
Gayfriendly. Acceptation et contrôle de l'homosexualité à Paris et à New York
Que veut dire être gayfriendly ? Avoir des amis gais ? Soutenir. le "mariage pour tous" ? Envisager sans effroi que sa fille devienne lesbienne ? Sortir dans des bars gais et même renouveler ses propres pratiques sexuelles ? Il n'y a pas de "bonne" gayfriendliness, mais des attitudes différentes, en France et aux Etats-Unis, variables selon les âges, le sexe et les parcours de vie. L'acceptation de l'homosexualité, qui progresse indéniablement, n'est pas non plus réservée aux plus riches : ces derniers l'ont plutôt intégrée au sein d'une morale de classe qui leur permet de se distinguer des pauvres, des habitants des banlieues ou encore des populations racisées. Interviewer des hétérosexuels de milieu aisé montre que, dans des espaces de tolérance et de mixité comme le Marais à Paris et Park Slope à Brooklyn, le contrôle n'a pas disparu : la sympathie s'exprime avant tout en direction de gays et de lesbiennes de même statut socioéconomique, qui manifestent leur envie de couple et de famille, et mettent en sourdine tout autre revendication. La gayfriendliness a donc fait reculer la violence et les discriminations ; elle accompagne aussi l'invention, par les femmes surtout, de modes de vie moins conventionnels. Pourtant, si elle a mis fin à certains préjugés, elle ne s'est pas encore complètement affranchie de ce qui reste un élément structurant de nos sociétés : la domination hétérosexuelle.
| Nombre de pages | 321 |
|---|---|
| Date de parution | 31/10/2018 |
| Poids | 502g |
| Largeur | 155mm |
| EAN | 9782912107992 |
|---|---|
| Titre | Gayfriendly. Acceptation et contrôle de l'homosexualité à Paris et à New York |
| Auteur | Tissot Sylvie |
| Editeur | RAISONS D AGIR |
| Largeur | 155 |
| Poids | 502 |
| Date de parution | 20181031 |
| Nombre de pages | 321,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L'Etat et les quartiers. Genèse d'une catégorie de l'action publique
Tissot SylvieLes émeutes de novembre 2005 ont remis la question des banlieues à l'ordre du jour. Mais, pour comprendre cette crise et les réponses que les responsables politiques ont tenté de lui apporter, il faut remonter à une rupture plus ancienne : la construction, entre le milieu des années 1980 et le milieu des années 1990, de la catégorie de « quartiers sensibles ». Derrière cette expression, une réforme de l'action publique, fondée sur les politiques de « participation », qui donnent la priorité au lien social, à la solidarité locale, à la capacité des habitants à restaurer une vie commune, plutôt qu'à l'action de l'État contre les inégalités ou en faveur d'une meilleure redistribution. L'action sociale en faveur des quartiers entre 1985 et 1995 témoigne en matière de politique urbaine du rétrécissement plus général de l'État providence et reflète l'abandon par les partis de gauche d'un certain volontarisme politique en matière de transformation sociale.Telle est la thèse de ce livre, qui s'appuie sur une méthode rigoureuse (enquête de terrain consacrée à la ville de Montreuil, dépouillement d'archives, entretiens avec des professionnels des « quartiers ») pour modifier le regard sur les banlieues françaises.EN STOCKCOMMANDER22,30 € -

