
Pierre Leroux, penseur de l'humanité
Si le XVIIIe siècle fut le siècle des philosophes, la France est réputée n'avoir guère eu de grands penseurs au XIXe siècle. C'est oublier Pierre Leroux pour lequel ce livre revendique, après deux siècles, une grande place, la première même. Pierre Leroux (1797-1871) est un fils du peuple qui devint philosophe autant qu'homme d'action, à la tête de quatre grands journaux et comme représentant du peuple sous la Seconde République. Ayant participé à l'aventure saint-simonienne en 1830-1831, il fut le premier à pointer le danger collectiviste. Leroux est aussi un écrivain, un penseur à la française, dans la lignée de Rousseau. Mais il vécut après la Révolution: il a vu l'histoire bouger, fut acteur et témoin de l'avènement du monde moderne, et des premiers conflits du libéralisme et du socialisme. Les synthèses que proposa ce penseur encyclopédique, dès les années 1830, restent prophétiques pour le lecteur du jeune XXIe siècle. Leroux combat les inégalités de classe, de race et de sexe, et explora tous les grands problèmes en les mesurant à l'aune de l'humanité, placée au coeur de sa réflexion. Biographie de l'auteur Bruno Viard est professeur de littérature française à l'université de Provence. Il travaille sur le lien social aussi bien dans son versant psychologique que sociologique. Il a notamment publié en 2007, aux éditions Le Bord de l'eau, une Anthologie de Pierre Leroux, inventeur du socialisme, dont ce livre est la continuation.
| Nombre de pages | 138 |
|---|---|
| Date de parution | 05/03/2009 |
| Poids | 180g |
| Largeur | 130mm |
| EAN | 9782351220542 |
|---|---|
| Titre | Pierre Leroux, penseur de l'humanité |
| Auteur | Viard Bruno |
| Editeur | SULLIVER |
| Largeur | 130 |
| Poids | 180 |
| Date de parution | 20090305 |
| Nombre de pages | 138,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Les trois neveux ou l'altruisme et l'égoïsme réconciliés : Pierre Leroux (1797-1871), Marcel Mauss (
Viard BrunoRésumé : On a vainement cherché pendant les dernières décennies à concilier des ?uvres finalement inconciliables, à savoir celles de Karl Marx, d'Emile Durkheim et de Sigmund Freud. Il demeure un hiatus dans l'étude de l'homme. Dans ce bref essai, brillant et iconoclaste, Bruno Viard nous propose un pari qui prend tous ces efforts à contre-pied ce ne sont pas ces trois figures tutélaires que l'on peut accorder, mais plutôt celles de leurs " neveux " respectifs, plus ou moins oubliés de l'histoire dominante, mais dont la parenté intellectuelle est manifeste sans qu'ils se soient donné le mot : le socialiste réputé " utopique " Pierre Leroux, le sociologue Marcel Mauss, le psychanalyste hétérodoxe Paul Diel. Au terme d'une enquête minutieuse, tant historique qu'anthropologique, Bruno Viard montre que c'est sur la question de l'altruisme et de l'égoïsme que se sont produits le divorce et les errements des " oncles ", et que se noue la surprenante convergence théorique des trois " neveux ". Ce triple décalage permet de construire un modèle anthropologique synthétique et d'éviter la double impasse d'une sociologie ou d'un socialisme sans psychologie et d'une psychologie sans politique. Ecrit avec humour, dans une langue claire et jamais pédante, cet essai dynamite la vision que l'on s'est faite pendant des années de la science politique, de la sociologie et de la psychanalyse. Audacieux et convaincant.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER17,00 € -

