Au moment de prendre le bain, j'ai enlevé ma montre, une montre offerte par l'homme que j'aime et où l'artiste a inscrit sur le cadran, en demi-cercle, À ce soir. J'ai constaté que le cadran était totalement embué. On dit que la peur crée des sécrétions toxiques. À ce soir était comme effacé. La date, elle, était bien visible. Treize juillet. Dix-sept ans après la mort de Rémi. Le texte qui suit s'est imposé à moi juste après. Il a surgi de la nuit. "Soupçonné d'un complot contre le chef de l'État français, celui que l'on surnomme " le Prince " et dont il fut pourtant l'ami et le confident, le célèbre professeur Mariani, spécialiste de l'Antiquité romaine mais aussi homme de lettres et de femmes, menacé d'arrestation, n'a d'autre choix que la fuite et l'exil. Après trente ans d'absence, son village natal du sud de l'Italie accueille avec chaleur et ironie le retour de l'enfant prodigue. Soudain replongé dans le décor d'une jeunesse passionnée, en quête de l'obsédant souvenir de Laura autrefois aimée d'un amour furieux, Mariani est cependant confronté au fascinant journal d'un scribe gaulois qui accompagna les légions de César. À l'abri, croit-il, des persécutions, Mariani traduit fiévreusement les récits du scribe. Sous la pointe du calame, l'Antiquité déploie ses fastes cruels ; flamboyant et énigmatique, l'imperator, méprisant les signes, ne craint pas les ides de mars. Mais à la nuit tombée, les sicaires du Prince sont embusqués ; déjà dans les rues du village rôdent les chasseurs de manuscrits. Mariani ne voit rien. Il attend Laura...
Nombre de pages
190
Date de parution
16/01/2003
Poids
120g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070426850
Titre
A ce soir
Auteur
Adler Laure
Editeur
FOLIO
Largeur
108
Poids
120
Date de parution
20030116
Nombre de pages
190,00 €
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C'est un carnet de voyage au pays que nous irons tous habiter un jour, cette contrée qu'on ne sait comment nommer : la vieillesse ? Les mots se dérobent. Aurait-on honte, dans notre société, de prendre de l'âge ? Plus de cinquante après l'ouvrage magistral de Simone de Beauvoir sur la vieillesse, je tente de faire éprouver ce qui est l'essence même de notre finitude. Ce livre n'est en aucun cas un guide pour bien vieillir, mais la description subjective de ce que veut dire vieillir, ainsi qu'un cri de colère contre ce que la société fait subir aux vieux. La vieillesse demeure un impensé. Simone de Beauvoir avait raison : c'est une question de civilisation. Continuons le combat ! L. A. Une réflexion sensible et éclairée, un essai percutant. Marie Claire. Les mots de l'auteure sont apaisants. Une belle prose puissante et poétique. Lire. Laure Adler s'attaque à l'un des tabous les plus verrouillés de notre société contemporaine. Les Echos.
Un voyage historique, artistique et féministe. Passionnant. Gala Sélection 2025 du prixJ'aime le livre d'art. Aujourd'hui la virginité est à la fois un tabou, une préoccupation, voire une obsession. Etre vierge alors qu'on ne l'est plus, tout en voulant apparaître comme si on l'était encore, demeure encore un sport de combat pour certaines filles qui courent les cabinets de médecins véreux - la loi heureuse-ment l'interdit depuis 2021 - à la recherche de certificats de virginité. Sou-vent parce que la famille du futur conjoint l'exige. Mais pas seulement. La virginité a le vent en poupe. On veut être vierge, l'affirmer fièrement pour certaines, surtout celles qui ne le sont plus, ou marchander sur les réseaux sociaux le prix de sa perte alors que tout le monde sait que la preuve de la virginité n'existe pas et que la déchirure de l'hymen ne constitue médicalement en aucun cas une preuve. Et pourtant les croyances perdurent, entraînant des pratiques attentatoires à la liberté des femmes. Et pourtant les mythologies de cette fameuse première fois continuent à hanter et à structurer nos imaginaires. LAURE ADLER
Je suis une vieille blanche hétérosexuelle, cisgenre, mère de famille, grand-mère d'origine petite-bourgeoise, appartenant à un milieu privilégié, engagée à gauche depuis des décennies et croyant encore en elle. Autant vous dire que je ne suis pas du tout à la mode. Mais je suis féministe et surtout féministe. Ce livre est un vagabondage, une balade géographique, des instants vécus, des rencontres avec des femmes dites "ordinaires", des conversations avec des jeunes filles, des enquêtes dans le milieu associatif où, chaque jour, des femmes remarquables aident des femmes en difficulté. C'est aussi un voyage littéraire et historique pour tenter d'éclairer ce que fut autrefois être femme et ce que veut dire être femme aujourd'hui. C'est un cheminement, une tentative d'élucidation. " Un manifeste féministe. Pour Laure Adler, lutter contre le fameux ordre des choses, c'est comprendre au fil des pages que l'intime est politique. Ce livre resserré donne l'étendu de cette lutte antique. Lyonel Sasso, librairie Dialogues (Morlaix), Page des libraires. L'écrivaine raconte sa vision d'un combat qui a structuré et structure toujours sa vie. Hélène Fresnel, Psychologies magazine.