Actes de la recherche en sciences sociales N° 195, Décembre 2012 : Centres-villes : modèles, luttes,
Tissot SylvieCe numéro rassemble des enquêtes récentes menées sur les espaces urbains centraux et les inégalités qui s'y déploient dans plusieurs villes d'Europe et d'Amérique du Nord. De même que l'évolution des banlieues n'est pas compréhensible indépendamment de la manière dont le " quartier sensible " ou encore les " ghettos " sont devenus des manières naturelles d'appréhender les espaces urbains, de la même manière les quartiers centraux se sont transformés en même temps qu'ils rentraient en grâce sous les figures inversées des " quartiers village ", des " quartiers mixtes ". Débarrassés de stigmates désormais attribués sans équivoque aux banlieues (pauvreté, cultures pathogènes, délinquance, sexisme), ils s'imposent comme des espaces modèles, dont la désirabilité en exclut pourtant l'accès à un nombre croissant d'habitants. L'appréhension de ces transformations requiert ainsi une attention aux dimensions économique, spatiale et symbolique de la fabrication des villes, à travers l'intervention de groupes d'habitants, de journalistes, de lobbyistes ou de promoteurs immobiliers, qui contribuent à façonner non seulement les quartiers mais aussi de nouvelles catégories d'appréhension et d'action. Loin d'opposer des espaces clairement distincts (que ce soit géographiquement, architecturalement ou socialement), les frontières, aussi bien matérielles que symboliques, qui séparent entre centres-villes et banlieues, se renégocient sans cesse. La requalification générale des espaces centraux se construit ainsi à la faveur de longues tendances historiques, d'inculcation d'habitus, de déplacements peu visibles, de circulations fines, d'usages inattendus, de labels multiples et d'extensions géographiques qui n'ont rien d'automatique et méritent enquêtes. C'est la restitution d'un certain nombre que propose ce numéro.EN STOCKCOMMANDER16,20 € -

Actes de la recherche en sciences sociales N° 204, Septembre 2014 : Les espaces de l'entre-soi
Tissot SylvieRésumé : A un moment où le diagnostic d'une " sécession " croissante des groupes sociaux est régulièrement posé, ce numéro d'Actes de la recherche en sciences sociales entend éclairer les pratiques par lesquelles s'opère l'entre-soi spatial. Il s'agit de comprendre comment s'érigent des frontières, indissociablement matérielles et symboliques, au travers de mécanismes qui aujourd'hui passent régulièrement, non sans paradoxe, par l'acceptation d'un certain degré d'hétérogénéité sociale et prennent souvent la forme de l'euphémisation et du déni. Le numéro n'ignore pas ces incarnations paradigmatiques de l'entre-soi que constituent les " beaux quartiers " où s'agrègent des fractions des classes supérieures, ou encore ces quartiers où se regroupent des classes moyennes semblant fuir les classes populaires. Mais il s'emploie également à analyser l'entre-soi qui peut caractériser ces dernières et qui, à un examen attentif, ne se réduit peut-être pas toujours aux seuls phénomènes de relégation.EN STOCKCOMMANDER16,20 € -

De bons voisins. Enquête dans un quartier de la bourgeoisie progressiste
Tissot SylvieEn 2005, une habitante de Boston, aux Etats-Unis, se plaint auprès d?une association de quartier:sur une des artères commerçantes, juste à côté d?un restaurant réputé pour ses fabuleux brunchsdominicaux, stationnent, en fumant, d?anciens toxicomanes logés dans un foyer de réinsertion. Unenégociation s?ensuit, et les liens établis de longue date entre les propriétaires blancs et lesassociations caritatives, très nombreuses dans cet ancien quartier populaire, permettent de réglerl?affaire. De nouvelles règles sont imposées aux résidents du foyer. Ils n?auront désormais plus ledroit de stationner regroupés sur les trottoirs. Ils sont invités à marcher quand ils fument. Cetexemple illustre les formes de contrôle que les résidents les plus fortunés savent mettre en oeuvredans l?espace urbain. Les avocats, les cadres dirigeants, les médecins et les consultants quihabitent ce quartier progressivement embourgeoisé depuis les années 1960 sont parvenus, en semobilisant, à contrôler les espaces publics et les populations les plus « indésirables », et àsurveiller avec vigilance les projets immobiliers et les activités commerciales. C?est pourtant unepartie de ces mêmes résidents qui ont défendu l?aménagement, dans la même rue, de logementssemi collectifs pour des sans-logis. Face à une opposition virulente, un groupe de propriétaires sesont battus pour ce projet, au nom d?une « diversité » qu?ils brandissent comme un étendard.L?ouvrage proposé analyse transformations qui traversent les élites depuis les années 1960 etapporte ainsi un éclairage nouveau sur le fonctionnement de la distinction sociale. Pour cela, il partd?une enquête dans un quartier populaire d?une grande ville de la côte Est des Etats-Unis: naguèrel?un des plus stigmatisés de la ville, peuplé de bars tenus par la mafia, d?hôtels meublés occupéspar des immigrés venus du monde entier, de prostituées, et de résidents noirs formant près de lamoitié de la population, il est aujourd?hui un quartier branché, vanté pour son architecture et la vieartistique qui fleurit dans les friches industrielles réhabilitées. Cette enquête montre que, loind?annuler les distances sociales, les migrations des résidents fortunés dans les centres-villesdégradés les reconduisent et parfois les exacerbent: mise à distance des plus démunis, créationd?espaces exclusifs, marquage du territoire par de nouveaux commerces et styles de vie... L?espaceurbain est bien, de ce point de vue, un des sites privilégiés d?observation des inégalités, et desstratégies qui alimentent la reproduction sociale.EN STOCKCOMMANDER20,00 €
Du même éditeur
-

