
LE COGITO DANS LA PENSEE DE SAINT AUGUSTIN
Selon Descartes, la pensée augustinienne du cogito se résumait à une inférence qui " aurait pu tomber sous la plume de qui que ce soit " et qui servait de point de départ à des spéculations purement théologiques. Husserl quant à lui estimait que " l'indubitabilité de l'ego cogito ", qu'Augustin avait le premier découverte, ne jouait en fait chez lui que le rôle d'un simple argument dirigé contre les Sceptiques. Ces interprétations, fondées sur le texte de la Cité de Dieu où apparaît le célèbre " Si enim fallor, sum ", peuvent-elles s'appliquer à l'analyse beaucoup plus approfondie qu'Augustin développe dans le livre X de la Trinité ? Le but de cet ouvrage est de dégager l'enjeu philosophique de la pensée augustinienne du cogito en obéissant à un double souci : situer la réflexion d'Augustin dans le champ de la philosophie antique et procéder à des rapprochements précis avec les perspectives ouvertes après lui par Descartes et par Husserl.
| Date de parution | 07/10/2002 |
|---|---|
| Poids | 900g |
| Largeur | 240mm |
| EAN | 9782711615285 |
|---|---|
| Titre | LE COGITO DANS LA PENSEE DE SAINT AUGUSTIN |
| ISBN | 2711615286 |
| Auteur | BERMON |
| Editeur | VRIN |
| Largeur | 240 |
| Poids | 900 |
| Date de parution | 20021007 |
| Nombre de pages | 0,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 4-6 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

L ASSENTIMENT ET SON OBJET CHEZ GREGOIRE DE RIMINI
BERMONAuteur de leçons sur les Sentences publiées à Paris en 1346, Grégoire de Rimini est associé aux origines de la Réforme car Luther déclara un jour avoir apprécié sa pensée. Considéré à partir du XVIIe siècle comme le défenseur de la thèse du Dieu trompeur (Mersenne, Bayle) ou comme une source du jansénisme (Arnauld), il a été présenté au XXe siècle comme un réaliste, précurseur de la théorie des objets du philosophe autrichien Meinong. Le présent ouvrage confronte à ces interprétations, voire à ces légendes, les données de l'histoire et des textes. Plusieurs points sont élucidés. L'entrelacement caractéristique de raisonnements philosophiques et théologiques est replacé dans le contexte médiéval de la pluridisciplinarité des parcours d'études. Les succès et la condamnation de l'ockhamisme naissant sont analysés à travers leur écho immédiat chez ce maître que Leibniz comptait encore à raison parmi les Nominaux. L'arrêt sur la question de l'assentiment montre avec précision le style nominaliste à l'œuvre. Recueillant de multiples définitions grecques. latines et arabes. de la croyance ou de la foi, Grégoire refuse de leur attribuer un objet qui soit une entité : celui-ci est seulement " signifiable par un complexe ", c'est-à-dire par une proposition. Dans les débats qu'il mène à ce propos avec ses contemporains (Ockham, Wodeham, Auriol), Grégoire aborde plusieurs thèmes qui passeront, par le filtre de leur interprétation nominaliste, à la philosophie moderne : la perfection, la véracité divine, l'athéisme, la suspension du jugement ou encore l'autonomie du jugement moral.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER54,00 € -

LA SIGNIFICATION ET L ENSEIGNEMENT
BERMONDans le dialogue philosophique sur le Maître, Augustin soutient devant son fils Adéodat la thèse qu'aucun homme ne peut rien apprendre au moyen du langage. Selon lui, loin de montrer ce qu'ils signifient, les signes ne font qu'avertir celui qui les perçoit de consulter ses sens, sa mémoire ou le " Maître intérieur ", c'est-à-dire la vérité, qui enseigne immédiatement à l'esprit tout ce qu'il peut comprendre. Le présent commentaire s'attache à éclairer la démonstration d'Augustin en la situant dans l'ensemble de son œuvre. Il étudie ses emprunts aux principales doctrines antiques de la signification (grammaire ancienne, sémantique stoïcienne, critique sceptique des signes) et montre comment ceux-ci sont refondus dans une œuvre originale, qui est sans doute le chef-d'œuvre de l'Antiquité sur le langage. Au-delà de l'horizon antique, la perspective s'ouvre à des thématiques contemporaines. L' " image augustinienne " du langage présentée par Wittgenstein au début des Recherches philosophiques sert de modèle pour apprécier la pertinence de la critique du pouvoir des signes menée dans le Maître, où l'on voit Augustin s'interroger sur la signification des parties du discours ", mettre en évidence la réflexivité du langage et délimiter le domaine de compétence des mots et de la définition ostensive. L'ouvrage reproduit le texte latin établi par K.Daur (Corpus Christianorum, 1970), accompagnée d'une nouvelle traduction française.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER56,00 € -

