
Ce que voir veut dire. Essai sur la perception
Voir, entendre, toucher, ce n'est pas simplement avoir des sensations. La perception nous donne à voir, entendre, toucher " quelque chose ". Mais que perçoit-on au juste ? Des choses, des faits, des apparences ? En quel sens et à quelles conditions perçoit-on des objets ? Quelle part y prend le sujet percevant ? L'objectivation perceptuelle est-elle essentiellement conceptuelle ? Le présent ouvrage explore ces questions et tente d'y répondre à travers une confrontation avec plusieurs grands moments de la théorie de la perception au XXe siècle : la phénoménologie husserlienne, la psychologie gestaltiste, l'internalisme de Searle, les débats contemporains autour des contenus perceptuels. Centré sur la question de l'intentionnalité de la perception sensible, il poursuit trois objectifs principaux : défendre un dualisme phénoménal de la passivité sensorielle et de l'activité attentionnelle, en opposition aux théories monistes de la perception ; tenter de réhabiliter, de reformuler et de réactualiser le problème de l'analyse de l'expérience ; esquisser enfin une solution d'ensemble au problème du rapport entre l'expérience et la pensée conceptuelle. -- To see, to hear, to touch, these are not simply senses. Our perception allows us to see, hear and touch 'something'. But what exactly do we perceive? Things, facts, appearances? In what way and in what conditions do we perceive objects? What part does the perceiving subject play? Is perceptual objectification essentially conceptual? This book explores these questions and responds by confronting them with several great moments of the theory of perception in the 20th century: Husserl's phenomenology, Gestalt psychology, Searl's internalism and contemporary debate about perceptual content. Focused on the question of the intentionality of sensitive perception, it has three principle aims: to defend a phenomenal dualism of sensorial passivity and attentional activity in opposition to monistic theories of perception; to rehabilitate, reformulate and renovate the problem of analysing experience; and finally to evoke a global solution to the problem of the relation between experience and conceptual thought.
| Nombre de pages | 306 |
|---|---|
| Date de parution | 13/04/2012 |
| Poids | 440g |
| Largeur | 145mm |
| EAN | 9782204094085 |
|---|---|
| Titre | Ce que voir veut dire. Essai sur la perception |
| Auteur | Seron Denis |
| Editeur | CERF |
| Largeur | 145 |
| Poids | 440 |
| Date de parution | 20120413 |
| Nombre de pages | 306,00 € |
| Disponibilité | Sur commande en 2-4 jours |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Philosophie N° 105, Printemps 2010
Lask Emil ; Seron Denis ; Ciocan Cristian ; BillonCe numéro s'ouvre par la traduction d'un extrait de cours sur Platon, "La théorie des Idées", prononcé par Emil Lask à l'Université de Heidelberg durant le semestre d'hiver 1911-12 et publié à titre posthume en 1924 dans ses ?uvrés complètes. Cherchant en Platon la source d'une forme d'objectivisme logique ou axiologique qui contraste avec le prétendu "subjectivisme" de Kant et Natorp, Lask entreprend d'y relire les principaux concepts clés de la théorie platonicienne dans la perspective de la philosophie des valeurs propre à l'école néo-kantienne de Bade. Publié à la suite du texte de Natorp sur Platon, l'extrait ici traduit constitue un nouvel exemple d'interprétation néo-kantienne de l'" idéalisme" platonicien - interprétation contre laquelle s'est construite celle de Heidegger. Dans le sillage de Roman Ingarden, l'idéalisme phénoménologique de Husserl est fréquemment associé à la thèse selon laquelle l'existence est équivalente à la perceptibilité. S'employant, dans "Intentionnalité, idéalité, idéalisme", à réfuter cette interprétation, dont il montre les faiblesses tant historiques que conceptuelles, Denis Seron en propose une nouvelle définition: l'idéalisme est une théorie non relationnelle de l'intentionnalité. Après avoir tracé les grandes lignes et tiré les conséquences philosophiques de cette théorie, il en rappelle les sources brentaniennes et en révèle quelques enjeux polémiques. Dans "Mort et vérité: Heidegger et le problème de la certitude", Cristian Ciocan interroge la relation entre la vérité et le phénomène de la mort, telle qu'elle est déployée dans l'analytique heideggérienne du Dasein. Il montre que cette relation n'est concevable que si ses termes sont arrachés à leur signification habituelle: la mort n'est pas le point terminal de l'existence, mais le noyau qui concentre son authenticité possible; et la vérité n'est pas un caractère essentiel de l'énoncé, mais le phénomène fondamental de l'existence facticielle. En définitive, c'est sur le problème de la certitude que se focalise cette relation: la certitude existentielle du ,noribundus sum étant plus originaire que la certitude théorique du cogito cartésien, le Dasein n'est plus subjectivité pensante, mais se redéfinit comme mortel ou capable de la mort. Enfin, dans "L'énigme de l'attribution d'expériences", Alexandre Billon propose une énigme analogue à celle de Goodman, qui concerne la confirmation, non des hypothèses inductives, mais des attributions d'expériences à autrui (dou-sir et plai-leur, au lieu de v-leu et bl-ert) ; il montre que l'exigence d'une justification (même minimale) est dans ce cas plus pressante et plus difficile à satisfaire. La possibilité d'une solution implique une thèse radicale: les données environnementales et comportementales que l'on peut obtenir sur autrui doivent permettre d'être certain qu'il a telle ou telle expérience. En mettant en avant une conception naturaliste de la croyance et de la certitude, il tâche de démontrer la plausibilité de ces thèses, avant d'en tirer les conséquences épistémologiques et ontologiques.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,00 € -

