Etudes de Linguistique Appliquée N° 186, Avril-juin 2017 : Figement en mouvement et complexité en de
Viguier Marie-Hélène ; Grezka Aude
KLINCKSIECK
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EAN :9782252040614
Avant-propos : Figement, défigement : des figues à la linguistique, par Jean PRUVOST Introduction, par Marie-Hélène VIGUIER et Aude GREZKA Défigement et détournement dans le texte de San-Antonio, par Walid DEKDOUK Les néologismes polylexicaux et le défigement dans l'humour de Fellag : de la créativité à l'interprétation, par Abderahim MOUSSAOUER Du figement des genres textuels, par Anne-Laure DAUX-COMBAUDON Du figement au défigement : la reconnaissance de néologismes polylexicaux, par Aude GREZKA et Lichao ZHU Les verbes d'occurrence sont-ils des supports des noms d'événements ?, par Marco FASCIOLO Critères et degrés de grammaticalisation à l'exemple de six verbes dits semi-auxiliaires en français contemporain, par Marie-Hélène VIGUIER BIOBIBLIOGRAPHIE DES CONTRIBUTEURS
Nombre de pages
128
Date de parution
23/12/2017
Poids
195g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782252040614
Titre
Etudes de Linguistique Appliquée N° 186, Avril-juin 2017 : Figement en mouvement et complexité en de
Auteur
Viguier Marie-Hélène ; Grezka Aude
Editeur
KLINCKSIECK
Largeur
150
Poids
195
Date de parution
20171223
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
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La lutte contre la pauvreté connaît une transformation majeure depuis la fin du XXe siècle. Longtemps au c'ur d'une politique sociale inclusive, « les pauvres » sont désormais une catégorie d'individus qu'une administration tatillonne stigmatise, tout en leur dispensant d'insuffisantes prestations. Comment est-on passé d'un idéal d'insertion sociale à l'injonction de traverser la rue pour trouver un emploi ...Pour comprendre cette évolution, Frédéric Viguier retrace l'histoire de la cause des pauvres depuis 1945. Il décrit notamment le travail mené par des associations comme ATD Quart Monde ou la Fédération des acteurs de la solidarité dans les campements et les cités de transit de l'après-guerre et la façon dont elles ont, au fil des ans, porté cette cause sur les scènes administratives, politiques, médiatiques et scientifiques. Un combat qui s'est souvent soldé par des victoires à la Pyrrhus face aux représentants des hautes sphères de l'État social et à leur conception d'une bonne action publique.
Elle attend et n'exige rien du destin. Elle laisse glisser les heures, elle ne participe pas, elle est là, peu influente, jamais déterminante et sans rancune. Elle est en parallèle, attentive, mais pas impliquée. "Elle", c'est cette jeune femme de 22 ans qui entre comme stagiaire au rayon textile d'un hypermarché, pour y devenir très vite chef de secteur. C'est cette "femme sans qualité" dénuée d'ambition, qui cherche juste à combler le vide abyssal de sa vie. En acquérant un statut, elle quitte les rives de son existence banale pour faire enfin partie d'un monde. Celui de la grande distribution. Univers absurde, construit sur le vide et les faux semblants. Frédéric Viguier signe un premier roman implacable, glaçant et dérangeant sur l'inhumanité de l'entreprise et l'indifférence ambitieuse. Au vide moral, affectif et intellectuel de son héroïne, il répond d'une écriture sèche et minimaliste. D'une lucidité cruelle mais sans cynisme, Ressources inhumaines donne à voir avec subtilité et intelligence les mécanismes de notre société de consommation.
Je suis laid, depuis le début. On me dit que je ressemble à ma mère, qu'on a le même nez. Mais ma mère, je la trouve belle. " Ressources inhumaines, critique implacable de notre société, a imposé le ton froid et cruel de Frédéric Viguier dont le premier roman se faisait l'écho d'une " humanité déshumanisée ". On retrouve son univers glaçant et sombre, qui emprunte tout à la fois au cinéma radical de Bruno Dumont et au roman social. Mais au drame d'un bourg désindustrialisé du nord de la France, Frédéric Viguier ajoute le suspense d'un roman noir. Dès lors, l'histoire d'Yvan, un adolescent moqué pour sa laideur et sa différence, accusé du meurtre de son petit voisin, prend une tournure inattendue. Frédéric Viguier a publié en 2015 aux Editions Albin Michel un premier roman très remarqué : Ressources inhumaines.
Caché derrière ses peupliers d'où émergent son haut toit et ses deux tours carrées, le " château vosgien " est, en 1789, à peu près ce qu'il était en 1600 ou à la fin du Moyen Age : un corps de logis solide et discret, se démarquant à peine du reste des maisons rurales et un peu plus du clocher de l'église ou du prieuré, vrai centre du village. Le châtelain de 1789 y vit-il différemment de celui du XVIIe siècle, voire du Moyen Age ? Ce livre pénètre dans l'univers et le décor familiers des futurs émigrés dont les aïeuls vécurent sur place les drames de la Guerre de Trente Ans. A travers lettres, mémoires et inventaires, une page d'histoire peu connue est retracée ici. Son auteur, professeur agrégé d'Histoire, responsable de l'Association Saône lorraine et délégué des Vieilles Maisons Françaises pour les Vosges, la fixe souvent comme un instantané, un " pris sur le vif ", une incursion dans l'intimité des vieilles familles et des récents anoblis. Beaucoup de ces demeures et de ces familles ont aujourd'hui disparu, et l'on démolit encore des châteaux, comme à Gironcourt-sur-Vraine, au nom du " progrès " et du " réalisme ". Ces pages de vie quotidienne et d'attitude face à l'adversité sont aussi pour l'auteur l'occasion de montrer au grand public et aux divers responsables qu'autant qu'un château fort, ces " Grandes Maisons " sont dignes de conservation et de respect.