Une histoire de la peinture des années 1980 en France
Adamo Amélie
KLINCKSIECK
24,99 €
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EAN :9782252037515
Il est capital de réinterroger la peinture des années 1980, et plus particulièrement le rôle qu'y jouèrent les emprunts et citations. En effet, l'historiographie française les interprète souvent à travers le phénomène international du "retour à la figuration", dont la réception demeure pour l'essentiel négative. Les concepts de "peinture cultivée" et de "postmodernité" véhiculent l'idée de passéisme et d'aliénation de la création. Contre cette vision étroite, il paraît essentiel de reconsidérer la scène française et son dialogue avec l'art du passé à travers une perspective autre. L'étude d'?uvres singulières est ici nourrie par de nombreux entretiens récents avec les principaux acteurs de cette scène, artistes et professionnels du monde de l'art. Cet apport, de même que la distance temporelle, permet de mener une réflexion très originale et plus sereine, qui entend contribuer à la réécriture de l'histoire de l'art de cette fin du XXe siècle.
Nombre de pages
172
Date de parution
04/03/2010
Poids
216g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782252037515
Titre
Une histoire de la peinture des années 1980 en France
Auteur
Adamo Amélie
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
135
Poids
216
Date de parution
20100304
Nombre de pages
172,00 €
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Mises en scène de cadavres ou de chairs en souffrance, les images créées par Vladimir Velickovic génèrent toujours une présence saisissante. Leur expressivité formelle porte l'empreinte d'une mémoire culturelle dont le pouvoir sur l'oeil agit vivement. Ces corps font écho aux motifs traditionnels des gisants et crucifiés, motifs qui, des années 1960 à nos jours, resurgissent, déclinés et interprétés librement comme autant de variations musicales. C'est cette survivance du sacré que prend pour objet le présent essai qui tente d'en cerner les multiples métamorphoses. Si subsistent en effet des schèmes archétypaux, gisants et crucifiés étant perçus comme symbole intemporel de la mort et de la violence subie, ceux-ci n'en demeurent pas moins transformés. Entre la répétition et la différenciation, les traces d'une tradition picturale chrétienne s'y trouvent modifiées dans leurs formes, leurs codes iconographiques et leurs plasticités. Là se joue la force vivante d'un passé qui, greffé aux stigmates d'une histoire et d'une mémoire plus immédiates, réapparaît dans un style singulier dont l'originalité révèle des correspondances avec une civilisation en crise. Civilisation profane au sein de laquelle la conception et la représentation de l'homme tragique ont fondamentalement changé.
Vladimir Velickovic (1935-2019), Serbe naturalisé Français, s'affirme lors de la Biennale de Venise en 1972 comme l'un des plus importants artistes européens. Il offre une alternative au pop art et à l'hyperréalisme qui triomphaient alors. Le Fonds Hélène & Edouard Leclerc pour la Culture organise une rétrospective inédite embrassant la totalité de son oeuvre de peintre et de dessinateur. Velickovic a travaillé pendant deux ans, jusqu'à sa disparition soudaine, en étroite collaboration avec Jean-Luc Chalumeau, commissaire de l'exposition, à cette présentation titrée Legrand style et le tragique. S'y dévoile une peinture de la mort, de l'instant d'avant la mort ou de la souffrance intolérable, qui parvient à son bouleversant témoignage sur la condition humaine grâce à se merise de ce que l'on appelle le "grand style". Peintre sans concession, il n'a atteint ce dernier qu'en méprisant toujours "la beauté petite et brève", selon le mot de Nietzsche. Les contributions originales des auteurs réunis dans ce livre ?Amélie Adamo, Jean-Luc Nancy, Michel Onfray, Gérard Titus-Carmel ? ainsi que les textes présentés en anthologie, et les nombreuses et étonnantes images d'archives rassemblées ici, contribuent à renouveler le regard porté sur un artiste exceptionnel.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.