Le Régiment immortel ou La guerre sacrée de Poutine
Ackerman Galia
1ER PARALLELE
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EAN :9782850611858
Il fallait tout le sérieux de l'historienne et tous les souvenirs d'une Russe exilée en France depuis la perestroïka pour écrire ce livre quasi testamentaire sur la dérive militariste de la Russie de Vladimir Poutine. " Le Journal du dimanche Réédition poche augmentée d'une postface inédite. " Avez-vous entendu parler du fusil de Tchekhov ? Il s'agit d'un principe dramaturgique énoncé par le grand écrivain russe, selon lequel tout détail mémorable dans un récit de fiction doit être nécessaire et irremplaçable. "Si, dans le premier acte, vous dites qu'il y a un fusil accroché au mur, écrivait-il, alors il faut absolument qu'un coup de feu soit tiré avec au deuxième ou au troisième acte. S'il n'est pas destiné à être utilisé, il n'a rien à faire là. ' Le Régiment immortel décrit ce "fusil de Tchekhov' qui, en 2019, était encore accroché au mur. Je décris dans ces pages la formation d'une nouvelle identité russe qui s'organise autour de la victoire remportée à l'issue de la "Grande guerre patriotique' (1941-1945), la création d'un nouveau récit national basé sur de multiples omissions et mensonges, la militarisation de la nation entière - à commencer par les enfants -, les aspirations impérialistes visant à élargir autant que possible la sphère d'influence russe, le culte païen du "peuple éternel et invincible' et la haine de l'Ukraine et de l'Occident. Ce fusil était devant nous. Il aurait dû nous sauter aux yeux. Pourtant, nos politiques n'ont rien vu venir, débattant sereinement avec Vladimir Poutine de la sécurité européenne, multipliant les échanges commerciaux et culturels, sans comprendre que la nuit noire allait bientôt s'abattre sur la Russie, capable d'entraîner dans l'abîme non seulement l'Ukraine, mais également nos autres voisins. L'Ukraine est à feu et à sang, le fusil a servi. " Galia Ackerman, mars 2022 ___________________________________________ " Un livre indispensable pour comprendre les ressorts d'une politique identitaire et belliqueuse. " Michel Eltchaninoff, Philosophie Magazine " A lire absolument si vous vous intéressez à la Russie. " Télématin, France 2 " [Galia Ackerman] démontre comment les "technologues politiques" du Kremlin ont accaparé le Régiment immortel, "apothéose païenne du culte de la nation", pour l'accorder à la nouvelle idéologie de l'Etat russe basée sur un patriotisme effréné et une militarisation sans précédent. " Isabelle Mandraud, Le Monde " Le Régiment Immortel éclaire, à la lumière de sa longue histoire, la "folie ultra nationaliste" d'un pays où règne encore le soviétisme - l'appareil autoritaire -, mais délesté de son essence communiste " Jean-Marie Durand, Télérama " Un livre formidable et passablement inquiétant. [... ] Il faut absolument [le] lire. " RFI " C'est l'évolution de la Russie poutinienne que décrit Galia Ackerman dans un tableau impressionnant et remarquablement documenté. " Etudes " Une enquête intellectuelle passionnante. (...) Courez acheter ce livre lumineux, complet et précis. " Michel Eltchaninoff, Les Nouveaux dissidents " Dans son livre Le Régiment Immortel, l'historienne Galia Ackerman (...) analyse le piège mental créé par Poutine. En réécrivant l'histoire du vingtième siècle, ce dernier a produit la vision délirante d'une Russie combattant de nouveau le "fascisme" en Ukraine -- comme si le fait de revivre, en permanence, la "Grande Guerre patriotique" de 1941-1945 était le seul moyen de rallier son peuple. " Nathalie Nougareyde, The Guardian " Un captivant essai. " L'Express " Dans Le Régiment Immortel, Galia Ackerman revient sur les relations de la Russie à son Histoire, à partir