La désintégration de l'armée congolaise de Mobutu à Kabila
Abeli Meitho Kisukula
L'HARMATTAN
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EAN :9782738486936
L'armée congolaise, devenue " Zaïroise " avec Mobutu et rebaptisée " Congolaise " sous Kabila, est le prototype de ce qu'un long régime dictatorial a fait subir au Congo-Zaïre et à deux générations d'hommes : la privatisation de toutes les institutions publiques voire de toute la société ! Tant les richesses nationales que les ressources humaines ont été ainsi réquisitionnées par un individu entouré d'une cour essentiellement nuisible. L'auteur décrit et analyse " du dedans " son expérience du processus de privatisation des Forces Armées Zaïroises (FAZ) : compétition forcenée entre authentiques (méritants) et prétendus hauts gradés, menant à l'effritement de l'unité de commandement et de la solidarité du métier des armes. Cela, sur un fond de répression aveugle, vrais/faux complots militaires, tribalisme outrancier, détournement des deniers publics, clochardisation des soldats entraînant le racket des populations jusqu'aux pillages des années d'" ouverture démocratique ". le duel des chefs, notamment entre les généraux (Mahele/Baramoto, Mahele/Eluki), la frustration et la démission passive des militaires culmineront avec la prise de Kinshasa par l'" armée des Kadogos " qu'encadraient les soldats de Kigali portant à bout de bras le nouveau président auto-proclamé L.D. Kabila Le nouveau régime se considère comme l'anti-thèse de l'ancien : la " rupture " va se concrétiser dans l'Armée par l'humiliation, les tortures, l'exécution de nombreux militaires des ex-FAZ. Le départ des Rwandais exigé par Kabila déclenche la seconde " Rébellion ". Les Kinois, en août 1998, appuieront la chasse à l'homme galvanisée par les propos " nationalistes " du conseiller A. Yerodia et effectué par des commandos des services spéciaux de sécurité. Depuis lors, les FAC (Forces Armées Congolaises) ont été rebâties à l'identique : armée " privatisée " incapable de sauvegarder la souveraineté de l'Etat et l'intégrité du territoire.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.
L'histoire tragique de l'Etat indépendant du Congo, propriété personnelle du monarque belge Léopold II, a fait couler beaucoup d'encre depuis ses origines. La recherche sur ce sujet, comme sur bien d'autres concernant les conquêtes européennes en Afrique au XIXe siècle, a souvent opposé les perspectives des milieux colonisateurs à celles des peuples colonisés. Cet ouvrage propose un changement de focale, à l'occasion du 150e anniversaire de la Conférence géographique de Bruxelles. Il restitue les événements léopoldiens survenus en terres congolaises à la suite de cette Conférence dans un cadre plus large, en mettant en lumière la participation de multiples nations et régions du monde - souvent situées aux marges des empires - à une histoire de violence globale au Congo, à travers des réseaux et des acteurs tant publics que privés.
Une "colonie modèle" Contrairement à l'Etat indépendant du Congo (EIC) sous Léopold II (1885-1908) et l'Etat postcolonial depuis juillet 1960, le Congo belge (1908-1959) était connu comme une "colonie modèle" et un "paradis" pour les investissements directs étrangers grâce à sa stabilité politique et ses ressources naturelles fabuleuses. En bref, le Congo belge était un Etat providence semblable au même système qui se développait en Belgique. Devenu un "enfer sur terre" Soixante ans après l'indépendance, cette "Europe Noire" n'existe plus, alors qu'elle possédait en 1960 les meilleures conditions socioéconomiques qui soient, bien plus favorables pour soutenir son développement que tous les autres pays africains. Les Congolais appellent aujourd'hui leur pays un "enfer sur terre" et étiquettent leurs dirigeants politiques comme "des démons, des sorciers". Comment peut-on expliquer ce changement de statut du Congo, passant d'un "paradis" pour les investissements directs étrangers à son état actuel d'"enfer sur terre" et si défavorable pour ces mêmes investissements ? Un Etat "développementiste" L'objectif principal du livre The Belgian Congo as a developmental State : Revisiting Colonialism est de répondre à ces deux questions en se basant sur la notion ou plutôt sur le paradigme d'Etat "développementiste". Parmi ses nombreuses caractéristiques, cet Etat possédait une forte assise en matière d'infrastructures et un certain degré d'autonomie politique capables de lui permettre de mettre en place des politiques économiques de développement. En se basant sur l'idée que le Congo belge était un Etat "développementiste", ce livre s'oppose ainsi à l'hypothèse selon laquelle la colonisation est la cause directe et principale de la mauvaise performance économique des dirigeants africains. Pas de glorification du colonialisme. Malgré le système colonial d'exploitation économique basé sur les inégalités socio-économiques, la Belgique avait économiquement développé le Congo en un court laps de temps. Il ne glorifie ni le colonialisme ni les atrocités commises au Congo belge, mais souligne le fait que le développement économique du Congo belge fut possible grâce aux investissements massifs dans des biens publics tels que la stabilité politique, les infrastructures, la santé publique et l'éducation. "Le Congo n'a besoin que de quelques bons citoyens dotés d'une certaine fierté nationale pour se développer. La Belgique l'a fait".
Résumé : "Le colonialisme suscite aujourd'hui bon nombre de discussions dans la société. Ces débats, souvent passionnés, sont marqués par leur méconnaissance des faits et du contexte. C'est pourquoi ""Le Congo colonial"" souhaite présenter les résultats de la recherche actuelle et les connaissances scientifiques d'aujourd'hui à un large public, et développer ainsi une nouvelle vision globale de la question. A l'aide de questions concrètes, des historiens belges, mais aussi étrangers, offrent un aperçu unique sur l'histoire du colonialisme belge. Par exemple : Comment l'administration autocratique de Léopold II a-t-elle fonctionné et que savons-nous des victimes ? Combien de profits ont été réalisés au Congo et à qui ont-ils été versés ? Comment les Congolais(es) ont-t-ils vécu la colonisation ? Comment ont-ils résisté ? Quel fut l'impact du colonialisme sur la nature ? .