La fondation de l'université de Paris (1200-1260)
Bermon Pascale ; Verger JacquesL'ancienne université de Paris a été la matrice où s'est élaboré tout notre système d'enseignement. Toute notre évolution pédagogique ultérieure en porte la marque", affirmait Emile Durckheim dans le cours d'histoire de l'éducation qu'il donnait à la Sorbonne en 1904-1905. Or si la fondation de l'Université de Paris, peu avant 1208, a été maintes fois décrite, les documents qui l'attestent, rédigés en latin, n'ont jamais été présentés dans un recueil en traduction française. Le présent volume entend combler cette lacune. Il contient la traduction des premiers témoignages relatifs à l'organisation de la corporation ou "université" des maîtres parisiens. On y trouvera vingt-deux textes, statuts, lettres et sermons, s'échelonnant sur une période qui s'étend du concile de Latran III (1179) à la fondation de la Sorbonne (1257), parmi lesquels figurent notamment le privilège de Philippe Auguste (1200), le statut de Robert de Courson (1215), la bulle Parens scientiarum (1231), le statut de la Faculté des arts de 1255 et le Livre de conscience de Robert de Sorbon.EpuiséVOIR PRODUIT39,00 € -

Apprendre à mieux apprendre
Bermon AntoineUne méthode pour passer (beaucoup) moins de temps à réviser ses cours, y prendre du plaisir, avoir plus de temps libre et le tout en améliorant ses résultats. L'auteur a élaboré cet ouvrage pour donner des clés aux étudiants : le but est de découvrir comment le cerveau de chacun préfère retenir les informations et ainsi, par quels moyens apprendre plus facilement et donc plus rapidement.EpuiséVOIR PRODUIT14,50 €
Du même éditeur
-

Musique, cinéma, processus créateur
HellegouarchNorman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER30,00 € -

Recherche sur l'origine de nos idées de la beauté et de la vertu
Hutcheson FrancisGénéralement cité pour mémoire, Francis Hutcheson (1694-1746) mérite d'être lu dans le texte. La question de la nature et des rapports du Beau, du Bien, du Vrai et du Juste se pose à lui dans un contexte renouvelé : il s'agit, dans le cadre de la théorie lockienne des idées, et contre la rationalité pratique d'un Hobbes ou d'un Mandeville, d'aller plus loin que Shaftesbury pour sauver la morale du relativisme. Identifier, au coeur de la vertu, la spécificité du sens et du sensible face aux calculs de la raison, telle est la tâche que Hutcheson s'est assignée. Sa postérité, de Hume et Kant, qui lui doivent beaucoup, s'étend jusqu'à la philosophie analytique, qui voit en lui l'initiateur original de questions actuelles.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER13,00 € -

DORMIR - ESSAI DE PHILOSOPHIE SOCIALE
Pagès ClairesPeut-on considérer une partie des troubles du sommeil comme des pathologies sociales, faisant du sommeil une question politique ? C'est ce que propose cet essai : examiner et évaluer les rapports du dormeur à la fois au monde et à son environnement de sommeil dans une perspective de philosophie sociale, à partir de l'aggravation contemporaine des troubles du sommeil, et en mettant au coeur de l'analyse la question du rapport entre sommeil et travail. Cela exige de rompre avec l'idée que le sommeil constitue une privation de monde. En vérité, l'appartenance du dormeur au monde n'est pas suspendue par son endormissement, et le sommeil ne saurait être un véritable oubli des peines. S'il est manifeste que tous les dormeurs ne profitent pas du même repos, c'est que le sommeil est loin d'égaliser les conditions. Bien que nous dormions, les multiples chaînes qui nous relient au monde, certaines plus étroitement que d'autres, ne se trouvent pas déliées. Le sommeil humain est tenu pour éminemment plastique : l'homme seul aurait la possibilité de déconnecter milieu nocturne et sommeil, notamment en travaillant la nuit. Reste à déterminer ce qu'il en coûte de faire de la nuit le jour. A partir des atteintes à la santé qui en résultent, le livre propose de mettre au jour une articulation plus juste entre déterminants naturels (astronomiques et biologiques), déterminants sociaux et processus psychiques en jeu dans le sommeil.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

FRERES PRECHEURS UNE VOCATION UNIVERSITAIRE?
COLLECTIFDes religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER28,01 €