des commémorations du 9 mai, [et] analyse surtout la récupération politique qui en est faite par Vladimir Poutine, plus de 70 ans après. " Olivia Gesbert, France Culture " Un essai profond et instructif. " Laure Mandeville, Le Figaro " L'histoire du Régiment Immortel peut être considérée comme l'allégorie de ce qui est arrivé à la Russie depuis que Poutine y a imposé un tournant politique décisif. " Brice Couturier, France Culture " Le livre de Galia Ackerman permet bien de mettre à nu le travail de construction d'une nouvelle idéologie d'Etat qui est actuellement conduit en Russie, au prix parfois d'une réécriture de l'histoire. " Alain Guillemoles, La Croix " Spécialiste de l'Ukraine, de la Russie post-soviétique et de son idéologie officielle, [Galia Ackerman] analyse dans ce livre passionnant l'utilisation très politique par Poutine de la victoire sur le nazisme. " Politis " Galia Ackerman propose un essai aussi cohérent dans la thèse qu'il défend que large dans les aspects qu'il envisage. " La Vie des idées " Magistral. "The Conversation " (...) Indispensable pour comprendre la Russie actuelle mais aussi pour défaire les rouages de l'idéologie poutinienne. " Emmanuel Languille, Fnac Nantes
Résumé : Depuis quelques années, la Russie orchestre des célébrations de plus en plus grandioses de la "Grande Victoire" de la Seconde Guerre mondiale. Une fois par an, d'interminables cortèges défilent au son de chants patriotiques, un peu partout dans le pays mais aussi à travers le monde. On y brandit des photos de vétérans et on y croise le portrait de Staline. Ces cortèges s'appellent le Régiment Immortel. Pourquoi ces célébrations monumentales, alors que la guerre est terminée depuis plus de soixante-dix ans ? Après la chute de l'URSS, la Russie était devenue une puissance régionale pauvre et mal aimée de ses voisins. Le génie de Poutine a été d'utiliser la victoire contre le nazisme pour rendre aux Russes la fierté de leur passé soviétique, en occultant ses côtés sombres. Le peuple russe, qui a gagné la guerre contre le Mal, devient naturellement l'incarnation du Bien. La conscience nationale ainsi sacralisée, il n'est pas difficile de convaincre le peuple que tous les agissements du régime, quels qu'ils soient (agressions contre l'Ukraine et la Géorgie, abolition de la liberté d'expression et de réunion, assassinats politiques), sont légitimes : le Régiment Immortel ne doit-il pas rester prêt à défendre la Patrie et à écraser ses ennemis ? Fruit d'une vie entière d'observations et de recherches, ce livre nous alerte sur la folie ultra-nationaliste d'un pays qui embrigade ses enfants et militarise la société. L'auteure opère pour ce faire un retour limpide sur la longue histoire messianique de la Russie, racontée avec la rigueur de l'historienne et l'acuité du témoin.
Le 26 avril 1986, le réacteur nucléaire n°4 de Tchernobyl explosait. Cet "accident industriel" sans précédent, qui allait être le point de départ du processus d'éclatement de l'Union soviétique, est encore l'objet d'évaluations controversées.Galia Ackerman s'est rendue en Russie, en Ukraine et en Biélorussie, et a consulté l'abondante documentation disponible en russe. Elle a rencontré plusieurs acteurs politiques et scientifiques de premier ordre, ainsi que destémoins de l'époque. Elle retrace ici de bout en bout l'histoire du "dernier grand chantier soviétique", mettant en évidence la manière tragique dont il a été conduit, depuis la construction de la centrale jusqu'à la "liquidation" de la catastrophe. Plusieurs centaines de milliers de personnes, dont beaucoup sont morts depuis, ont participé à cette opération. Aujourd'hui, huit à neuf millions de personnes vivent encore dans des territoires durablement contaminés par la radioactivité.
