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Journalistes précaires, journalistes au quotidien
Accardo Alain ; Abou Georges ; Balbastre Gilles ;
AGONE
18,30 €
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EAN :9782748900644
Le secteur de la presse est certainement de ceux où la précarisation des petits salariés est la plus galopante. La corporation, pourtant truffée de grandes consciences toujours prêtes à délivrer des leçons d'humanisme sans frontières, ne s'émeut guère de la condition galérienne qui est faite, en son sein, à des milliers de jeunes complaisamment livrés à l'arbitraire des employeurs par les écoles de journalisme. Le grand public ne connaît généralement du journalisme que sa vitrine la plus clinquante. II ignore à quel degré de médiocrité intellectuelle et d'imposture morale est parvenue, sous la conduite de ses élites autoproclamées, cette corporation où une minorité privilégiée régente avec arrogance et sans compassion une masse de jeunes gens auxquels quelques années d'études post-baccalauréat sans véritable substance ont permis d'atteindre ce niveau officiellement certifié d'inculture branchée et culottée, bavarde et narcissique, que semble apprécier et favoriser le monde politico-médiatique. En plus d'un ensemble d'analyses des conditions sociales de fonctionnement, le lecteur trouvera dans cet ouvrage, sous la forme d'entretiens approfondis avec divers professionnels (presse écrite, quotidienne, nationale ou régionale, de magazine, télé, radio, etc.), une série de témoignages à la fois très éclairants et très émouvants sur le monde journalistique. Et, au-delà, sur une intelligentsia prolétaroïde dramatiquement représentative de ce que les métiers de la communication sont devenus aujourd'hui. Biographie de l'auteur Sociologue, Alain Accardo est notamment l'auteur de Introduction à une sociologie critique (Agone, 2006), De notre servitude involontaire (Agone, 2002) et Le Petit-Bourgeois gentilhomme (Labor, 2003).
Nombre de pages
893
Date de parution
10/04/2007
Poids
450g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782748900644
Titre
Journalistes précaires, journalistes au quotidien
Auteur
Accardo Alain ; Abou Georges ; Balbastre Gilles ;
Editeur
AGONE
Largeur
110
Poids
450
Date de parution
20070410
Nombre de pages
893,00 €
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L'engagement de Pierre Bourdieu exprimait avant tout le sentiment intense, lié à son histoire personnelle, de sa propre solidarité existentielle avec tous les dominés, et donc de l'humiliation générique et constitutive qui leur est imposée. Il exprimait en même temps la conviction qu'il importe de comprendre les mécanismes qui assurent l'accomplissement des logiques de domination dans tous les domaines. Enfin, il exprimait la volonté bien arrêtée de combattre la domination en divulguant la connaissance de ses mécanismes auprès de tous ceux qui les subissent et/ou y adhèrent. Ni chercheur enfermé dans sa tour d'ivoire ni rameur silencieux de quelque galère que ce fût, pour lui le militantisme de la lutte politique et sociale pour la liberté et la justice impliquait fondamentalement un militantisme de la connaissance objective des structures du monde social. S'agissant de la science sociale, Bourdieu considérait qu'elle devait s'investir dans l'entreprise collective de rendre le monde social meilleur, et donc apporter sa contribution spécifique au combat que les forces d'émancipation ne cessent de mener contre les forces d'oppression sociale. Appuyé sur une longue pratique de la sociologie aux côtés de Pierre Bourdieu, ce livre constitue la réédition en format poche, revue et actualisée, d'un classique paru pour la première fois en 1997 aux éditions du Mascaret.
L'immense majorité semble communier spontanément dans une culture où le marketing des désirs solvables a substitué à tout autre devoir celui de se faire plaisir. En d'autres termes, le système capitaliste ne fonctionne pas seulement par l'exploitation et l'oppression mais aussi par l'adhésion de la plupart au système qui les exploite, les spolie et les opprime, c'est-à-dire qu'il fonctionne à l'aliénation psychologique et morale, entretenue par des espérances de succès individuel le plus souvent fallacieuses. Nos luttes ne doivent pas se livrer seulement aux niveaux politique et économique mais doivent s'accompagner d'un autre combat, tout aussi nécessaire, dont l'enjeu est la réappropriation par chacun de sa propre subjectivité. On peut appeler ce travail une "socioanalyse", en ce sens qu'il a pour objet la mise à jour et la maîtrise de l'"inconscient social" que notre socialisation a incorporé et qui conditionne notre adhésion spontanée à l'ordre établi.
Résumé : La représentation médiatique du monde, telle qu'elle est fabriquée quotidiennement par les journalistes, ne montre pas ce qu'est effectivement la réalité mais ce que les classes dirigeantes et possédantes croient qu'elle est, souhaitent qu'elle soit ou redoutent qu'elle devienne. Autrement dit, les médias dominants et leurs personnels ne sont plus que les instruments de propagande, plus ou moins consentants et zélés, dont la classe dominante a besoin pour assurer son hégémonie.
