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Transmigrants et nouveaux étrangers
Tarrius Alain ; Missaoui Lamia ; Qacha Fatima ; Bo
PU MIDI
18,00 €
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EAN :9782810702381
Extrait de l'introduction d'Alain TarriusACTIVITÉS SANS FRONTIÈRESDe temps immémoriaux des hommes apportent leurs savoir-faire, leurs croyances, leurs rêves au-delà des frontières, celles du moment, et en importent tout autant. Départ de la famille, du village ou de la nation, le voyage est douloureux lorsqu'il se nomme «exil» et certains préfèrent les tourments de la faim ou du tyran, l'insupportable poids des contraintes familiales, au déracinement sans perspective de retour. D'autres négocient le voyage avec son retour: ils «prennent la route», la reconnaissent, la modifient, reviennent, repartent parfois en tournées, suivant les rythmes de leurs activités; ils deviennent familiers de l'ici, du là-bas et de l'entre-deux: c'est eux que nous accompagnons dans nos recherches. Nous abandonnons donc la perspective des ravages de la «mobilisation internationale de la force de travail» et de ses déportations massives et sans retour, telles que développées tout au long des XIXe et XXe siècles, associées souvent aux soumissions guerrières.Il existerait en effet des histoires heureuses du passage des frontières: des commerçants, colporteurs de montres ou passeurs de tabacs sont figurés, sur d'anciennes gravures, en randonneurs, goûtant aux meilleurs mets des étapes, se riant des gabelous embusqués dans le froid et la nuit. Et les mosaïstes du Frioul, comme les façadiers piémontais, en tournées par bandes de plusieurs dizaines d'associés, n'emportaient-ils pas dans leurs besaces leurs meilleurs vins pour le dernier repas du dernier chantier avant le retour au foyer? On doit à ces compagnons la décoration du plafond du Palais Garnier, ou du mausolée de Lénine, les façades de plâtre lissé de nombreuses rues des villes européennes, dont le Paris du 1er arrondissement, les belles fresques des chapelles rurales de Savoie. Ces mobilités transfrontalières se justifiaient par la notoriété des artisans: l'iconographie européenne - Russie, Espagne, Royaume-Uni, et même Empire ottoman - expose des représentations des mêmes ouvriers, pantalons amples, ceinture de flanelle serrée et coiffe blanche des façadiers turinois... Plus près de nous, le revêtement de marbre blanc de l'Arche de la Défense n'a pu être réalisé, «au noir» pour l'essentiel, que par des ouvriers de Carrare, lors de rotations mensuelles. Les tournées internationales de paysans bulgares, le «gourbet», pour des cueillettes dans les Balkans, donnaient lieu à des fêtes locales et les vendangeurs polonais et espagnols savent animer en France des soirées joyeuses, en fin de journée. Certaines compagnies de bâtisseurs, au XIIe siècle, tenaient la dragée haute aux seigneurs et abbés qui les sollicitaient. L'iconographie est riche en présentations heureuses des sociabilités exposées à ces occasions de tournées transfrontalières laborieuses de chez soi à chez soi. Formes subalternes de mobilités professionnelles pré-capitalistes? Anachronisme pour celles qui ont survécu pendant la grande mobilisation internationale du capitalisme industriel, et son cortège d'interminables souffrances qui se renforcent parfois, au fur et à mesure des successions de générations?
Nombre de pages
200
Date de parution
24/01/2013
Poids
258g
Largeur
133mm
Plus d'informations
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EAN
9782810702381
Titre
Transmigrants et nouveaux étrangers
Auteur
Tarrius Alain ; Missaoui Lamia ; Qacha Fatima ; Bo
Editeur
PU MIDI
Largeur
133
Poids
258
Date de parution
20130124
Nombre de pages
200,00 €
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Résumé : Chaque année plus nombreux, des étrangers de passage, des migrants, se mêlent aux habitants de quartiers pauvres de nos villes. Ils circulent avec des titres de tourisme. Dans cette course sans fin, ils font des commerces les plus divers qu'ils vendent aux pauvres des quartiers pauvres. Cette mondialisation par le bas du poor to poor, pour les pauvres par les pauvres, est une extraordinaire soupape d'économie parallèle, trop souvent inconnue. Le fétichisme de la marchandise inhérent à la globalisation des économies libérales leur offre le rôle d'entrepreneurs commerciaux nomades et cosmopolites à travers les enclaves urbaines ethniques de leurs circulations, suggérant les contours de peuples transeuropéens sans nation. Surtout, cette mondialisation structure des appartenances souvent communautaires, ethniques, religieuses, passant de communautés immigrées en communautés immigrées. Une enquête documentée, passionnante et nécessaire.
