Devant le paradoxe d'un antisémitisme de gauche, l'auteur s'est proposé de connaître les origines de ce phénomène, par une démarche à la fois philosophique, historique et critique. Mais il a dû reconnaître en même temps les insuffisances d'une explication objectiviste de l'antisémitisme de La Question juive, et il a dû dégager et comprendre l'attitude personnelle de Marx. Outre l'intérêt général de ce résultat pour la compréhension à la fois existentielle et sociologique des textes politiques, il faut insister sur l'apport que constitue cette étude à la connaissance du marxisme: La Question juive n'est un texte marxiste ni quant à la méthode, ni quant au contenu, et l'antisémitisme qu'il masque à peine ne laissera pas de traces chez Marx. Simplement, le philosophe projettera sur sa doctrine de l'histoire les deux images occultes du Juif qu'il porte en lui. L'auteur achève sa démarche en prouvant que l'espoir reste entier puisque l'antisémitisme de gauche n'est pas attaché par essence au socialisme, mais revêt seulement un caractère passager et contingent, justifiant ainsi le combat que tous les progressistes ont à mener contre lui.
Nombre de pages
250
Date de parution
07/03/1972
Poids
160g
Largeur
108mm
Plus d'informations
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EAN
9782070352593
Titre
Marx et la question juive
Auteur
Misrahi Robert
Editeur
GALLIMARD
Largeur
108
Poids
160
Date de parution
19720307
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le philosophe Robert Misrahi l'affirme : "Le bonheur, chacun de nous y a droit." Et ce spécialiste de Spinoza d'énoncer, dans ce court et dense dialogue avec Denis Lafay, les conditions d'accéder au bonheur. Au bon bonheur, celui que l'on féconde dans "l'autonomie intérieure, la joie d'amour, la jouissance de vivre", celui que l'on cultive dans la considération inaliénable d'autrui et le principe de réciprocité. Une leçon de vie pour tout individu, et en particulier pour tout entrepreneur aspirant au bonheur pour lui-même, pour ses salariés et... pour l'entreprise.
Si le Désir est l'essence de la conscience, c'est à la construction d'une éthique de la joie qu'est conviée la philosophie. La liberté du sujet est dès lors la condition première de cette éthique, mais la liberté, fut-elle réelle, serait vaine si l'autre n'entrait pas avec le sujet dans une démarche positive également désireuse de construire la joie. C'est donc sur la nature de l'autre et sur la possibilité d'une relation et d'une communication véritables que repose, en dernière analyse, la construction du bonheur. La réflexion se heurte alors à une difficulté majeure de nombreuses doctrines, juridiques, sociologiques et philosophiques, mettent en évidence les obstacles à la communication, mais d'autres mettent en évidence l'expérience non de la guerre mais de la réciprocité. Le problème que l'on traite ici est précisément de savoir si la violence et l'aliénation sont plus puissantes que la coopération et l'amour. Sans éluder aucune difficulté ni masquer aucune doctrine, cet ouvrage montre que les libertés spontanées sont déjà en mesure de se reconnaître et de s'affirmer réciproquement comme sujets libres, et que, en outre, la liberté de chacun est en mesure d'opérer avec l'autre les indispensables transformations personnelles qui conditionnent cette coopération et cet amour véritables que la dénégation pessimiste s'efforce d'occulter.
Spinoza, connu comme " l'athée vertueux ", inaugure avec l'Éthique une nouvelle manière de penser l'homme et sa félicité. Cet ouvrage : ? dégage la signification éthique et existentielle du monisme ontologique ; ? décrit la conception spinoziste de l'homme unifié et de la centralité du Désir ; ? analyse l'éthique de la joie et la sagesse de la béatitude ; ? évoque le fondement de la vie sociale et de la démocratie ; ? esquisse l'histoire du spinozisme.
Pour l'auteur, la question du désir est le noyau d'une philosophie qui voudrait être d'abord une anthropologie et ensuite une éthique. Le désir est ici pensé comme un acte et non comme une force mécanique et l'éthique est conçue comme recherche de la joie et réhabilitation du désir. Pour mieux poser cette question centrale, on élucide ici la différence entre désir et besoin, et l'on établit leur implication réciproque et leur unité foncière. On se réfère aux plus grandes philosophies sans ignorer le rôle et l'intérêt de la psychanalyse.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.