S'ENGAGER DANS LA GUERRE DES CLASSES
DENAVE LAURENTRésumé : Des outils de compréhension produits par les sciences sociales. Des pistes de réflexion pour répondre à certaines questions déterminantes pour l'avenir de ce mouvement de contestation inédit : Actions efficaces dans ce combat. Bases et alliances. Positionnement face à la violence. Résistance dans la durée. Structuration (égalité, liberté et solidarité). La guerre des classes face au libéralisme autoritaire. Docteur en sociologie, Laurent Denave a interrompu ses recherches en novembre 2018 pour se consacrer entièrement au mouvement des Gilets jaunes. Cet ouvrage est le fruit deux années d'expérience et de réflexions sur cette lutte politique. L'auteur souhaiterait mettre à disposition des militants engagés dans ce mouvement (toujours en cours, même s'il est moins visible), ou engagés d'une manière ou d'une autre dans la guerre des classes, des outils d'analyse et de compréhension produits par les sciences sociales critiques. Eclairer ou clarifier certains problèmes rencontrés sur le terrain pourrait sans doute contribuer à les résoudre. Il s'agit de donner des pistes de réflexion pour tenter de répondre à certaines questions déterminantes pour l'avenir de ce mouvement de contestation inédit : Quelles actions sont les plus efficaces dans ce combat ? Sur quelles bases peut-on construire des alliances et avec qui ? Comment se positionner par rapport à la question centrale de la violence ? Comment résister à la répression et tenir sur la durée ? Comment structurer le mouvement afin de mettre nos pratiques en accord avec les principes que l'on défend (égalité, liberté et solidarité) ? Cet ouvrage s'adresse également à celles et ceux qui soutiennent la lutte sans y participer directement et qui aimeraient en avoir une meilleure compréhension. Il entend déconstruire (et donc délégitimer) certaines représentations négatives, portées par les médias et leurs intellectuels de service sur la diversité des protagonistes de cette lutte, ce qui peut avoir des conséquences sur la manière dont ils sont considérés, traités et criminalisés, par la police ou la justice. Il donne à voir, derrière les mobilisations des Gilets jaunes, la véritable guerre des classes que les classes populaires livrent en réalité contre le libéralisme autoritaire en marche.EN STOCKCOMMANDER9,00 € -

Femmes en rupture de ban. Entretiens inédits avec deux algériennes
Sayad Abdelmalek ; Tassadit Yacine ; Fassin Eric ;Résumé : Edition présentée par Salima Amari et Eric Fassin Accompagnée d'un entretien avec Tassadit Yacine. Cet ouvrage donne à lire deux entretiens inédits d'Abdelmalek Sayad (1933-1998). Le sociologue algérien les a menés en France au tournant des années 1970-1980, avec deux Algériennes de générations successives. Ils font entendre la voix de femmes exceptionnelles, tant par leur force et leur lucidité que du fait de leurs parcours atypiques. Elles analysent elles-mêmes la condition qui leur est imposée, et contre laquelle elles s'insurgent. Confrontées à la domination masculine, ainsi qu'à la domination coloniale et postcoloniale, elles ne se laissent ni l'une ni l'autre assigner une place. Elles sont, de multiples façons, en rupture de ban. Ces entretiens mettent en lumière une dimension passée inaperçue de l'oeuvre de Sayad, sociologue de l'émigration/immigration : on prend conscience qu'il développait en même temps une sociologie du genre - sans le concept, bien sûr, mais c'est bien de cela qu'il s'agit. En effet, Sayad ne se contente pas d'ajouter des femmes au portrait de groupe de l'émigration ; en dialogue avec elles, il explicite des mécanismes touchant les définitions de la masculinité et de la féminité, qui contribuent à la redéfinition des identités et des rapports sociaux en migration. Ce livre constitue donc une invitation à relire d'autres textes du sociologue et d'y retrouver l'importance de l'expérience de genre dans l'analyse de la migration.EN STOCKCOMMANDER18,00 € -

