Hanna & Karl. Monologues autrichiens, 2e édition revue et augmentée
Innerhofer Franz ; Qualtinger Helmut ; Merz Carl ;
AGONE
12,20 €
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EAN :9782748900385
IL FALLAIT BIEN ÊTRE QUELQUES-UNS pour tenir le pays debout. L'époque était difficile. On avait besoin d'hommes! Moi je pétais le feu! Je veux dire, je le pète toujours. Regardez-moi! Soixante ans! Jamais malade. Toujours pété la santé... Quand les bombardés se sont ramenés, toutes ces victimes des bombardements... J'avais sous ma responsabilité la distribution des cartes et de l'alimentation... J'ai fait mon beurre avec ça... J'aurais pu monter une affaire (montrant l'épicerie fine) comme celle-ci... les victimes des bombardements, de toute façon, ils s'en fichaient. Quelqu'un qui vient de perdre sa maison, il ne pense pas à bouffer. Il est content d'être en vie. Quand quelqu'un rouspétait, je lui lançais simplement un regard. Tout de suite il la fermait. Ça, je l'ai appris du Führer. Je n'ai pas les yeux bleus, mais ça, je sais le faire moi aussi. Sous le titre Hanna & Karl, nous avons rassemblé deux drames historiques autrichiens. Biographie de l'auteur Auteur de Charrette (Scheibtruhe), Franz Innerhofer est romancier et dramaturge (1944-2002).Co-auteurs de Ce bon Monsieur Karl (Dar Herr Karl), Helmut Qualtinger (1928-1986, Vienne) et Carl Metz (1906-1979, Vienne) furent comédiens et auteurs de nombreux programmes de cabaret.
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Nombre de pages
110
Date de parution
19/10/2004
Poids
138g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782748900385
Titre
Hanna & Karl. Monologues autrichiens, 2e édition revue et augmentée
Auteur
Innerhofer Franz ; Qualtinger Helmut ; Merz Carl ;
Editeur
AGONE
Largeur
120
Poids
138
Date de parution
20041019
Nombre de pages
110,00 €
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Résumé : Holl, fils naturel d'un puissant fermier de la région de Salzbourg et d'une journalière auprès de laquelle il a passé sa première enfance, est rendu à son père alors qu'il est âgé de six ans, et jeté au travail. Le livre est la chronique des onze années, de 1950 à 1961, qu'il passera ainsi à la ferme. "Belles années" de l'enfance, en fait les années terribles d'un inimaginable calvaire. Nous sommes dans l'Autriche d'après-guerre : monde proche dans le temps et l'espace, connu de tous, familier presque. Et cependant nous sommes dans un univers d'un autre âge, de ceux que les historiens tentent de reconstituer à l'aide de traces, de vestiges, parce qu'ils n'eurent pas de témoins. L'étonnant est précisément ici que ce monde a son témoin, vivant, violent, impitoyable autant par la force propre de son témoignage que par la force de son écriture : c'est l'auteur, l'enfant Holl, âgé d'une trentaine d'années à peine lorsqu'il écrit. L'importance de ce livre est grande. On l'a relevé, c'est seulement de nos jours que le monde paysan commence à s'exprimer par les moyens de l'art, grâce à certains de ses enfants qui ont pu accéder à la culture sans pour autant renier leur origine. Phénomène qui mit fin au "roman paysan" traditionnel ("Holl en lut deux et en fit aussitôt du papier-cul") en même temps qu'il nous force à réviser toutes les notions de "modernité" qui sont les nôtres.
Résumé : Contraint de travailler dès son plus jeune âge à la ferme paternelle, Franz Holl a été l'objet de réprimandes permanentes de la part de cet homme pour qui il n'est rien. Adolescent, il décide de quitter te monde paysan pour rejoindre la ville, espérant trouver dans ce nouvel environnement une forme d'apaisement. Si le monde du travail ouvrier n'est pas beaucoup plus tendre que celui des champs, Franz Holl découvre tout de même, entre apprentissage chez un maréchal-ferrant et premiers pas à l'usine, la littérature et le cinéma dont les univers vont désormais constituer pour lui un horizon à atteindre. Dans ce roman d'apprentissage largement inspiré de sa propre expérience et d'ores et déjà considéré comme un classique contemporain, Franz Innerhofer restitue avec justesse et précision cette quête d'identité et de liberté si cruciale.
