L'Ange invisible dans les trois religions monothéistes
Aboab Denis
L'HARMATTAN
17,50 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782296058354
Au début du XVIIe siècle, Horacio del Monte, neveu du duc d'Urbino, écrivait à (manuel Aboab, rabbin à Venise ; sa lettre commençait ainsi : "Humanum est peccare, diabolicum perseverare, angelicum emendare. Pécher est humain, persévérer est diabolique, s'amender est angélique." Del Monte demandait au rabbin comment il interprétait cet adage, en particulier la dernière partie : angelicum emendare. Le rabbin lui répondit et reproduisit leur correspondance dans un ouvrage qui arriva jusqu'à nous. Exemplaire, cet échange inter religieux sur les anges, sur le bien et le mal, et sur la vie dans l'au-delà, est le point de départ de l'intérêt de l'auteur pour les anges dans les trois religions. Il nous livre ici le fruit de ses recherches comparatives qu'il s'est efforcé de mener sans parti pris.
Nombre de pages
167
Date de parution
01/07/2008
Poids
185g
Largeur
135mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782296058354
Titre
L'Ange invisible dans les trois religions monothéistes
Auteur
Aboab Denis
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
185
Date de parution
20080701
Nombre de pages
167,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Extrait Le Crétois de Tolède Domenikos Theotokópoulos ou Domenico Theocópuli, suivant la forme qu'il a lui-même adoptée par la suite, sera connu surtout sous le nom d'El Greco (Le Grec), vocatif mi-espagnol mi-italien, qu'il garda durant tout son séjour en Espagne. Sa vie, dans les trois foyers du nord de la Méditerranée avait suscité de nombreuses légendes. Son art, synthèse de l'art byzantin et du maniérisme renaissant avait rajouté à ce mystère. El Greco n'est pourtant plus aujourd'hui le personnage énigmatique que les artistes et les écrivains avaient découvert en anticipant sur les patientes recherches des historiens de l'art occidental. La fortune critique réunie ici, montre l'évolution du regard porté sur ce grand peintre maniériste, mystique et visionnaire à la fois. Aujourd'hui, grâce à de nombreuses études, essentiellement en Europe et aux États-Unis, nous pouvons nous appuyer avec certitude sur des documents datés qui complètent les rares sources existantes. La Crète natale La date de la naissance du peintre en 1541 à Candie, aujourd'hui Héraklion, est admise par la plupart des historiens de l'art. Le peintre déclara le 31 octobre puis le 4 novembre 1606, lors d'une controverse au sujet d'une commande de tableau avec l'Hôpital de la Caridad à Illescas près de Madrid, qu'il avait soixante-cinq ans. Le village de Fodele situé à une trentaine de kilomètres à l'ouest de la capitale crétoise, revendique son de lieu naissance. Un musée lui est même dédié mais aucun document écrit ne vient étayer cette hypothèse. El Greco a été formé à Candie où il est reçu comme maître-peintre d'icônes dans la tradition byzantine orthodoxe. Un acte dressé dans la capitale de l'île par le notaire Michel Maras confirme ce statut de peintre dès 1566 ; il est alors âgé de 25 ans. Trois autres sources écrites retrouvées en Crète, confirment ce statut, notamment le document retrouvé en 1962 par l'historien d'art Mertzios, daté du 6 juin 1566, où il appose sa signature au bas d'un acte notarié en y inscrivant de sa main : Maistro Menegos Theotokópoulos, Sgourafos : Maître Domenikos Theotokópoulos, peintre. La notoriété crétoise Le 26 décembre 1566, d'après un document publié par Maria Konstantudaki, le peintre est toujours présent à Candie et il est autorisé à présenter en loterie un tableau à fond doré comme l'exige la tradition, représentant «La Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ», au prix que fixeront les experts. Le lendemain, le 27 décembre, le Pope Giani de Froseco et le grand peintre vénéto-crétois Giorgio Klotzas estiment respectivement le tableau à 70 et 80 Ducats, la monnaie d'or frappée par la Sérénissime... Cette somme est très élevée pour le lieu et pour l'époque ; elle nous renseigne sur la reconnaissance précoce du travail et de l'oeuvre de jeunesse du peintre. Il est possible que Domenikos Theotokópoulos se soit marié en Crète et qu'il ait reçu les ordres puisque dans la tradition orthodoxe grecque les peintres d'icônes ont droit à une épouse. Cependant aucun document de baptême, de mariage ni de conversion n'a été découvert à ce jour et les hypothèses avancées divergent : les historiens grecs le rattachent à la tradition orthodoxe, les Anglais, les Italiens et les Espagnols au catholicisme romain. Le rite chrétien oriental étant bien implanté dans l'île depuis l'arrivée des Vénitiens et contrairement à ce qui se passe sur le continent, le christianisme romain et le christianisme orthodoxe coexistent sans problème. Les fidèles des différentes églises sont égaux en droit et en devoir devant les autorités religieuses de la Sérénissime. (...)