L'usage des quartiers. Action publique et géographie dans la politique de la ville (1982-1999)
ESTEBE PHILIPPE
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782747566834
L'usage des quartiers traite d'une question à la lisière de la géographie et de l'analyse des politiques publiques : la fabrication de la géographie prioritaire - les fameux " quartiers " - à la base de la politique de la ville et de l'intervention des pouvoirs publics dans les banlieues populaires. L'ouvrage retrace la genèse de cette catégorie, à travers les nécessités de la construction d'une politique publique nationale et les apports décisifs de l'INSEE. Il analyse les partis pris politiques et interprétatifs qui sous-tendent les différents états de cette géographie prioritaire en montrant le lien qui s'établit entre cadres cognitifs et logiques d'action. L'ouvrage montre combien la diversité des interprétations possibles de la géographie prioritaire ouvre la voie à une diversité de régimes locaux de solidarité dans lesquels les communes jouent un rôle prépondérant. Cette analyse " par le bas " de la politique de la ville permet d'en éclairer le statut paradoxal : un succès d'estime, qui ne se dément pas, parmi les agents de terrain de l'État et des collectivités locales, étroitement associé à un jugement général négatif quant à la capacité réelle de cette politique à régler le problème auquel elle s'attaque.
Nombre de pages
263
Date de parution
02/06/2004
Poids
292g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747566834
Titre
L'usage des quartiers. Action publique et géographie dans la politique de la ville (1982-1999)
ISBN
2747566838
Auteur
ESTEBE PHILIPPE
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
292
Date de parution
20040602
Nombre de pages
263,00 €
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L'espace urbain contemporain tend à se dissocier entre des métropoles orientées vers une production mondialisée et des espaces tournés vers les fonctions résidentielles, domestiques ou récréactives. Du coup, la formule d'un régime unique de gouvernement des villes perd de sa crédibilité. Deux régimes se dessinent: celui des villes centres, socialement mélangé et tourné vers la compétition économique, et celui des intercommunalités périphériques, socialement homogène et spécialisé dans les services à la personne. L'avenir de la démocratie urbaine se trouve donc subordonné à la capacité politique d'articuler ces deux figures, pour qu'elles se complètent sans se nuire. Biographie: Géographe et sociologue, Philippe Estèbe enseigne à l'Université de Toulouse-Le Mirail et dirige le bureau d'études Acadie.
Avec le temps, la France a créé un dispositif unique au monde d'égalité des territoires, qui se traduit par trois grands mécanismes : une redistribution financière très importante entre les territoires ; une répartition inégalitaire des fonctionnaires d'Etat pour assurer une présence continue dans les territoires les plus ruraux ; et des grandes entreprises publiques assurant une continuité de prestation dans tous les territoires (Poste, Sncf, énergie, télécoms). Conçu pour une société plutôt rurale et composée de sédentaires, ce dispositif fait face aujourd'hui à l'émergence des grandes villes ? les métropoles ? et à la mobilité des personnes. Les très grandes villes financent largement l'espace rural et commencent à contester le mécanisme de redistribution ; les personnes traversent les territoires au cours de leur trajectoire et les mettent en concurrence pour l'habitat, les services, l'emploi et les loisirs. Le dispositif d'égalité des territoires apparaît dès lors coûteux et inefficace. Il nous faut donc trouver les termes d'un nouveau contrat territorial, pour refonder un système à bout de souffle.
Les régions et les métropoles sont perçues par le personnel politique et une partie de l'opinion publique comme des intrus dans le paysage politico-administratif territorial. Leur montée en puissance, lente puis plus soutenue depuis une dizaine d'année, s'accompagne de suspicion, de défiance et de critiques. Pour autant, elles ne forment pas l'alliance des modernes espérée par plusieurs législations. Fondamentalement, elles divergent par leur logique de territorialisation : les régions déploient des politiques de légitimation en vue de développer un sentiment d'appartenance chez les électeurs, alors que les métropoles déploient leur influence en réseau, par alliances et diplomatie. Ce faisant, ces deux institutions entrent en concurrence, d'autant plus que les métropoles s'emparent d'enjeux relevant théoriquement des compétences régionales : l'aménagement du territoire, la santé, l'énergie ou la logistique. Se pose pour autant la question des complémentarités possibles entre ces deux approches du développement territorial. Les cahiers POPSU rassemblent les connaissances produites au fil des travaux de recherche-action menés par la Plateforme d'observation des projets et stratégies urbaines (POPSU) dans le cadre du programme "Métropoles".
En 2012, l'opinion publique découvrait une nouvelle forme de contestation des projets d'aménagement, les ZAD - ou "zones à défendre". Comment interpréter ce phénomène et que change-t-il ? Que nous dit-il de l'évolution de la contestation des projets et des politiques d'aménagement ? S'agit-il d'un épiphénomène, né des conditions très spécifiques de quelques conflits particuliers, d'une poussée de fièvre qui retombera rapidement, dès que l'on aura trouvé les bons remèdes, ou de quelque chose de nouveau, signe d'une radicalisation durable de la contestation environnementale ? Faut-il s'attendre à une multiplication des "zones à défendre", chaque fois qu'une zone humide ou des terres agricoles seront menacées par un projet de ligne à grande vitesse, de centre commercial ou de rocade ...
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...