Jusqu'à trente-quatre, j'ai été socialiste. C'était pas non plus un métier, ça. On n'en vivait pas... aujourd'hui, si j'étais... mais j'ai dépassé tout cela... j'ai une certaine maturité, nous avons acquis une certaine sérénité par rapport à ces choses... Bon, en trente-quatre... savez ce que c'était. Non, vous ne savez pas. Vous êtes trop jeune. Et vous n'avez pas besoin de savoir... Ce sont des choses, on ne va pas y toucher, on n'aime pas trop s'en souvenir... personne, en Autriche... Plus tard, je suis allé manifester pour les conservateurs... les milices patriotiques... d'accord ? J'ai gagné cinq schillings... Puis je suis passé à... aux nazis, là aussi j'ai gagné cinq schillings. Enfin bon, l'Autriche a toujours été apolitique... je veux dire, nous n'avons pas de sens politique... mais j'ai récolté un peu d'argent, d'accord ? Enfin bon, il fallait bien vivre... Vous n'arrivez pas à imaginer ça, hein ? Vous pouvez en apprendre des choses, de moi...
Cet essai est le procès d'une absence, celle de la gauche, désormais reléguée au second plan dans la presse. Dans cette chronique de la droitisation du débat public, l'autrice analyse la façon dont il a été verrouillé par l'ensemble des médias dominants, y compris "de gauche" , qui ont reboublé d'efforts pour bipolariser les champs politique et journalistique autour des figures d'Emmauel Macron, de Marine Le Pen, de leurs doublures et de leurs thématiques sécuritaires et économiques. Basé sur une documentation précise, ce livre retrace l'effondrement intellectuel du "journalisme politique" , qui a perdu tant en substance qu'en consistance, laissant le storytelling remplacer l'information. L'autrice aborde notamment le traitement des différents projets de réformes par les chefs-lieux éditoriaux, souvent transformés en SAV du gouvernement... S'appuyant sur l'émergence de la comm' comme cadre politique et journalistique, Pauline Perrenot dévoile le monopole absolu de la pensée libérale dans les médias et l'imbrication de la profession avec le monde patronal. Un président créé de toutes pièces par les médias, la croisière journalistique de l'extrême droite, une kabbale réactionnaire qui ponctue les séquences des chaînes d'information... drôle d'état que celui de la presse dans l'Hexagone. Pauline Perrenot s'appuie sur le traitement des thèmes qui ont "fait" l'actualité jusqu'aux élections qui ont suivi la dissolution de l'Assemblée nationale : maintien de l'ordre, sondages, loi sécurité globale, gilets jaunes, violences policières, émergences d'Eric Zemmour et de Jordan Bardella. Pour cette réédition, Pauline Perrenot applique ces grilles d'analyse aux questions d'actualités plus récentes qui confirment l'aggravation des pratiques devenues la norme du journalisme politique. Un constat pour que la disparition de la gauche ne passe plus inaperçu.
Thomas Frank écrit régulièrement pour Le Monde diplomatique des articles d'analyse sociale et politique de la situation américaine. Déjà paru en français: Le Marché de droit divin (Agone, 2003).
Jacques Bouversse s'attaquait dans ce court ouvrage aux usages discutables que fit Michel Foucault de l’œuvre de Nietzsche Nombreux sont ceux qui aujourd'hui vouent un culte inconsidéré à la pensée de Foucault, réputée incontournable. On peut pourtant émettre des réserves quant à la cohérence de l’œuvre d'un auteur qui aurait « revendiqué le droit de se contredire ». L'usage qu'il fit de la pensée de Nietzsche est symptomatique de cette attitude : il s'agissait pour lui de « l'utiliser, de la déformer, de la faire grincer, crier », attitude qui mène logiquement à une série de contradictions. C'est précisément celles-ci que Bouversse entendait ici relever. Faisant jouer Nietzsche contre Foucault, il démontrait avec brio que les positions du « Nietzsche de Foucault » sont souvent bien éloignées de celles du Nietzsche réel.
Cette histoire des États-Unis présente le point de vue de ceux dont les manuels d'histoire parlent habituellement peu. L'auteur confronte avec minutie la version officielle et héroïque (de Christophe Colomb à George Walker Bush) aux témoignages des acteurs les plus modestes. Les Indiens, les esclaves en fuite, les soldats déserteurs, les jeunes ouvrières du textile, les syndicalistes, les GI du Vietnam, les activistes des années 1980-1990, tous, jusqu'aux victimes contemporaines de la politique intérieure et étrangère américaine, viennent ainsi battre en brèche la conception unanimiste de l'histoire officielle. Howard Zinn a enseigné l'histoire et les sciences politiques à la Boston University où il est aujourd'hui professeur émérite. Son oeuvre (une douzaine d'ouvrages) est essentiellement consacrée à l'incidence des mouvements populaires sur la société américaine.