Intermède hindou se passe en 1923 aux Indes dans le lieu exemplaire et fictif de Chokrapoul. Le jeune Ackerley, délicieux excentrique, est invité par un maharadjah couvert de bijoux, qui désire avoir un Anglais comme conseiller et ami. Ackerley se trouve alors au milieu d'une assemblée d'Anglais "résidents" (le capitaine, le major, miss Gibbins), et la sottise de leur conversation pleine de clichés, leurs tics sont décrits avec un humour enchanteur et féroce. Les "résidents" lui recommandent de ne pas se mêler à la faune locale, ce que Ackedey s'empresse aussitôt de faire pour notre plus grande joie. Afin d'apprendre la langue, il prend un professeur paresseux et borné qui l'initie malgré lui à toutes les petites intrigues de la cour. Un lien touchant se tisse entre l'Anglais et le maharadjah qui ne cesse de lui poser des questions totalement saugrenues où se fait jour une perception comique du monde occidental. Les jardins, les battues de chacals, les temples couverts de singes, les bazars, les différents palais où dormir, où prendre le thé, la lâcheté servile mais pathétique des secrétaires et des favoris, les cérémonies des brahmanes, les rivalités hypocrites, tout cela est merveilleusement rendu et constitue un monde envoûtant où Ackerley aurait facilement pu s'enliser sans son humour qui le met à l'abri de bien des tentations...
Nombre de pages
320
Date de parution
03/05/1989
Poids
348g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070716630
Titre
Intermède hindou
Auteur
Ackerley J-R
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
348
Date de parution
19890503
Nombre de pages
320,00 €
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Meilleur ami de l'homme, le chien se voit rarement attribuer le premier rôle en littérature. Telle est pourtant la place que J. R. Ackerley décide d'accorder à Tulip, sa chienne. S'identifiant totalement à son berger allemand, il décrit leur cohabitation à hauteur d'animal avec force détails et anecdotes, plus cocasses les unes que les autres. En découle cette histoire d'amour caustique et peu conventionnelle, teintée d'un humour tout britannique, qui l'inscrit dans la lignée d'Evelyn Waugh, Oscar Wilde ou encore P. G. Wodehouse.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.