Que faire pour enrayer l'involution mortifère qui détruit matériellement et spirituellement notre planète et qui, telle une immense marée noire dont la montée implacable rend dérisoires les dispositifs visant à l'endiguer, vient submerger de sa boue gluante les choses et les âmes ? Que faire pour enrayer un mécanisme qui ne laisse d'autre alternative aux peuples de la Terre que s'enrichir au détriment des autres ou crever de misère ? Que faire pour en finir avec la domination de ces puissants pleins de morgue et d'arrogance ? A cette question obsédante, nous ne pouvons plus donner de réponse toute faite. Nous n'acceptons pas que le sens de la vie humaine se résume à l'hédonisme narcissique et sans âme du monde que nous font les multinationales, mais nous ne savons plus très bien ce qu'il faut changer des outres ou du vin qu'elles contiennent. La question que je veux aborder est justement celle de savoir pourquoi le combat que nous menons contre ce système n'est pas toujours à la hauteur de notre indignation.
Cet essai est le procès d'une absence, celle de la gauche, désormais reléguée au second plan dans la presse. Dans cette chronique de la droitisation du débat public, l'autrice analyse la façon dont il a été verrouillé par l'ensemble des médias dominants, y compris "de gauche" , qui ont reboublé d'efforts pour bipolariser les champs politique et journalistique autour des figures d'Emmauel Macron, de Marine Le Pen, de leurs doublures et de leurs thématiques sécuritaires et économiques. Basé sur une documentation précise, ce livre retrace l'effondrement intellectuel du "journalisme politique" , qui a perdu tant en substance qu'en consistance, laissant le storytelling remplacer l'information. L'autrice aborde notamment le traitement des différents projets de réformes par les chefs-lieux éditoriaux, souvent transformés en SAV du gouvernement... S'appuyant sur l'émergence de la comm' comme cadre politique et journalistique, Pauline Perrenot dévoile le monopole absolu de la pensée libérale dans les médias et l'imbrication de la profession avec le monde patronal. Un président créé de toutes pièces par les médias, la croisière journalistique de l'extrême droite, une kabbale réactionnaire qui ponctue les séquences des chaînes d'information... drôle d'état que celui de la presse dans l'Hexagone. Pauline Perrenot s'appuie sur le traitement des thèmes qui ont "fait" l'actualité jusqu'aux élections qui ont suivi la dissolution de l'Assemblée nationale : maintien de l'ordre, sondages, loi sécurité globale, gilets jaunes, violences policières, émergences d'Eric Zemmour et de Jordan Bardella. Pour cette réédition, Pauline Perrenot applique ces grilles d'analyse aux questions d'actualités plus récentes qui confirment l'aggravation des pratiques devenues la norme du journalisme politique. Un constat pour que la disparition de la gauche ne passe plus inaperçu.
Les réformes qui frappent les systèmes d'enseignement européens depuis les années 1990 marquent une nouvelle étape dans le glissement progressif de l'école depuis la sphère idéologique et politique vers la sphère économique. Nous faisons face à une transformation de l'ordre scolaire, de ses fondements comme de ses modes d'organisation. Cette "nouvelle école capitaliste" est le fruit d'une entente entre décideurs politiques et grands patrons. Après avoir favorisé le développement quantitatif de l'enseignement les milieux économiques concentrent désormais leur attention sur le développement qualitatif de l'enseignement. Un changement de cap qui répond à une urgence : l'instabilité des évolutions économiques, l'adéquation des formations aux besoins du marché, et les crises récurrentes des finances publiques. Ces bouleversements des conditions de production et l'exacerbation des luttes concurrentielles imposent aux yeux du patronat une réforme fondamentale de l'enseignement sur le plan des structures, des contenus enseignés et des méthodes. Leur réponse : des réseaux flexibles d' "initiatives éducatives" , des "lieux de formation" diversifiés et différenciés, des institutions souples et en situation de forte concurrence mutuelle. Et leur programme : la réduction de l'éducation à la double logique de l'accumulation du capital et de la reproduction de la force de travail ? la transposition aux institutions scolaires et universitaires du modèle de l'entreprise capitaliste et de ses normes de rentabilité. Ce projet n'aurait pu atteindre son objectif sans l'ouverture de l'enseignement à la sphère privée, et sans le développement des "nouvelles technologies de l'information et des communications" . La réduction du financement du public a détérioré les conditions de scolarisation des enfants des classes populaires, premières victimes de la ségrégation sociale des établissements. L'abandon d'objectifs cognitifs au profit de seules compétences liées à l'employabilité prive les enfants d'origine populaire de l'accès à des savoirs généraux indispensables pour comprendre le monde et donc pour le changer.
Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d'histoire parlent habituellement peu. L'auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu'aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l'histoire officielle. Howard Zinn a enseigné l'histoire et les sciences politiques à la Boston University où il est aujourd'hui professeur émérite. Son oeuvre (une douzaine d'ouvrages) est essentiellement consacrée à l'incidence des mouvements populaires sur la société américaine.