The Eyes N° 13 : (After)care. Trauma, vulnérabilité, responsabilité
Abril Laia
EYES PUBLISHING
24,99 €
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EAN :9791092727500
Avec ce nouveau numéro intitulé "(After)care", la revue The Eyes examine les méthodes et analyse les positionnements des photographes qui travaillent sur les chapitres les plus traumatisants de nos histoires individuelles et collectives. Après notre collaboration avec SMITH (Transgalactique, 2020) puis Johny Pitts (B-Side, 2021), nous avons proposé à l'artiste espagnole Laia Abril de s'emparer du contenu de la revue. Ce 13° numéro est construit autour d'une notion qui imprègne la pratique de Laia Abril, à savoir la question du soin dans un contexte post-traumatique, c'est-à-dire l'"(After)care" en anglais. Ce numéro interroge les consciences des lecteurs et sonde le rôle de la responsabilité au sein du processus photographique. De nombreuses questions émergent : comment mettre en images nos blessures les plus profondes ? Quelle est la place de la vulnérabilité dans la création photographique ? Comment s'assurer que la violence du monde ne se rejoue pas à travers la violence des images ? The Eyes propose une plongée dans une variété de travaux et de livres d'artistes qui incarnent toutes et tous, à leur façon, une pratique du "care photographique". Les oeuvres traitent de sujets aussi divers que les guerres coloniales, les catastrophes naturelles, les violences sexuelles et de genre ou encore le handicap. Des textes et entretiens de chercheureuses et artistes élargissent la réflexion sur ce sujet encore trop peu discuté.
Nombre de pages
212
Date de parution
28/10/2022
Poids
740g
Largeur
170mm
Plus d'informations
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EAN
9791092727500
Auteur
Abril Laia
Editeur
EYES PUBLISHING
Largeur
170
Date de parution
20221028
Nombre de pages
212,00 €
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Ce livre d'artiste qui mêle photographies, textes et témoignages explore la thématique de l'oppression sociétale des femmes par la mise en abîme de milliers de cas de ce qui a longtemps été appelé "hystérie collective" . Ce phénomène, déclenché par de graves traumatismes, frappe des communautés étroitement soudées, confrontées à des situations de stress majeur. Ces groupes développent alors des symptômes soudains et dépourvus de cause physiologique, qui peuvent durer des mois : évanouissements, tremblements, fous-rires inextinguibles, transes... Comme à son habitude, l'artiste a travaillé en amont avec des anthropologues, sociologues, psychiatres pour tenter de comprendre l'origine de ces crises. A travers de nombreuses archives, Laia Abril montre leur formidable étendue géographique et temporelle. Des sorcières de Salem au XVe siècle aux religieuses possédées convulsant, en passant par des écolières d'un internat mexicain qui perdent subitement leur capacité à marcher ou des ouvrières cambodgiennes qui s'évanouissent simultanément, Laia Abril étudie les circonstances qui mènent à cet état. Ces maladies psychogènes de masse, telles qu'elles sont aujourd'hui appelées, apparaissent comme une réponse commune à une souffrance collective qui, pour diverses raisons, ne peut être verbalisée, incarnant des traumatismes transgénérationnels, souvent ignorés ou minimisés par la société. Certains scientifiques les interprètent comme un protolangage que les femmes utilisent pour résister depuis la nuit des temps, sans en être conscientes. Laia Abril interroge la conception occidentale, en particulier l'hypermédicalisation qui fait fi de la souffrance des femmes, et tend à négliger les explications fondées sur les croyances spirituelles et les forces de l'esprit. L'artiste cherche à déplacer l'analyse, d'un récit qui rend responsables les victimes, vers l'examen du rôle de l'oppression politique et sociale des femmes dans la manifestation d'une maladie collective.
