Onuma est projectionniste dans un modeste cinéma de Shibuya, le quartier jeune et branché de Tokyo. A trente ans, il semble particulièrement discret, parfois même excessivement prudent. Sur son curriculum vitae, juste après ses études, cinq années de sa vie restent dans l'ombre. Un matin, en lisant la presse Onuma s'arrête sur un fait divers : quatre jeunes gens qu'il a bien connus ont trouvé la mort dans un accident de voiture. L'article ne souligne aucun indice suspect, tout porte à croire à la malheureuse banalité des faits, mais Onuma est persuadé du contraire. Très angoissé, il consigne dans son journal intime le récit de son passé et plus précisément de ces cinq années de sa vie commune avec ses amis disparus. Tout ce qui selon lui est à l'origine de cet accident - de cet attentat - y sera minutieusement relaté. Car rien n'est dû au hasard, malgré leur prudence ses anciens amis ont été victimes d'une machination à laquelle il ne pourra échapper. Et l'inquiétante violence de la société japonaise prend peu à peu le devant de la scène.
Nombre de pages
190
Date de parution
16/05/2000
Poids
195g
Largeur
115mm
Plus d'informations
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EAN
9782742727292
Titre
Projection privée
Auteur
Abe Kazushige
Editeur
ACTES SUD
Largeur
115
Poids
195
Date de parution
20000516
Nombre de pages
190,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Abe Kazushige est né en 1968 à Jinmachi, la ville même de son roman. Il fait des études de cinéma à Tôkyô, écrit un scénario de 700 pages (refusé car trop long...) et passe à la littérature. Il a obtenu entre autres le prix Akutagawa pour Grand finale et le prix Tanizaki pour Pistils, et il est l'un des écrivains les plus novateurs et expérimentaux de son époque.
Son utopie était un monde tendre, sans hostilité ni malveillance, empli de bonté et de respect. Et il imaginait parfois les ibis s'envolant librement dans le ciel de ce paradis sur terre. Le jeune Tôya Haruo a développé une passion pour l'ibis japonais (nom savant : Nipponia nippon), un oiseau en voie d'extinction et symbole de la nation japonaise. Les derniers représentants sont protégés dans le Centre de sauvegarde de l'île de Sadô. Haruo se croit lié à eux par un destin commun et décide de partir les délivrer. Mais, à mesure qu'il se prépare à sa mission en se procurant diverses armes, son projet prend un tour beaucoup plus radical... Les romans d'Abe Kazushige sont d'une ironie très sombre, à l'image d'un monde où rien ne serait digne d'être sauvé du scénario écrit par les hommes.
Impossible de résumer ce livre-monde, ce livre-univers qui brasse les réalités les plus sombres de la petite ville de Jinmachi au nord-est du Japon : drogue, corruption, violences sexuelles, accidents, suicides, disparitions, inondations, apparitions d'ovnis et phénomènes supranormaux en cette veille du XXIe siècle. C'est un monde crépusculaire, violent et survolté, où chacun veut exercer son pouvoir sur l'autre, sans illusions et sans sentimentalisme aucun. L'intrigue vous tient en haleine de bout en bout car chaque acte interagit en cascade sur la vie des autres (flics corrompus, politicien exhibitionniste, yakuzas, voyeurs, hommes de main, femmes infidèles ou cocaïnomanes?) et elle est comme un puzzle qui se construirait et se déconstruirait sans cesse. Ce roman qui prend en charge toutes les épaisseurs du réel ne propose pas de morale, n'apporte aucun apaisement mais il vous prend à la gorge et ne lâche plus prise.
Pour beaucoup de Japonais, le mimikaki est un outil qui procure un plaisir indicible, surtout quand c'est quelqu'un d'autre qui le manipule ! A tel point qu'il existe des établissements spécialisés et pas forcément "tous publics" où le client peut payer pour une séance de nettoyage d'oreilles, en général effectuée la tête posée sur les genoux d'une femme. Yarô Abe nous fait découvrir avec poésie, humour et subtilité cetteétonnantepratiqueàtravers neuf histoires courtes mettant en scène divers personnages qui vont avoir affaire à Shizue, mystérieuse professionnelle du mimikaki dont les talents font littéralement jouir de plaisir les clients.
C'est à 51 ans que Dvorák débarque sur le sol américain. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine, mais sa «Symphonie n° 9 »en cristallise l'esprit et s'impose vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique et passionnée de cette partition en forme de voyage musical à la découverte d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare «Sérénade en ré mineur» complète l'enregistrement.
Menteuse invétérée, voleuse pathologique, arnaqueuse de génie : Marsha Sprinkle ne compte plus ses ennemis. Certains sont bien déterminés à lui faire ravaler ses bobards une bonne fois pour toutes. À commencer par sa mère et sa fille, son ex-complice lubrique Daryl et une sautillante bande d'hurluberlus, fétichistes du trampoline, tous lancés à ses trousses. Mais Marsha est intelligente, incroyablement fourbe, et celui qui l'attrapera n'est pas encore né. À priori... Sexe, crime et règlement de comptes familial : tels sont les ingrédients de cette course-poursuite rocambolesque et décadente tout droit sortie de l'esprit brillamment tordu de John Waters. Le cinéaste légendaire signe un premier roman à son image : hilarant, outrancier, déjanté et délicieusement pervers.
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