Résumé : " Ce que le journalisme littéraire peut faire de meilleur. " La Croix La nouvelle édition augmentée (deux chapitres) d'un livre important, unanimement salué lors de sa parution en grand format. Le 26 avril 1986, le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl explosait. Galia Ackerman fréquente ceux qui sont la mémoire de la catastrophe depuis plus de vingt ans. Avec Traverser Tchernobyl, elle nous emmène dans des lieux inattendus : la plage ensoleillée sur la rivière Pripiat, les forêts habitées par une faune sauvage, le cimetière juif abandonné, les alentours du plus grand radar de détection de missiles intercontinentaux de toute l'URSS, les décharges nucléaires. Elle raconte le vieil homme heureux de sa pêche radioactive, les orphelins irradiés, les vrais et faux héros de Tchernobyl. Un tableau intime du désastre, mais aussi, en creux, de l'ex-URSS et de ce qu'elle est devenue. Un voyage sur une terre fantomatique, dans le monde d'après. " Ici point de poésie des ruines, encore moins de nostalgie du soviétisme (honni dès l'enfance) mais une singulière familiarité. Laquelle ouvre à l'auteure bien des portes (les ressorts de l'administration sont plus affectifs qu'on ne veut le croire) et place le récit dans une grande justesse de ton. " Le Monde " A la fois grave et extrêmement vivant. Un vrai roman russe. " Olivier Barrot, Un livre un jour, France 3 " Un récit pudique et anti-spectaculaire. " La Vie des Idées " Ses pérégrinations [... ] s'avèrent haletantes. Sidérantes, la plupart des rencontres qu'elle y fait. Miraculeuse, son exhumation de la mémoire juive de ce no man's land. Uniques, les pages, plus métaphysiques, où elle dialogue avec certaines figures littéraires, scientifiques et artistiques. " Marianne " Un livre tissé d'humanité, de mots sensibles, de biographies bouleversantes. " Mediapart " Au fil de ces pages qui se lisent comme un roman, le lecteur plonge dans un monde étrange, où tout paraît normal et rien ne l'est vraiment. Se mêlent astucieusement les descriptions et les témoignages avec les analyses sur les conséquences sanitaires, écologiques, économiques et culturelles du désastre. " La Croix " La force de ce récit réside surtout dans les deux grandes qualités de l'auteur, au-delà de ses talents de narration et de description : l'empathie et la volonté de la vérité. " Alternatives Economiques " Ce n'est pas le premier livre que Galia Ackerman consacre au sujet, mais c'est le plus beau. " France Inter
Résumé : NUMERO SPECIAL : CONNAITRE L'UKRAINE Les médias du monde entier parlent de l'Ukraine. Mais sa diversité culturelle, son histoire et sa métaphysique demeurent méconnues. Sept ans après la parution du numéro 57 (Ukraine, une terra incognita en Europe), Galia Ackerman livre ici un dossier qui permet d'appréhender la réalité, plurielle et cohérente, singulière et rattachée à l'universel, de ce pays auquel la Russie de Vladimir Poutine dénie son identité et même son droit à l'existence. Comment, à travers les siècles, l'Ukraine s'est-elle édifiée en affirmant son identité européenne ? Il s'agira, en présentant les moments clés de son histoire, de revenir sur la période lituano-polonaise, sur la démocratie militaire des Etats cosaques, sur l'asservissement sous l'Empire russe ; sur les tentatives ukrainiennes de créer un Etat indépendant dès la fin du tsarisme, sur la destruction systématique de la langue et la culture ukrainiennes sous le régime communiste, sur la renaissance des trente années de l'indépendance. Quelles sont les personnalités auxquelles l'Ukraine doit son destin ? Qui sont les historiens, les politiques, les poètes et prosateurs, les philosophes et les juristes, les artistes et les théologiens qui, de Mykhaïlo Hrouchevski à Piotr Mohyla en passant par Taras Chevtchenko, Lina Kostenko ou encore Viatcheslav Tchornovil, façonnèrent le destin de l'Ukraine ? Semblable à une encyclopédie qui ne dirait pas son nom, où chaque récit sera vivant et livrera des renseignements sous une forme accessible et intéressante, ce numéro inédit espérera combler les lacunes du public français à propos de l'Ukraine.
J'ai entretenu une longue relation avec une femme qui n'eut lieu que sur le papier. Je ne parle pas d'une correspondance amoureuse mais d'une femme dessinée, faite d'encre et d'aplats colorés, que je rencontrais dans un album de bande dessinée. Je lui dois beaucoup et je lui suis reconnaissant d'avoir existé au moment où mon corps, mon esprit et mon coeur maladroitement se construisaient. Apparition fragile, être de fiction, elle me paraissait alors plus vivante que les jeunes filles de chair que je croisais dans la cour du collège, dont je n'osais pas m'approcher, que je n'osais même pas regarder, ou seulement de loin, en prenant l'air de penser à autre chose, des fois qu'on me prenne à manifester de l'intérêt pour elles. Elle eut une place dans ma vie réelle ; c'est loin, tout ça, mais quand elle réapparaît je dis tout haut ma dette, je le dis pour rire même si je sais qu'au fond c'est très sérieux. " Comment imaginer sa vie amoureuse, quand on est, dans les années soixante-dix, au seuil de la puberté, ignorant de tout, tétanisé par les filles et écrasé par l'image que les écrans renvoient des femmes désirables ? C'est la rencontre avec Laureline, joyeuse et vive silhouette dessinée à l'encre et au pinceau par Mézières et Christin, qui joua pour Alexis Jenni le rôle de passeuse. C'est elle, l'agente spatio-temporelle de Valérian, qui l'aida à s'aventurer dans la vie. En racontant cette histoire de papier, Alexis Jenni dit le désir naissant, entre effroi et soif d'aimer.
