Lorsqu'elle entre, sa présence transforme la salle, à un pointincroyable. Comme un gigantesque souffle. Vêtue de noir, elleforce l'attention de la Villa Nova, tandis qu'elle avance avecune lenteur étudiée jusqu'à la table. On dirait que la salle s'estéclairée, que les flammes des chandelles sont plus hautes."C'est une apparition: rayonnante, évidente, animale. Elle estau firmament, et pourtant rien ne la sauvera. Ni son mariageavec DiMaggio. Ni Sinatra, ni Arthur Miller, ni ses amis. Savie? Une suite de scènes indélébiles. Pour en écrire le film,Adam Braver multiplie les angles et ménage la tensiondramatique avec un extraordinaire sens du détail. Sonapproche libre, sensible, invite à redessiner soi-même, au filde la lecture, l'identité d'une Marilyn vulnérable, qui fuit et secache dans son propre mystère.