Les homélies sont souvent ennuyeuses ", entend-on régulièrement dire sur un ton résigné. Et si la rhétorique pouvait contribuer à ce que celles-ci soient plus vivifiantes ? Certains ont tendance à se méfier de la rhétorique, au prétexte qu'elle voilerait la Parole, jusqu'à accorder trop d'importance à l'intelligence pratique du prédicateur. D'autres pensent, au contraire, que le travail rhétorique est central dans l'annonce de la Parole, et en appellent volontiers au célèbre discours de saint Paul sur l'aréopage. Si la rhétorique est une aide précieuse pour discerner la justesse de nos actions, n'est-elle pas un outil dans la prédication afi n que ses auditeurs soient mieux à même de discerner comment vivre une vie plus authentiquement christique ? Comment concevoir la place des émotions (pathos), de l'authenticité (ethos) et de la parole structurée (logos) dans l'annonce de la Parole qui doit enivrer spirituellement ? Qu'en est-il de la signification de la parole et de son rapport au silence et au réel ? Cet ouvrage aborde de manière interdisciplinaire et originale ces questions et espère contribuer à des homélies plus vivifiantes.
Nombre de pages
205
Date de parution
25/06/2020
Poids
274g
Largeur
135mm
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EAN
9782204138772
Titre
Et si le verbe revenait dans la chaire ?
Auteur
SCHUMACHER BERNARD N
Editeur
CERF
Largeur
135
Poids
274
Date de parution
20200625
Nombre de pages
205,00 €
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Cet ouvrage a pour but de nourrir, en s'appuyant sur l'interdisciplinarité, la réflexion sur la question de l'euthanasie de la personne vulnérable mais aussi de celle qui n'est plus, ou pas, en mesure d'exprimer sa volonté de manière explicite. La vie d'une personne devenue dramatiquement vulnérable ? comme celle d'un malade atteint d'Alzheimer, d'un nouveau-né ou d'une personne gravement handicapée ? vaut-elle encore la peine d'être vécue ? Si cette personne est capable de demander à être euthanasiée, peut-on, aux deux plans, éthique et sociétal, accéder à sa requête et la tuer ? Par ailleurs, comment se comporter avec celles qui ne sont pas, ou plus, capables de formuler une telle demande ? Philosophes, économiste, sociologue, médecins, infirmière, théologien, apportent leur contribution à cette réflexion sociétale.
Bien que le thème de la pudeur soit central dans le monde hospitalier, du handicap et du soin, il n'existe presque pas d'ouvrages qui traitent de ce sujet. C'est la raison pour laquelle il a semblé opportun de rassembler des auteurs provenant d'horizons et de disciplines diverses, appartenant aussi bien à la recherche qu'au terrain pour aborder la place de la pudeur dans les soins. Qui parle encore de la pudeur aujourd'hui ? Cette vertu du clair-obscur semble décriée dans nos sociétés contemporaines, imprégnées aussi bien par le dévoilement de l'intimité sur la place publique, que par l'indifférence, au nom du "respect" de l'intimité d'autrui. Et si, pourtant, la pudeur était la vertu qui permet d'entrer dans une authentique relation avec autrui ? La pudeur s'exprime par une certaine retenue, par une certaine délicatesse dans la relation à l'autre. On se dévoile sans se dévoiler complètement, y compris dans la relation au corps qui est au coeur de la pratique du soin. Dans le contexte des soins de plus en plus institutionnalisés, comment sauvegarder la pudeur ? Quelle place revêt-elle dans la relation soignante - pudeur du geste, de la parole, du regard ? Comment, dans le geste technique du soin, se laisser toucher par le toucher du corps du patient sans être inadéquat ? Autant de questions auxquelles ce livre tente de répondre.
La société occidentale contemporaine tend à considérer communément le temps qui échappe à la performance et à l'efficacité comme un temps " perdu ". Qu'en est-il du temps du mourir ? Est-il un temps en trop, dépourvu de sens et qualifié d'inhumain ? Ce temps ultime a tendance aujourd'hui à être planifié et maîtrisé à tout prix au nom des principes de l'utilité et de l'indépendance. On veut choisir sa mort, décider quand partir et comment. Le temps du mourir renvoie à la question de savoir s'il existe des temps dans l'existence humaine qui ne "servent" à rien, qui ont leur sens en eux-mêmes. Mais ce temps du mourir, n'est-il pas paradoxalement un des temps clefs de l'existence humaine individuelle et communautaire ? Un temps que l'on est appelé à vivre pleinement ? Le temps du mourir – le nôtre ou celui d'un proche – nous apprend-il quelque chose de notre propre vie, comme aussi de notre existence en communauté ? Est-il un temps d'ajus- tement à l'essentiel ? Est-il au final le temps de l'espérance plutôt que du désespoir ? Autant de questions auxquelles cet ouvrage collectif tente de répondre.
La Bible de Jérusalem est le fruit de la traduction collective des textes hébreux et grecs par l'Ecole biblique et archéologique française de Jérusalem qui lui a donné son nom. La première version est parue en 1956. La version actuellement imprimée date de 2000. La qualité des introductions, des traductions et des notes reflète le meilleur de la recherche exégétique contemporaine. La mise en pages réjouit l'oeil tout en facilitant l'intelligence du texte - l'usage de strophes signalant par exemple les passages poétiques. Cette disposition est devenue un modèle pour toutes les bibles modernes ultérieures. Des références dans les marges renvoient à d'autres passages. La Bible de Jérusalem est actuellement la traduction biblique la plus répandue en France, et fait figure de classique. La fidélité aux textes originaux en fait une bible d'étude. La qualité littéraire de sa traduction, la grande attention portée à son vocabulaire et à son style en font une bible pour la lecture, adaptée à tous les publics. Les livres présentés sont ceux du canon catholique.
Depuis la vague d'attentats de janvier 2015 jusque dans des tragédies plus récentes, une incompréhension mine notre société : comment des jeunes, français ou installés en France de longue date, peuvent-ils adopter des positions haineuses à l'égard de ceux qu'ils décrivent comme leurs ennemis ? Comment des campagnes de harcèlement peuvent-elles se développer sur les réseaux sociaux pour dénoncer les contenus de certains cours ? Les questions sont complexes, et n'appellent pas des réponses simplistes. Cet ouvrage - élaboré dans une perspective interdisciplinaire (droit, philosophie, psychologie, sciences de l'éducation, sociologie, théologie) - aborde concrètement les difficultés et les actions possibles, associant chercheurs et acteurs du terrain éducatif. Le monde éducatif est, en effet, confronté à la problématique du décalage entre discours se voulant scientifiques et dogmes religieux, menant dans certains cas au dysfonctionnement de l'institution scolaire (avec notamment le refus de participer à certains cours). La réflexion et l'action sur ce thème supposent donc de ne pas prendre de position surplombante, mais de pallier la méconnaissance du phénomène religieux chez une partie de ceux qui se confrontent à ses manifestations contemporaines, et de prendre la mesure des failles psychiques, intellectuelles, voire spirituelles de nos dispositifs collectifs d'éducation et de transmission du savoir. Les expressions religieuses contemporaines les plus extrêmes seraient alors à penser dans ce cadre du déficit des valeurs symboliques partagées qui feraient lien...