Dictionnaire des oeuvres algériennes en langue française
Achour Christiane
L'HARMATTAN
34,00 €
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EAN :9782738409492
Ce dictionnaire voudrait être un instrument de travail pour tous ceux qui s'intéressent à la littérature algérienne en proposant des résumés analytiques ou suggestifs des oeuvres écrites ou traduites en français par les écrivains et intellectuels algériens de 1834 à 1989. Il est le résultat du travail d'une équipe de recherche de l'Université d'Alger dont les chercheurs sont enseignantes au Département de Français. Elles continuent actuellement à interroger la -littérature algérienne de langue française et sont auteurs d'essais sur la littérature féminine algérienne, à paraître à l'ENAG (Alger) en janvier 1991, sous le titre : Diwan d'inquiétude et d'espoir (570 p).
Nombre de pages
383
Date de parution
01/06/1991
Poids
474g
Plus d'informations
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EAN
9782738409492
Titre
Dictionnaire des oeuvres algériennes en langue française
ISBN
2738409490
Auteur
Achour Christiane
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
0
Poids
474
Date de parution
19910601
Nombre de pages
383,00 €
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Toutes les nouvelles retenues ont été écrites entre 1974 et 2004, trois décennies de changements opérés plus au niveau de la société civile que du pouvoir. De ces longues années, le lecteur trouvera chez les 25 auteurs de ce recueil toute une gamme de lecture allant de l'humour au sarcasme, de la dérision au tragique, de la complicité affectueuse à l'apparente indifférence. Il verra revenir le journaliste, l'émigré, le jeune chômeur, le fonctionnaire au destin obscur, des conflits de générations de toutes sortes. Mais ce qui est notable, c'est la forte présence des femmesécrivains, loin des stéréotypes et des clichés attendus.
Cet ouvrage invite à suivre des femmes et des hommes du XXe siècle qui ont apposé leur sceau sur les " échanges " nés de leurs " voyages ". Le XXe siècle a été privilégié car il correspondait au siècle des grandes turbulences nées de la décolonisation et parce qu'il a obligé ces personnalités à des investissements scientifiques ou créateurs forts, doublés nécessairement d'engagements citoyens redimensionnés par un nouveau regard sur l'Autre, ses cultures et ses langues. Ce sont, dans l'ordre de leur apparition dans l'ouvrage : Isabelle Eberhardt, Théodore Monod, JMG Le Clézio, Mouloud Mammeri, Jamel Eddine Bencheikh et Jean Sénac, Frantz Fanon, Pierre Bourdieu et Leïla Sebbar. Ce sont aussi des expériences théâtrales en Méditerranée et les parcours de Jean-Michel Atlan, Etiemble, Jacques Berque, Roland Barthes, Gisèle Halimi, Andrée Chedid et Vénus Khoury-Ghata. Ces femmes et ces hommes ont accepté de se reconstruire au-delà de l'attendu de leurs origines et de leurs déterminations pour faire advenir un monde respirable et autrement habité.
Beaucoup a été écrit sur Gouverneurs de la rosée de Jacques Roumain: à sa gloire et à sa charge. Cet ouvrage, le traitant comme un "classique", souhaite le faire lire en tant que tel puisque ses effets de lecture continuent à produire rêve, inquiétude et questionnement sur Haïti. En essayant de pister le pourquoi de la magie qu'a exercée et qu'exerce ce roman de lutte et d'espoir, il souhaite donner quelques clefs pour décupler le plaisir que donne le texte, une oeuvre littéraire ayant les moyens de faire advenir dans notre imaginaire des figures et des voix inaudibles jusque-là. Admirateurs ou détracteurs de Gouverneurs de la rosée peuvent s'accorder sur ce point: le roman a été et reste l'un de ceux qui inscrit durablement dans la sensibilité du lecteur la terre d'Haïti, la symbolique de l'eau et la paysannerie haïtienne, ces "habitants, les nègres-pieds-à-terre, méprisés et maltraités" selon les mots de Laurélien Laurore. On peut avancer, à la suite de ce qu'affirmait Dany Laferrière en juin 2007: "Chaque pays a son Roumain, c'est-à-dire un écrivain qui résume en quelque sorte les rêves, les élans et les échecs de sa société. Ce n'est pas forcément le meilleur écrivain du pays, mais c'est celui en qui tout le monde se reconnaît, (...) quelqu'un qui n'hésite pas à asséner ses quatre vérités à ses compatriotes. Pour le Québec, je pense à Miron. Pour Haïti, c'est Roumain".
Cet essai interroge les écritures d'écrivains et d'écrivaines d'Algérie ou simplement habitées par l'Algérie, sous l'angle du genre, en cherchant à déceler du féminin ou du masculin à l'oeuvre et à faire apparaître concrètement dans les textes la combinaison inévitable du sexe et du genre. Ce sont huit figures très représentatives des écritures de ce pays, toutes identités et tous sexes confondus qui nous accompagnent au cours de ce vagabondage littéraire : Isabelle Eberhardt, Albert Camus, Kateb Yacine, Leïla Sebbar, Rachid Mimouni, Rabah Belamri, Malika Mokkedem et Maïssa Bey.