La notion d'enveloppe est présente chez Freud, mais elle doit beaucoup à Didier Anzieu et à Didier Houzel pour sa conceptualisation. Elle prend forme au moment où la psychanalyse réalise que le travail associatif sur les " contenus " suppose préalablement l'existence de " contenants " suffisamment stables chez le sujet. L'extension de la clinique des enveloppes au corps, aux différents âges de la vie, aux groupes, familles ou institutions, voire à la réalité matérielle, pose cependant question. N'y a-t-il pas une trop grande facilité à les utiliser comme une image ? Sommes-nous toujours bien en présence de l'élaboration d'une " expérience traumatique " ? Peut-on les envisager comme une " formation psychique " ? Cet ouvrage propose pour cela une nouvelle théorisation de la perception en psychanalyse. Les enveloppes sont repérées comme des " processus de lien " entre soi et l'autre dans les crises ou les situations pathologiques, somatiques, psychiques ou sociales. Leur mise au travail exige écoute, attention et spécificité des dispositifs.