Entre Bourguiba et Hannibal. Identité tunisienne et histoire depuis l'indépendance
Abbassi Driss ; Ilbert Robert
KARTHALA
24,99 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782845866409
De quelle manière se produit l'identité nationale tunisienne après l'indépendance de 1956? Et comment les discours officiels sur la nation se recomposent-ils dans certaines circonstances socio-politiques particulières? C'est à ces interrogations que tente de répondre cet ouvrage. Il en résulte une Tunisie qui écrit son passé à l'image de son présent, en effaçant, en marginalisant ou en magnifiant tel élément de ce passé. L'analyse met en lumière les variations du discours identitaire dans la Tunisie contemporaine et démontre dans quelle mesure l'histoire nationale est ajustée aux enjeux liés à la construction d'une mémoire collective. Celle-ci est au c'ur du balancement identitaire. Elle repose sur des vraies ruptures en matière d'écriture de l'histoire. L'auteur montre combien naguère l'histoire immédiate est prépondérante dans l'interprétation du passé, lorsque Bourguiba était à la fois l'inspirateur de l'histoire et le héros positif national. A l'inverse, aujourd'hui, l'introduction de l'analyse braudélienne en "longue durée" est l'une des clefs sur laquelle repose la recomposition de l'histoire nationale qui redécouvre Hannibal, l'antiquité et un point d'ancrage méditerranéen. En cernant la représentation du temps et de la nation, l'ouvrage révèle que l'écriture de l'histoire est la pourvoyeuse intarissable d'une identité toujours à l'?uvre. Histoire et identité nationale se nourrissent ainsi mutuellement. Bien écrit et reposant sur un riche corpus de matériaux empiriques, ce livre est d'un réel apport aux réflexions sur les concepts de nation et de patrie, sur le rôle de la mémoire nationale. L'"identité du collectif" et de l'histoire y est prise en compte de façon claire et pertinente.
Nombre de pages
239
Date de parution
01/11/2005
Poids
410g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782845866409
Auteur
Abbassi Driss ; Ilbert Robert
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20051101
Nombre de pages
239,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La Tunisie a toujours revendiqué un statut de pont entre l'Orient et l'Occident. La réalité est cependant beaucoup plus complexe et, écartelé entre deux mondes - l'oriental et l'occidental -, ce pays ne cesse de s'inventer et de se définir depuis maintenant cinquante ans, oscillant par exemple, après l'indépendance de 1956, entre nationalisme arabe et imaginaire méditerranéen. Quelle vision privilégier alors? Celle de l'antique Carthage ou celle d'une Tunisie arabe, soeur de l'Algérie et de l'Egypte? Comment s'est faite la construction identitaire de la Tunisie? Partant de l'exemple tunisien, Driss Abbassi aborde les problématiques du Maghreb et du fait colonial dans le processus de la construction identitaire postcoloniale. Il montre que, par-delà le passage à l'indépendance, l'Etat-nation tunisien s'est approprié toute une part de l'héritage colonial en le situant dans un rapport de tension entre Orient et Occident. L'auteur s'intéresse avant tout aux manuels scolaires coloniaux et postcoloniaux - avec en particulier ceux des années 196o, rédigés soit en arabe (pour le primaire), soit en français (pour le secondaire) - et au discours qu'ils véhiculent. Il appuie ensuite sa réflexion sur le tourisme et le sport, nouveaux lieux de diffusion de la politique identitaire amorcée au tournant des années 1990. Par sa réflexion sur la complexité des représentations de soi et de l'autre, ce livre va à l'encontre des stéréotypes véhiculés par le discours hégémonique actuel sur la "violence coloniale', le"nationalisme arabo-musulman"ou le"choc des civilisations'. Biographie de l'auteur Driss Abbassi, docteur en histoire contemporaine et auteur de plusieurs publications de référence, est actuellement enseignant-chercheur à l'université du Sud Toulon Var et chercheur associé à l'Institut de recherches et d'études sur le monde arabe et musulman d'Aix-en-Provence (CNRS).
Voici un éclairage inédit sur ce qui se joue actuellement dans ce pays du Monde de l'Afrique, seul rescapé du "printemps arabe" de 2011. La réussite tunisienne n'est pas le fruit du hasard. Depuis l'indépendance en 1956, les compromis entre deux projets de société "moderniste" et "conservateur" (ou islamsite), qu'ils soient imposés ou négociés, se ressentent comme des sorties de crise qui s'accompagnent de changements des référents identitaires au service de nouvelles légitimités politiques.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.