La question climatique. Genèse et dépolitisation d'un problème public
Comby Jean-BaptisteRésumé : Au cours des années 2000, la montée en puissance de la question climatique dans les médias généralistes français, en rendant plus évidents les dégâts environnementaux provoqués par le capitalisme, aurait pu conduire à interroger l'emprise des rationalités marchandes sur l'organisation des sociétés. Revenant sur la genèse et le déroulement ordinaire de ce débat public, ce livre montre comment s'est au contraire imposée une vision dépolitisée de la question climatique. Pour attirer l'attention des journalistes, les défenseurs conventionnels de cette cause doivent en livrer une version consensuelle propre à satisfaire les verdicts du "plus grand nombre". Ils développent alors une entreprise de moralisation des individus ce qui, du même coup, met à l'abri de la critique les logiques économiques et politiques engendrant la catastrophe écologique en cours. Et ce d'autant plus que les prescriptions "éco-citoyennes" occultent le coût environnemental plus élevé des styles de vie socialement valorisés, permettant ainsi aux plus favorisés de faire valoir leur bonne volonté écologique sans avoir à questionner leurs aspirations consuméristes. Loin d'être neutre, la dépolitisation des enjeux climatiques conforte une organisation sociale hautement inégalitaire et écologiquement dévastatrice. C'est donc à une sociologie des mécanismes concourant à la préservation de l'ordre établi que contribue l'enquête présentée dans ce livre. Ce faisant, elle ouvre des pistes pour penser autrement, et au-delà du seul cas français, une transformation sociale et écologique des "sociétés de marché".EN STOCKCOMMANDER23,00 € -

De génération en génération. Arrangements de famille dans les entreprises viticoles de Cognac
Bessière CélineImpossible aujourd'hui de soutenir la thèse de la disparition des entreprises familiales dans le capitalisme contemporain: implantées sur tous les continents, les entreprises familiales représentent plus des trois quarts des entreprises enregistrées dans le monde et contribuent aux deux tiers de la production totale chaque année. Dans le secteur agricole en France, elles sont massivement prédominantes. C'est alors tout à la fois un métier, un statut de chef d'entreprise indépendante, un patrimoine, un lieu de travail et de résidence qui sont transmis de génération en génération. L'école républicaine promeut le mérite individuel. La société salariale fait du travail un accomplissement personnel. Et, désormais, la famille serait davantage centrée sur les relations affectives plut, que sur la transmission de patrimoine! Dans ces conditions, comment comprendre que des jeunes gens reprennent une entreprise familiale? Est-ce une charge ou une chance? À contre-courant des analyses qui n'en finissent pas d'annoncer la fin des paysans, ce livre propose une enquête de terrain sur les transformations des entreprises viticoles de la région de Cognac, au début des années 2000. Céline Bessière, enseignante-chercheuse à l'Université Paris-Dauphine, a enquêté pendant huit années auprès de jeunes viticulteurs et viticultrices, mais aussi de leurs parents, leurs grands-parents, leurs compagnes (ou compagnons), leurs frères et soeurs. En poussant la porte des exploitations, on mesure l'imbrication des rapports économiques et familiaux ainsi que les tensions entre les aspirations personnelles des individus, leurs appuis et leurs devoirs familiaux. Contribution à une sociologie économique de la famille et de la reproduction sociale, ce livre montre comment, dans les exploitations de Cognac et bien au-delà, se fabriquent des entrepreneurs qui sont aussi des héritiers.EN STOCKCOMMANDER22,00 €