Lire les romantiques français
Viard BrunoContre lhabitude commode de ranger les auteurs dans une catégorie passe-partout, cet ouvrage propose une définition originale du romantisme s'appuyant sur la théorie de la réciprocité du don et du contre-don développée par Marcel Mauss, avant dévaluer dans quelle mesure et pourquoi chaque grand auteur du temps correspond à cette définition. La notion galvaudée de romantisme reçoit dabord une définition précise, de nature historique, psychologique et éthique: une critique exaltée du monde moderne. Cette définition est ensuite appliquée aux grands auteurs de la première moitié du XIXe siècle. Le lecteur parcourra donc une galerie de neuf portraits: Chateaubriand, Stendhal, Lamartine, Vigny, Musset, Sand, Balzac, Nerval, Hugo. On prendra chaque auteur à la gorge pour lui demander: « Quas-tu à nous dire, vieil homme du XIXe siècle, à nous qui vivons après toutes les catastrophes du XXe siècle, après mai 68, après la chute du mur de Berlin, à lheure de la mondialisation? » Par certains côtés, les textes du XIXe sont restés vivants et splendides, par dautres côtés, ils sont caducs à nos yeux. On tentera dans les deux cas de comprendre pourquoi.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,50 € -

Les tiroirs de Michel Houellebecq
Viard BrunoRésumé : L'oeuvre de Houellebecq regorge d'apparentes contradictions. L'objet de ce court essai est de les analyser afin de montrer qu'elles peuvent pour une part se résoudre, et notamment en puisant aux sources : les lectures de Houellebecq, ces "tiroirs" qui contiennent aussi bien des oeuvres de fiction ou d'inspiration autobiographique que des écrits théoriques. Défilent ainsi, sur un rythme enlevé : Auguste Comte, Pierre Leroux, Tocqueville, Schopenhauer, Nietzsche, Montaigne, Victor Hugo, Camus, Balzac, Baudelaire, Proust et quelques autres. À quoi s'ajoutent des constats non moins stimulants, tel celui-ci : On est arrivé à ce paradoxe que la gauche antilibérale en économie est devenue libérale en morale tandis que la droite libérale en économie s'est retrouvée antilibérale en morale. L'originalité de Houellebecq est qu'il est antilibéral en tout, ce qui le rend inclassable.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 € -

Les 100 mots du romantisme
Viard BrunoAu sens le plus large, le romantisme est une crise de la conscience européenne au moment du basculement dans le monde moderne. Contre la raison et les règles du classicisme devenues un carcan se produisit, de façon quasi thermostatique, une réévaluation de la sensibilité et de lauthenticité. Ce fut dabord une révolte esthétique et ethnique contre le bon goût figé à la française. Mais progressivement, les abus de la Révolution, ses violences, les déceptions provoquées par la nouvelle société dargent donnèrent au romantisme un caractère politique orienté contre les Lumières. Typiquement anti-bourgeois, le romantisme nest pas pour autant étroitement aristocratique et catholique. Son parti est celui de labsolu, de lidéal. Il mobilisa les extrêmes de larc politique, de la droite à la gauche. Le tout était de mépriser lutilitarisme et lindividualisme. Autour de 100 mots clés, cet ouvrage invite le lecteur à comprendre lexaltation romantique et à appréhender ce mouvement dans toutes ses dimensions.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 €
Du même éditeur
-

La Révolution
Landauer Gustav ; Manale Margaret ; Janover LouisQu'en est-il de La Révolution selon Gustav Landauer ? A la période médiévale de stabilité, où l'esprit de communion chrétien et l'art s'enracinaient dans la vie du peuple, a succédé à partir de la Renaissance une époque de convulsions autant destructrices que réparatrices. La culture s'étiole entre les mains de figures singulières, séparées de la communauté, et l'art végète dans le musée. C'est le temps des révolutions. Il se prolonge jusqu'à nous, dans l'attente du nouvel esprit d'unité, l'esprit de la Révolution, qui animera le peuple de l'avenir, encore à naître. En regard de ces raccourcis parfois périlleux, Louis Janover s'efforce dans la postface d'éclairer La Révolution à la lumière des révolutions de ce dernier siècle et de donner ainsi sens et contenu à une histoire connue.ÉPUISÉVOIR PRODUIT17,00 € -