Philosophie N° 124, Janvier 2015 : Les phénomènes
Dewalque Arnaud ; Seron DenisLa question de la phénoménalité est tout autant constitutive de la philosophie contemporaine que de l'empirisme classique. En posant pour exigence fondatrice que la philosophie se limite aux phénomènes donnés dans l'expérience immédiate, Berkeley et Hume ont ouvert la problématique suivante : si le discours philosophique veille à ne jamais outrepasser la sphère des données phénoménales, quel espace reste alors ouvert pour l'acte de théorisation ? Cette question traverse le mouvement phénoménaliste (Mach, Avenarius, James) et la phénoménologie (Brentano, Stumpf, Husserl), avant de susciter de nouvelles formes d'empirisme (théorie des sense data, empirisme logique). Et, en contestant les formes canoniques de l'empirisme, la seconde moitié du vingtième siècle a paradoxalement conféré à la question de la phénoménalité un regain d'intérêt ; à travers la focalisation sur la notion de conscience phénoménale, puis les récentes "théories représentationnelles de la conscience" et leurs concurrentes, la philosophie contemporaine de l'esprit est le lieu d'énergiques débats dont l'enjeu réside dans cette question unique : que veut dire apparaître à la conscience ? Les trois premiers textes portent sur les phénomènes sensibles. Le numéro s'ouvre sur une dictée de Brentano consacrée au nombre et à la classification des sens ; il y pose les bases d'une classification purement phénoménologique des champs sensoriels. Dans le deuxième texte, Carl Stumpf oppose à la phénoménologie pure de Husserl - à laquelle il reproche de ne pas accorder assez d'importance aux données sensorielles, et d'être une "phénoménologie sans phénomènes" - sa propre phénoménologie, limitée à la sphère sensorielle. Dans son étude sur Natorp, Virginie Palette présente et discute la paradoxale appropriation de l'empirisme radical de Mach à laquelle se livre l'école néokantienne de Marbourg, notoirement anti-empiriste : bien que leurs positions se situent aux antipodes, Mach et Natorp défendent un même "monisme de l'expérience" - ce qui éclaire d'un jour nouveau les enjeux philosophiques de la psychologie de Natorp comme ceux du positivisme de Mach. Les contributions suivantes s'inscrivent dans le cadre du débat contemporain sur la conscience phénoménale, et discutent la pertinence et les difficultés d'une approche phénoménologique du monde (Kriegel), de l'intentionnalité (Dan Zahavi) et du mental. Uriah Kriegel oppose deux approches générales des objets, de leurs propriétés et de leurs relations causales - l'une humienne, l'autre kantienne -, et propose, sous le titre d'empirisme introspectif, une troisième voie censée combiner leurs avantages. Le texte de Dan Zahavi plonge au coeur d'un débat marquant de la philosophie de l'esprit contemporaine : contre l'idée d'un irréductible "fossé explicatif" séparant l'intentionnalité et la conscience phénoménale, il émet l'hypothèse d'une connexion essentielle entre les deux, plaidant pour un éclairage mutuel de la philosophie contemporaine de l'esprit et des traditions phénoménologiques. Enfin, Arnaud Dewalque et Denis Seron défendent l'idée d'une dualité "noético-noématique" constitutive du donné phénoménal, contre l'"argument de la transparence de l'expérience" censé établir qu'il n'existe ni phénomènes mentaux, ni dualité noético-noématique.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER13,00 € -

