Le tigre blanc, c'est Balram Halwai, ainsi remarqué par l'un de ses professeurs impressionné par son intelligence aussi rare que ce félin exceptionnel. Dans son Bihar natal miséreux, corrompu et violent, Balram est pourtant obligé d'interrompre ses études afin de travailler, comme son frère, dans le tea-shop du village. Mais il rêve surtout de quitter à jamais les rives noirâtres d'un Gange qui charrie les désespoirs de centaines de générations. La chance lui sourit enfin à Delhi où il est embauché comme chauffeur. Et tout en conduisant en driver zélé, au volant de sa Honda City, M. Ashok et Pinky Madam, Balram Halwai est ébloui par les feux brillants de l'Inde récente des nouveaux entrepreneurs. L'autre Inde, celle des trente-six millions et quatre dieux, celle des castes, des cafards, des taudis, des embouteillages monstres, des affamés, des éclopés et des laissés-pour-compte de la Shining India du XXIe siècle, finit par avoir raison de son honnêteté. Car, de serviteur fidèle, Balram bascule dans le vol, le meurtre et pour finir... dans l'Entreprise... Roman obsédant écrit au scalpel et à même la chair du sous-continent, Le Tigre blanc, conte moderne, irrévérencieux, amoral mais profondément attachant de deux Indes, est l'oeuvre du plus doué des jeunes auteurs indiens. Biographie de l'auteur Né à Madras en 1974, Arravind Adiga vit à Bombay. Le tigre blanc est son premier roman.
Nombre de pages
320
Date de parution
11/09/2008
Poids
404g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782283023327
Titre
Le tigre blanc
Auteur
Adiga Aravind ; Le Goyat Annick
Editeur
BUCHET CHASTEL
Largeur
140
Poids
404
Date de parution
20080911
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Aravind Adiga, né en 1974, est le chef de file de la jeune littérature indienne. Son premier roman, Le Tigre blanc, a obtenu en 2008 le prestigieux Booker Prize (Buchet/Chastel, 2008). En 2011 est paru chez Buchet/Chastel Les Ombres de Kittur. Aravind Adiga vit actuellement à Bombay.
Manju, à peine sorti de l'enfance, ne sait pas trop qui il est. Il sait juste qu'il joue bien au cricket ? mais moins bien que son grand-frère Radha à qui il voue une folle admiration ?, qu'il aime les sciences et qu'il déteste son père. Poussés dès leur plus jeune âge par un père obsessionnel et ambitieux, ces deux frères issus d'une famille pauvre de Bombay, ont rapidement fait sensation dans le monde du cricket. Mais leur spectaculaire ascension ? soutenue par un incroyable entremetteur, Tommy Sir ? et le combat qu'ils mènent pour s'extraire de leur condition va radicalement basculer lorsque Manju se lie avec une autre jeune star du cricket, grand concurrent de son frère. Alors que l'adolescence et les mues qui l'accompagnent questionnent l'identité et les aspirations des deux frères, le lecteur les observent avancer, dans un perpétuel mouvement de balancier : ils gagnent du terrain, en perdent à nouveau, sous le joug d'un père honni qui alimente chez eux un désir de vengeance sans fin. La Sélection est un grand roman d'apprentissage, mais aussi un grand roman sur l'Inde vue et comprise à travers le prisme de ce sport étonnant qui façonne les gloires nationales et les destins universitaires de ses rares élus. On y retrouve le sens de la saga et de la profusion qui avait tant séduit dans Le Tigre Blanc, la rage d'avancer, de sortir de la pauvreté à tout prix ? le tout conté avec un lyrisme tinté de drôlerie, un réalisme aussi et un sens du baroque qui font toute la saveur d'un texte qu'on ne lâche pas.
Poussés dès leur plus jeune âge par un père obsessionnel et ambitieux, Manju et Radha ont rapidement fait sensation dans le monde du cricket. Grâce à ce sport qui façonne les gloires nationales, ils entrevoient un avenir radieux, loin du bidonville de Bombay où ils ont grandi. Mais à l'adolescence, la route du succès devient de plus en plus tortueuse outre leur passion pour le cricket, les deux frères partagent une haine profonde à l'égard de leur père. Lorsque Manju se lie avec une autre jeune star du cricket, grand concurrent de son frère, c'est toute sa famille et son avenir de champion qui menacent de s'effondrer... Après Le tigre blanc, Aravind Adiga livre un roman d'apprentissage puissant, mais aussi un grand roman sur l'Inde, vue et comprise à travers le prisme de ce sport étonnant qui façonne les destins de ses rares élus.
Kittur est une petite ville imaginaire de l'Inde du sud située sur la côte du Karnataka ? entre Goa et Calicut - dont l'auteur du Tigre blanc fait le théâtre de ses dernières histoires. Avec ses castes supérieures et inférieures, ses religions multiples, ses immigrés tamouls, ses enfants des rues, ses rikshawallahs, ses fonctionnaires corrompus, Kittur contient l'Inde tout entière. On y croise Ziauddin, un de ces garçons faméliques qui hantent toutes les gares de l'Inde, Ramakrishna Xerox, arrêté pour vente illégale de photocopies des Versets Sataniques, Shankara, qui fait exploser une bombe dans son école jésuite, Abbasi, propriétaire musulman d'un atelier de AVP A 24/152 Août et septembre 2011 confection qui résiste aux pressions des fonctionnaires corrompus, Soumya, petite fille d'un ouvrier en bâtiment que son père envoie à l'autre bout de la ville chercher sa dose d'héroïne, George D?Souza le jardinier catholique de Madame Gomes, qui peine à établir la juste distance entre maîtresse et serviteur, Murali, le brahmane devenu communiste qui a laissé la vie passer ? Quatorze destinées attachantes, puissantes, envoûtantes, qui incarnent les mêmes enjeux terribles de castes, de classe et de pouvoir que dans Le tigre blanc. Quatorze personnages émouvants, que l'injustice et la misère obligent à accepter l'inéluctable, et dont on suit les épreuves entre 1984 et 1991, années marquantes de l'assassinat d'Indira Gandhi et de son fils Rajiv.
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