Introduction au cinéma de Guy Debord et de l'avant-garde situationniste. Edition revue et augmentée
Coppola AntoineLa réapparition des films de Debord, après 20 ans d'absence, relève d'une duplicité certaine: la machine récupératrice va sen emparer, faisant des films un objet de fétiche pour contemplateurs béats et "branchés"; pire, elle en fera des ?uvres d'art, des objets culturels, quelques avatars de l'inoffensif cinéma expérimental. Hors des contextes et des objectifs d'action directe comment réagir à l'une des phrases-clés du Film Hurlements en faveur de Sade: "Le cinéma est mort."? Comment comprendre l'affirmation dans Guy Debord son art et son temps: "Et maintenant, je me propose d'être anti-télévisuel dans la forme comme j'ai pu l'être dans le contenu"? Les alliés du spectacle édulcoreront le contenu politique des films, feindront de ne pas les comprendre; mieux: ils classeront les idées dans les musées mortifères de leur histoire, dans les tiroirs poussiéreux de l'académisme. Non, l'art n'est plus aujourd'hui que l'ennemi de la conscience; la culture n'est plus qu'un simulacre qui sert à légitimer le prix de la marchandise, et l'histoire politique est aux mains de désinformateurs patentés. Mais pourquoi retarder l'échéance? Debord connaissait déjà ces mécanismes; renversant Hegel qui écrivait que le faux était un moment du vrai, il savait que le vrai n'est plus qu'un moment du faux. Le spectateur d'aujourd'hui, dont on a rempli la courte mémoire de lambeaux épars et décomposés d'une illusoire conscience historique, dont on a programmé la liberté, aliéné le corps, pardonné tous les péchés, n'est pas seulement entouré par le faux, il en est lui-même un produit, et il le sait. Nous parlions de duplicité, l'autre versant en est ce moment du vrai sur nos écrans; tout comme l'histoire de la révolution espagnole ou celle des conseils ouvriers de Hongrie demeurent les terrains de luttes où les positions des uns et des autres se dévoilent, la ressortie des films de Debord pourra tout au moins servir à ceci: faire parader leurs ennemis.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER13,00 € -

Art et délit
Alcary LucPeut se lire, entre autres, comme une réflexion sur l'art contemporain. On y découvre dans sa première partie l'?uvre inconnue d'un artiste, dont le dernier projet donne son titre à l'ouvrage. "Aujourd'hui, comme première trace de son ?uvre, et le terme par lui fut médité, on ne dispose guère que d'une courte correspondance éditée en annexe d'une biographie de Theo Tutmacher, fils d'un allemand de l'Est émigré aux Etats-Unis après la confiscation par le régime communiste de son entreprise de mécanique de précision et de façonnage des aciers spéciaux. L'histoire de Mathieu ben J. commence ainsi, signe des temps, dans celle du complexe militaro-industriel américain." Fiction constituée à partir de deux projets d'art expérimental, l'ouvrage explore la translation de la notion d'?uvre et la signification qu'elle tente de prendre dans le temps industriel disloqué. La voix d'un narrateur lentement s'élève qui raconte dans la seconde partie sa rencontre avec un autre peintre, aveuglé celui-là par son art. Les deux récits tracent deux lignes divergentes pour tenter de fixer la naissance de la beauté.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER10,00 € -

Une histoire politique du cinéma. Etats-Unis, Europe, URSS
Dubois RégisCet ouvrage constitue une tentative unique d'appréhender l'histoire globale du cinéma à la lumière des événements de ce Vingtième siècle éminemment idéologique. Il propose un regard synthétique, pédagogique et original sur les grandes périodes historiques couvrant l'époque du muet, les années 30 et la montée des totalitarismes, la Seconde guerre mondiale, la guerre froide, la contestation des années 60 et 70 et le cinéma à l'heure de la mondialisation. Un ouvrage complet qui s'adresse autant aux cinéphiles et aux étudiants qu'aux non-spécialistes.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER24,00 €