La théorie des catégories. Entre logique et ontologie
Dewalque Arnaud ; Leclercq Bruno ; Seron DenisRenouant, par-delà Kant, avec le projet aristotélicien d'une théorie des catégories, la philosophie contemporaine a largement contribué à renouveler le problème de l'articulation entre l'analyse du monde et celle du langage, entre les catégories ontologiques (substance, propriété, état de choses, etc.) et les catégories logiques (sujet, prédicat, proposition, etc.). Les catégories héritées de la tradition sont-elles d'abord des catégories ontologiques ou des catégories logiques ? Quel lien unit les unes aux autres ? Et dans quelle mesure sont-elles contaminées, les unes comme les autres, par les catégories grammaticales qui dénotent les parties du discours (substantif, adjectif, verbe, etc.) ? Enfin, comment et à quelles conditions l'analyse syntaxique, qui rend compte de la construction d'expressions bien formées, peut-elle être complétée par une analyse sémantique, qui rend compte de leur caractère sensé ? Les études rassemblées dans ce volume portent sur toutes ces questions. Repartant de l'ambivalence des catégories d'Aristote et de la lecture qu'en propose Franz Brentano, elles jettent une lumière nouvelle sur certains aspects essentiels de la réappropriation du problème des catégories de Bolzano à Lesniewski, en passant, centralement, par la phénoménologie husserlienne.EpuiséVOIR PRODUIT22,00 € -

Philosophie N° 90, Juin 2006
Husserl Edmund ; Henrich Dieter ; Seron Denis ; BoCe numéro s'ouvre par la présentation et la traduction des conférences consacrées en 1917 par Husserl à " L'idéal de l'humanité selon Fichte " qui, loin de se limiter à un manifeste patriotique conjoncturel, procèdent à une explication avec la philosophie fichtéenne rendue nécessaire par l'évolution de Husserl vers un idéalisme transcendantal : ce dernier, partant " d'en bas ", procédant par analyses purement descriptives et aspirant au statut de science rigoureuse, peut-il se reconnaître dans le style spéculatif de la Weltanschauungsphilosophie et de la Lebensweisheit fichtéennes ? Apparaît une affinité inattendue entre la phénoménologie husserlienne et la doctrine tardive de Fichte sur Dieu, dessinant la voie programmatique d'une " théologie phénoménologique " qui articule de façon structurelle et téléologique les niveaux éthiques de l'humanité. L'article suivant, consacré par D. Henrich à la Logique de Hegel, donne un commentaire analytique de la Logique de la réflexion - l'un des passages les plus ardus de la " Logique de l'Essence " - en partant d'un double précepte de méthode : accorder la Logique avec les exigences générales de la pensée hégélienne, et considérer que ce texte n'est pas toujours adéquat à son contenu et qu'il requiert des reformulations. L'exégète part ainsi de la formule selon laquelle " il faut déterminer la substance comme sujet ", considérée comme principe programmatique de la philosophie hégélienne et comme fondement du caractère dynamique de sa logique, pour tenter d'élucider jusque dans le détail l'argumentation hégélienne. Dans " La controverse sur la négation de Bolzano à Windelband ", D. Seron s'attache au " problème de la négation " qui a traversé la philosophie germanique du XIXe et de la première moitié du XXe siècle, et se définit par un ensemble de questions fondamentales : l'affirmation et la négation sont-elles co-originaires, ou l'une se laisse-t-elle dériver de l'autre ? la négation est-elle assimilable à l'acte de nier ou appartient-elle au contenu sémantique idéal visé par cet acte ? si la négation est un acte de rejet, que rejette-t-elle ? s'identifie-t-elle à une diairesis, et implique-t-elle une synthesas entre contenus de représentation ? D. Seron retrace l'histoire de ce problème qui, ancrée dans la Logique de Lotze et la Doctrine de la science de Bolzano, conduit à Husserl et Frege. Enfin, dans " L'abyme de la politique ", A. Boyer s'attache à un point central de la pensée rousseauiste : il met en question l'interprétation, donnée par A. Philonenko - et objet d'un consensus général -, de la notion de volonté générale à partir du modèle mathématique du calcul intégral, qui l'identifie à la somme des différences entre volontés singulières. L'enjeu, double, est de prévenir contre la clarification illusoire apportée par la mathématisation de notions politiques, et surtout de dénoncer la conception d'une volonté générale résultant immédiatement d'une opération mathématique - au motif qu'elle fait totalement abstraction des médiations concrètes nécessaires à son élaboration, c'est-à-dire du travail de confrontation effective des volontés individuelles dans l'espace public.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,00 €
Du même éditeur
-