Résumé : Design, architecture, photographie... Il est impossible de restreindre le travail de Charlotte Perriand (1903-1999) à un seul domaine d'expression. Créatrice d'avant-garde, elle rejoint dès 1927 Le Corbusier et devient responsable du mobilier et de l'équipement de l'habitation au sein de son atelier de la rue de Sèvres. Dans un esprit résolument opposé aux Arts décoratifs, ils y créeront, en collaboration avec Pierre Jeanneret, des meubles fondateurs du design moderne. Mais au-delà d'une recherche esthétique. c'est une réflexion politique que mène Charlotte Perriand sur l'habitat, notamment sur la place des femmes dans le foyer. Tout au long de sa vie, elle travaillera avec les mêmes exigences : penser L'espace à partir de l'expérience humaine, s'inspirer des modes de vie et des cultures - en particulier japonaise - pour enrichir ses créations, concevoir l'architecture dans le respect de la nature et rendre accessible au plus grand nombre un véritable art de vivre.
Mia, va-t'en et ne rentre pas. Ces histoires de racines, ce n'est rien d'autre qu'une manière de te clouer au sol, alors peu importent le passé, la maison, les objets, les souvenirs. Allume un grand incendie et emporte le feu. " Mia et Inès, enfants de la troisième génération de la famille Belhaj, grandissent dans le Maroc des années 1980 et 1990. Eprises d'indépendance comme leur grand-mère Mathilde, leur mère Aicha ou leur tante Selma, elles font face à un dilemme : pour être libres, faut-il partir ou rester ? Dans l'exil ou dans la solitude, elles devront se faire une place, apprendre de nouveaux codes, affronter les préjugés, le racisme parfois. Troisième et dernier volet du Pays des autres, J'emporterai le feu offre un dénouement splendide à une saga familiale puissamment poétique et romanesque.
Vous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...
Quand la sonnerie a encore retenti, que la porte du box s'est ouverte, c'est le silence de la salle qui est monté vers moi, le silence, et cette singulière sensation que j'ai eue lorsque j'ai constaté que le jeune journaliste avait détourné les yeux. Je n'ai pas regardé du côté de Marie. Je n'en ai pas eu le temps parce que le président m'a dit dans une forme bizarre que j'aurais la tête tranchée sur une place publique au nom du peuple français..."Notes Biographiques : Albert Camus naît à Mondovi, en Algérie, en 1913. Pendant la seconde guerrre mondiale, il intègre un mouvement de résistance à Paris, puis devient rédacteur en chef du journal "Combat" à la Libération. Romancier, dramaturge et essayiste, il signe notamment "L'étranger" (1942) et "La Peste" (1947), et reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Il meurt en 1960 dans un accident de voiture.
Oui, j'y avais repensé. Qu'est-ce qu'il s'imaginait. Je n'avais pratiquement fait que penser à ça depuis ce matin, mais y penser avait fini par prendre la forme d'une ville, d'un premier amour, la forme d'un porte-conteneurs". Le corps d'un homme est retrouvé au pied de la digue Nord du Havre, avec, dans sa poche, griffonné sur un ticket de cinéma, un numéro de téléphone, celui de la narratrice. Convoquée par la police, elle prend le train pour Le Havre, ville de son enfance, de sa jeunesse, qu'elle a quittée il y a longtemps. Durant ce jour de retour, cherchant à comprendre ce qui la lie à ce mort dont elle ignore tout, elle va exhumer ses souvenirs mais aussi la mémoire de cette ville traumatisée par la guerre, ce qui a disparu, ce qui a survécu, et raviver les vestiges d'un amour adolescent.