Le jour où Mathilde Ramadier, jeune Française expatriée à Berlin, reçoit dans sa boîte mail le "Welcome Kit" de la startup qui vient de l'embaucher, elle ouvre de grands yeux ronds. "Chère Mathilde, bienvenue chez The Base ! Tu trouveras ci-joint le Welcome Kit qui t'expliquera tout pour tes nouvelles aventures chez nous. Enjoy ;) ! A demain. Joanna." L'entreprise promet une vie cool, dans un environnement friendly parsemé de smileys. Un employé est en retard ? Il le paiera, le lendemain, en croissants chauds pour toute l'équipe - ou plutôt la "team". Une team dans laquelle on n'est jamais stagiaire, mais toujours manager de quelque chose. Un rêve éveillé ? Les habits neufs de la précarité, en vérité. Où le "management du bonheur" cache l'organisation d'une concurrence impitoyable entre des travailleurs jetables et sous-payés. De ses diverses expériences dans la Silicon Allee berlinoise, Mathilde Ramadier a rapporté un récit au vitriol. Elle y mêle anecdotes personnelles et analyse de cette novlangue abêtissante qui fait passer les employés du service clients pour des "réparateurs de bonne humeur". Ou comment toute une génération, ici comme ailleurs, se casse le nez en fonçant dans le mur de la nouvelle économie. "Bienvenue dans le nouveau monde", vous dit-on.
Résumé : Le bonheur se construirait, s'enseignerait et s'apprendrait : telle est l'idée à laquelle la psychologie positive prétend conférer une légitimité scientifique. Il suffirait d'écouter les experts et d'appliquer leurs techniques pour devenir heureux. L'industrie du bonheur, qui brasse des milliards d'euros, affirme ainsi pouvoir façonner les individus en créatures capables de faire obstruction aux sentiments négatifs, de tirer le meilleur parti d'elles-mêmes en maîtrisant leurs désirs improductifs et leurs pensées défaitistes. Mais n'aurions-nous pas affaire ici à une autre ruse destinée à nous convaincre que la richesse et la pauvreté, le succès et l'échec, la santé et la maladie sont de notre seule responsabilité ? Et si ladite science du bonheur élargissait le champ de la consommation à notre intériorité, faisant des émotions des marchandises comme les autres ? Edgar Cabanas et Eva Illouz reconstituent ici avec brio les origines de cette nouvelle "science" et explorent les implications d'un des phénomènes les plus captivants et inquiétants de ce début de siècle.
Résumé : Un petit livre d'exercices de mémorisation pour toute la famille. Qui d'entre vous saurait réciter les grandes espèces du vivant, les ères géolo- giques, les noms des douze Césars ? Ces richesses du monde, nous les avons ap- prises écolier, puis oubliées au fil des années. Parfois, un enfant inquiet d'une prochaine évaluation nous replonge dans ces souvenirs d'écolier. Nous voici alors bien démunis : comment l'aider ? Comment le guider sur la voie d'un ap- prentissage joyeux, non punitif et efficace ? Et comment partager avec lui cet appétit d'apprendre ? Sébastien Martinez est un spécialiste bien connu des techniques de mémorisation. Il propose, depuis son premier livre, de se détourner de la voie du rabachage pour emprunter le chemin de l'imagination et du jeu. Il propose ici au lecteur, petit ou grand, seul ou à plusieurs, de mémoriser des connaissances concrètes - des tables de multiplications aux notions de géogra- phie, en passant par les couleurs de l'arc-en-ciel. Initiation aux arts de mémoire et livre d'exercices pour les plus aguerris, ce livre est une invitation à se libérer de ses craintes pour plonger dans l'exaltation de l'apprentissage.