Conversions : le Texte dans la culture numérique. Une aventure pionnière (1968-2018)
Juste Yolande ; Poswick Réginald-FerdinandSur commande en 2-4 joursCOMMANDER120,00 € -

La Bible de Jérusalem. Edition voyage bleue
COLLECTIFLa Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.En stockCOMMANDER39,00 € -

Extrémismes religieux, violence et contexte éducatif
Arènes Jacques ; Viaux Jean-LucDepuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER18,00 €
De la même catégorie
-

La communauté qui vient. Théorie de la singularité quelconque
Agamben Giorgio ; Raiola Marilène118pages. 18x11x1cm. Broché.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,00 € -

Homo Sacer. L'intégrale 1997-2015
Agamben Giorgio ; Raiola MarilèneCe n'est qu'une fois rassemblés dans leur intégralité que les neuf livres constituant le projet Homo Sacer prennent leur véritable signification. Le jeu des renvois internes, la reprise et le développement des thèmes abordés composent une vaste architecture, articulée en quatre sections. La première dresse le programme d'une mise en question de toute la tradition politique occidentale à la lumière du concept de vie nue ou de vie sacrée : Le Pouvoir souverain et la vie nue (1997) ; la seconde développe ce programme à travers une série d'enquêtes généalogiques : Etat d'exception (2003), La Guerre civile. Pour une théorie politique de la Stasis (2015), Le Sacrement du langage (2009), Le Règne et la Gloire (2008), Opus Dei (2012) ; la troisième soumet l'éthique à l'épreuve d'Auschwitz : Ce qui reste d'Auschwitz. L'archive et le témoin (1999) ; la quatrième élabore les concepts essentiels pour repenser depuis le début l'histoire de la philosophie occidentale : forme de vie, désoeuvrement, pouvoir destituant (De la très haute pauvreté, 2011, L'Usage des corps, 2015).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER39,00 € -

L'idée du communisme. Volume 2, conférence de Berlin 2010
Badiou Alain ; Zizek SlavojLa deuxième conférence internationale sur le sens et l'usage du mot " communisme ", organisée à l'initiative d'Alain Badiou et de Slavoj Zizek, s'est tenue à la Volksbühne de Berlin au mois de mars 2010.Après le succès de la conférence inaugurale de Londres, l'année précédente, il s'agissait cette fois d'ouvrir les débats à l'expérience et à la réflexion de philosophes venus d'autres régions du monde, et en particulier des pays de l'ancien bloc soviétique. Leur apport à la définition d'une idée renouvelée du communisme contribue ici de façon déterminante à ce que ce mot retrouve sa place et son aura dans les débats philosophiques qui touchent au problème de l'émancipation. " On le verra, toutes les interventions sont tendues entre deux périls. Le premier est qu'au nom de ce qu'a comporté de Terreur la figure des Etats qui s'en sont réclamé au XXe siècle, on finisse par ne réhabiliter le mot "communisme" qu'au prix d'une idéalisation totale de sa signification, éloignée de tout principe de réalité [ ... ]. Le second est qu'au nom des réalités politiques et économiques contemporaines [...], on finisse par faire du mot "communisme" l'index noble d'un opportunisme activiste ".Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER24,99 € -

L'héritage des Lumières. Ambivalences de la modernité
Lilti AntoineLes Lumières sont souvent invoquées dans l'espace public comme un combat contre l'obscurantisme, combat qu'il s'agirait seulement de réactualiser. Des lectures, totalisantes et souvent caricaturales, les associent au culte du Progrès, au libéralisme politique et à un universalisme désincarné. Or, comme le montre ici Antoine Lilti, les Lumières n'ont pas proposé une doctrine philosophique cohérente ou un projet politique commun. En confrontant des auteurs emblématiques et d'autres moins connus, il propose de rendre aux Lumières leur complexité historique et de repenser ce que nous leur devons : un ensemble de questions et de problèmes, bien plus qu'un prêt-à-penser rassurant. ?Les Lumières apparaissent dès lors comme une réponse collective au surgissement de la modernité, dont les ambivalences forment aujourd'hui encore notre horizon. Partant des interrogations de Voltaire sur le commerce colonial et l'esclavage pour arriver aux dernières réflexions de Michel Foucault, en passant par la critique post-coloniale et les dilemmes du philosophe face au public, L'Héritage des Lumières propose ainsi le tableau profondément renouvelé d'un mouvement qu'il nous faut redécouvrir car il ne cesse de nous parler.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 €

