprétation des rêves, il nous invite à tenter un regard éloigné sur les théories de la peinture pour démontrer pourquoi la couleur agit, et comment la loi de Chevreul s'enracine dans notre socle psychique. Bref " il y a bien une raison pour que l'on trouve beau ce qu'on trouve beau. " Vincent Van Gogh
Le non-advenu dans le temps de vie des parents transmet à l'héritier des apatrides, non pas la mémoire de ce qui a été perdu, mais surtout la perception d'un empêchement de ce qui, dans la dispersion et l'exil, n'a pu avoir et trouver lieu chez son parent. Cet empêchement ne génère pas une privation, il ne fait pas vivre une frustration à l'héritier, il lui fait vivre inconsciemment la blessure irrémédiable de ce qui, n'ayant pas eu lieu en son parent, s'est transmis tel quel à lui. On peut considérer que ce non-advenu parental est un phénomène proche du non-advenu de soi qui est au fondement de la théorie de l'être chez Winnicott . Son ressenti est bien différent de celui du deuil de l'objet. Prendre en compte ce temps non advenu, c'est donc repérer les effets d'un écrasement de la temporalité qui a barré, chez les survivants, l'élaboration naturelle nécessaire à la maturation des affects et de la parole au profit de l'affrontement immédiat des urgences de la survie.