Le capitaine Nightingale, un pirate connu pour ses nombreuses batailles sur les mers et craint de tous, recherche des hommes pour garnir son équipage. Il prépare sa vengeance contre son grand ennemi, l'amiral Lucio Valdès, prince de Castille. Nightingale compte bien débarrasser les océans de cet amiral espagnol aussi dangereux que puissant. Mais une nouvelle recrue sème le doute à bord de sa frégate, le Northern Revenge. Le nouveau venu est un jeune Espagnol qui assure nourrir une rancoeur aussi grande que celle du capitaine pirate à l'encontre de l'amiral. En ces temps de guerre et de méfiance, le capitaine Nightingale prend tout de même le risque d'avoir à son bord un jeune homme aux précieux talents d'hydrographe, même s'il semble cacher bon nombre de secrets. Sur les mers des Caraïbes en l'année 1706, une guerre se prépare. Teintée de vengeances personnelles, elle opposera des hommes libres au courroux de l'Armada.
Abril Guillermo ; Spottorno Carlos ; Fiore Faustin
En décembre 2013, le photographe Carlos Spottorno et le journaliste Guillermo Abril partent en reportage aux frontières de l'Europe. Des 25 000 photos et des 15 carnets de notes rapportés est né "La Faille" : une réflexion et un éclairage sur les causes et les conséquences de la crise d'identité européenne. De l'Afrique à l'Arctique, les reporters racontent? la misère sordide des camps bulgares, une rencontre avec les Sub-sahariens du Gourougou, le sauvetage d'une barque au large des côtes lybiennes, l'exode des réfugiés des Balkans ou l'arrivée d'Afghans et de Camerounais en Finlande en plein hiver? Dans une forme inédite, entre roman graphique et livre de photos, ils racontent les nationalismes qui montent en flèche, les murs qui se dressent partout. Le visage de l'Europe, aujourd'hui.
Poète espagnol d'expression française. Henri Abril a fait des études de slavistique à Moscou, où il vit depuis de nombreuses années. Il a publié en français Syllabaire/si l'aube et en russe un livre de poèmes directement écrits dans cette langue. On lui doit les traductions de nombreux poètes russes, de Pouchkine à Ivan Jdanov en passant par Serge Essénine, en particulier de l'?uvre poétique complète d'Ossip Mandelstam. C'est en marge de ce travail de longue haleine que sont nées la plupart des poésies du présent recueil, marquées dans leur forme même par la " métamorphose traduisante ", pour reprendre une formule de Pasternak. Quelques-uns de ces poèmes ont paru dans les revues Autre Sud, Voix d'encre et Le Mâche-Laurier, certains ont été traduits en russe et en espagnol.
Photographies d'adolescents suédois au volant de leurs EPA tractors, ces vieilles voitures reconverties pour un usage agricole qu'une loi autorise à conduire dès l'âge de 15 ans.
Aucune monographie n'a jusque là été consacrée à Alain Bizos. Il met pourtant au point, fin 1970/début 1980, une esthétique personnelle, à cheval entre art et information, qui marquera un tournant dans la photographie de presse. En plus du côté du provocateur et parfois franchement cocasse des séries comme Monsieur Madame réalisées avec le collectif de graphistes "Bazooka", on retrouve aussi dans les travaux d'Alain Bizos une réflexion profonde sur le genre, l'identité ou l'époque.
Strömholm Christer ; Odulf Tor-Ivan ; Desbureaux M
C'est, à ma connaissance, la première fois qu'une maison d'édition (Norstedts) renonce à exiger d'un beau livre qu'il ait un sujet au sens courant du terme, ou au moins qu'il fonctionne sur un plan social, documentaire ou simplement décoratif. Poste Restante est en effet aussi original et personnel dans sa conception qu'un recueil de poésie lyrique contemporaine, et presque aussi abscons et inaccessible quant à son langage formel. Il affiche également un souverain mépris du lecteur, lequel se retrouve devant un livre de photos sans la moindre légende et dont le format brut, carré, ne guide pas l'oeil et ne fournit absolument aucun fil conducteur. Avec cet ouvrage, Christer Strômholm s'affirme comme celui qui peut-être, de toute l'histoire de la photographie, a su le plus authentiquement utiliser ce médium tel un langage symbolique ou formel pour exprimer des sensations intimes, un vécu subjectif. Etrange et étouffant, son univers visuel ne dénote pas seulement une attirance pour le pervers et le macabre, mais aussi une prise de position en faveur de la marginalité et de la solitude : une vision profondément tolérante de l'humanité." Sune Jonsson (D'après une critique parue dans Expressen en 1967.)