Des millions de gens circulent avec des titres touristiques pour effectuer leurs activités criminelles d'un pays à l'autre. Prostituées saisonnières suivant les flux touristiques ou échangeant "leurs" places de capitale en capitale, marché de la coke ou trafics les plus divers, souvent concentrés le long des frontières pour mieux échapper aux contrôles. L'auteur étudie ici les "milieux criminels russo-italiens". Le fétichisme des marchandises-femmes-drogues y est porté à son plus haut niveau. Les origines des "marchandises" - Balkans et Caucase pour les femmes, Afghanistan, Turquie, Géorgie pour l'héroïne -, des recruteurs - Géorgiens, Albanais ou Serbes -, des redistributeurs - Italie du Sud, Levant espagnol, routes françaises, nations nord-européennes -, se diversifient à l'échelle de la globalisation du marché européen. Alain Tarrius suit, d'étape en étape, de frontière à frontière, ces circulations par des analyses multiples, globales et locales. Passionnant et inquiétant.
Quel est l'héritage du fascisme un siècle après son émergence en Italie ? A travers une approche internationale et pluridisciplinaire, cet ouvrage interroge la persistance de ses traces dans nos sociétés contemporaines, bien au-delà d'un simple phénomène nostalgique. Alors que le terme fascisme est fréquemment employé dans les médias, sa signification reste floue et variable selon les contextes et les pays. Dès lors, une question essentielle se pose : qu'entend-on réellement par fascisme aujourd'hui ? Pour y répondre, l'analyse porte sur plusieurs aspects : les espaces sociaux, la mémoire architecturale du régime, ainsi que les résonances idéologiques dans la culture et la politique contemporaines. En explorant ces différentes dimensions, il devient possible d'évaluer l'ampleur du travail de déconstruction - ou de perpétuation - de l'imaginaire fasciste. Ce questionnement constitue le fil conducteur de cette enquête rigoureuse, qui invite à une lecture renouvelée de notre rapport au passé et de ses influences sur le présent.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.
Dans un non-lieu et dans un temps suspendu, sont réunies toutes les femmes victimes de la violence des hommes : femmes riches et pauvres, cultivées ou analphabètes, jeunes et âgées, rebelles et soumises. Libérées par la mort de leur condition de victimes, elles nous racontent leurs histoires. On assiste à des drames provoqués par une société machiste, des traditions cruelles, des mentalités arriérées. A travers des témoignages/ fictions de plusieurs pays du monde (Inde, Italie, France, USA, Mexique...), toutes les conditions sociales et toutes les cultures sont mises en cause par la dramaturge. Il en résulte une anthologie de récits bizarrement pleins d'humour et d'ironie, où la tragédie du quotidien demande justice et où l'universalité des histoires pousse le lecteur-spectateur à réfléchir sur la véritable condition de la femme au XXIe siècleSerena dandini est auteure et animatrice télé. Très connue de par le caractère innovant et satyrique de ses émissions, elle a travaillé avec des artistes très populaires en Italie. En 1988, elle écrit et présente La tv delle ragazze (La télé des filles), une émission qui fera connaître au grand public de nombreuses comédiennes et artistes. Entre 2012 et 2013 elle met en scène son premier texte théâtral, Blessées à mort, inspiré par des faits divers de violence sur les femmes. Cette pièce est encore aujourd'hui en tournée en Italie et dans le monde. Texte engagé, militant, dur, il se fait porte-parole d'une situation malheureusement bien présente dans notre société, toutes ces histoires étant inspirées de faits réellement advenus.