Toute la passionnante histoire de ce pays est contenue dans son nom : littéralement l?Ukraine veut dire "le territoire à la frontière". Loin d?être marginal, c?est un pays d?avenir avec le potentiel pour devenir un des états de référence de L?Europe, avec une surface supérieure à celle de la France et plus d?habitants que l?Espagne et le Portugal réunis. Déjà au IXe, siècle l?Ukraine était la matrice de la première grande civilisation slave et le berceau de l?état russe. Pourtant son développement fut lent et difficile, marqué par de longs siècles d?occupations et de guerres avec des voisins avides : des Huns aux Polonais, des Mongols aux Habsbourgs, de l?empire ottoman au IIIe Reich et pour finir l?Union soviétique... Cet ouvrage vous aidera à mieux comprendre pourquoi et comment cette nation millénaire se retrouve à nouveau au centre d?un énorme conflit intérieur. En cette fin d?année 2015, difficile de savoir si les provinces de l?Est se satisferont d?une autonomie dans le cadre de la République ukrainienne ou si elles feront sécession pour rejoindre la Russie ?
En 2014, la victoire électorale des nationalistes hindous, remportée en grande part grâce au populisme de leur leader, Narendra Modi, a fait basculer l'Inde dans la démocratie ethnique. Les tenants du sécularisme, des militants politiques aux universitaires en passant par les organisations non gouvernementales, ont été mis au pas. Cibles traditionnelles des nationalistes hindous, les membres des minorités religieuses - les chrétiens et les musulmans en particulier - ont été relégués au rang de citoyens de seconde zone. Non seulement leur mise à l'écart au sein des institutions indiennes - y compris les assemblées élues - est sans précédent, mais ils sont victimes de violences et d'une police culturelle visant tant leurs pratiques religieuses que leurs activités économiques. Cette transformation de la scène politique indienne s'explique par le pouvoir que le mouvement nationaliste hindou, fondé dans les années 1920, a acquis au fil du temps - au plan électoral comme sur le terrain, à travers l'infiltration systématique de l'appareil d'Etat et un dense réseau de militants actifs sur les réseaux sociaux. En retraçant la montée en puissance de Narendra Modi dans son Etat du Gujarat dès les années 2000, puis à l'échelle du pays, Christophe Jaffrelot livre une analyse saisissante de l'essor du national-populisme au sein de la plus grande démocratie du monde.
« Il y a encore tant de choses que j'ignore au sujet de l'Amérique, de la vie, et de ce que l'avenir nous réserve. Mais je sais qui je suis. Mon père, Fraser, m'a appris à travailler dur, à rire souvent et à tenir parole. Ma mère, Marian, à penser par moi-même et à faire entendre ma voix. Tous les deux ensemble, dans notre petit appartement du quartier du South Side de Chicago, ils m'ont aidée à saisir ce qui faisait la valeur de notre histoire, de mon histoire, et plus largement de l'histoire de notre pays. Même quand elle est loin d'être belle et parfaite. Même quand la réalité se rappelle à vous plus que vous ne l'auriez souhaité. Votre histoire vous appartient, et elle vous appartiendra toujours. À vous de vous en emparer. »Traduit de l'anglais (États-Unis) par Odile Demange et Isabelle Taudière.Notes Biographiques : Michelle Obama a été Première dame des États-Unis de 2009 à 2017. Diplômée de l'université de Princeton et de la faculté de droit de Harvard, Michelle Obama a commencé sa carrière au sein du cabinet d'avocats Sidley & Austin, à Chicago, où elle a rencontré son futur mari, Barack Obama. Elle a ensuite travaillé auprès du maire de Chicago, puis à l'université de Chicago et à l'hôpital de l'université de Chicago. Michelle Obama a également fondé le Chicago Chapter of Public Allies, organisation qui aide les jeunes à préparer une carrière dans le secteur public.
Au printemps 2002, le gouvernement israélien a ouvert, en Cisjordanie occupée, le chantier d'une barrière et d'un mur longs de plus de 650 kilomètres. Cet ouvrage gigantesque devrait être achevé en 2007. Pour l'Etat d'Israël, cette " barrière de sécurité " est destinée à empêcher l'entrée sur son territoire de terroristes palestiniens. Pour les Palestiniens, ce " mur de séparation ", qui annexe de fait à Israël une partie substantielle de leur futur Etat, est une .nouvelle frontière imposée par la force. Le mur de Palestine est-il un moyen de lutte contre le terrorisme ou un barrage contre la paix ? René Backmann, rédacteur en chef au Nouvel Observateur où il dirige le service étranger, couvre depuis vingt-cinq ans l'actualité politique au Proche-Orient.