À la façon d´un cabinet de curiosités, l´ouvrage présente plus d´une centaine de portraits de merveilles de la nature (légumes, coquillages, pommes de pin...) et d´objets manufacturés (bocaux, boîtes d´oeufs...). Tous ont trouvé vie sous le brunissoire de Judith Rothchild, qui grave à la manière noire depuis 25 ans : « La manière noire est, pour moi, du dessin pur. Je travaille pour trouver la lumière au fond de la surface veloutée de la plaque, directement sur le cuivre, d´après le sujet ou, parfois, d´après un dessin fait en voyage. Le travail s´accomplit en couches successives et la plaque garde la mémoire de chaque geste de la main. L´épreuve finale, souvent plus riche et plus précise qu´un dessin ne peut l´être, ras-semble des heures de brunissage. La densité du noir ajoute aussi à la perception d´une su-per-réalité. »
Nombre de pages
119
Date de parution
13/10/2022
Poids
1 020g
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EAN
9782355323928
Titre
Judith Rothchild. Mirabilia
Auteur
Préaud Maxime
Editeur
LELIVREDART
Largeur
0
Poids
1020
Date de parution
20221013
Nombre de pages
119,00 €
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Médée ou Circé, à califourchon sur un capricorne ou sur leur balai, les sorcières nous fascinent. Elles ont inspiré des artistes majeurs tels que Bruegel l'Ancien, Dürer, Goya, Delacroix ou Ensor... Sorciers et sorcières existent depuis l'aube des temps, mais la sorcellerie présente un caractère particulier dans l'Europe chrétienne, où elle est étudiée et théorisée à la fois par l'Eglise et par les pouvoirs temporels. En témoignent un grand nombre de livres, de procès, de condamnations et d'exécutions au cours de la Renaissance. Se détournant de Dieu et de son Eglise, sorciers et sorcières se laissent séduire par les ruses du démon, auquel ils vouent un culte idolâtre dont la manifestation suprême est l'hommage rituel qu'ils lui rendent lors de certaines cérémonies nocturnes qu'on appelle leur sabbat. Pour les artistes, le thème de la sorcellerie constitue une inépuisable source d'inspiration. Bruegel l'Ancien ou Frans II Francken font étalage d'érudition maléfique. D'autres, comme Dürer, sont plus intéressés par l'opposition entre le corps potelé d'une jeune sorcière débutante et celui boucané d'une vieille opiniâtre. Tandis que Hans Baldung " Grien " (c'est-à-dire vert comme le diable) montre des sorcières nues en train de se couvrir d'onguent pour se rendre au sabbat par la voie des airs.
Lorsqu'il grave en 1514 l'ange de la Mélancolie soutenant sa tête de sa main, Albrecht Dürer donne du caractère mélancolique la plus belle définition graphique. Ainsi fixée par son chef-d'?uvre, l'attitude de l'ange apparaît de façon récurrente dans l'art, jusqu'à l'époque contemporaine. Maxime Préaud propose aux amateurs de curiosités un vagabondage d'image en nuage qui permet d'élargir et de préciser ce qu'est pour les artistes occidentaux, entre Dürer et Goya, l'idée de mélancolie.
- L'écriture photographique de Bérine Pharaon privilégie une forme de disponibilité au réel (urbain et naturel) plutôt qu'une volonté de capture. Avec un sens aigu du détail, elle crée des images sensibles qui confinent parfois à l'abstraction. - Fidèle à l'esprit de la photographe, l'ouvrage joue de la fragmentation : les séries se succèdent, mais le rythme variable des haïkus écrits par cette artiste-poète et des images offre une lecture libre. - Huit séries photographiques réalisées entre 2000 et 2025, en France (Paris, Versailles, Cannes), au Liban (Tripoli, architectures anciennes) et sur le pourtour méditerranéen. - Christian Noorbergen ouvre le livre d'une préface, suivie de textes courts à l'entrée de chaque série.
Cet ouvrage monographique dévoile une technique picturale inédite, issue du Tadelackt. Ce procédé minutieux mêle poudre de marbre, plâtre, pigments naturels et long polissage aux galets de rivière. Une préface de Stéphane Thénoz apporte un regard expert sur sa singulière technique. L'oeuvre de Poupée Caussin-Bellon, entre abstraction et figuration, explore avec sensibilité les thèmes de la nostalgie, de la solitude, du lien entre les hommes et de la beauté silencieuse des paysages. L'ouvrage constitue un panorama complet de son travail réalisé à partir du Tadelackt, avec des textes de l'artiste contextualisant des oeuvres intimement liées à son histoire personnelle.
Récapituler dans une peinture de synthèse, c'est peut-être bien la seule façon de peindre, une fois toutes les avant-gardes dépassées et épuisées. Mais la synthèse va plus loin. Certaines de ses toiles évoquent les fresques de la Renaissance telles qu'elles nous sont parvenues à travers le temps, non restaurées, un peu salies et partiellement effacées. C'est le moment de grâce où la beauté amorce sa disparition et c'est le début de sa disparition qui révèle la beauté. Igor Bitman fige l'instant pour retenir la beauté qui s'en va. " Maximilien Friche