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What have you found so far? Edition bilingue français-anglais
Loyauté Benjamin ; Knock Alicia ; Daou Gemma
DILECTA
20,00 €
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EAN :9782373720808
Né en 1979, Benjamin Loyauté vit et travaille entre Bruxelles, Beyrouth et New-York. Il développe une pratique qui mêle films, sculptures, interventions publiques et installations immersives. Il puise ses inspirations dans la littérature, le cinéma, l'archéologie, l'histoire des techniques, la géographie et la géopolitique. Depuis 2014, il développe une oeuvre qui s'articule comme un livre composé en chapitres - un travail évolutif qui combine une approche pluridisciplinaire axée sur le poétique, le merveilleux et le documentaire. Ses recherches et son travail évoluent aux frontières de systèmes transdisciplinaires et explorent la force de langage magique et politique des objets. En 2015, l'exposition "Hypervital" , dont il a été le commissaire, représente un tournant dans sa pratique. Depuis, il développe son propre format d'intervention artistique. L'oeuvre de Benjamin Loyauté reconsidère l'héritage immatériel des communautés. En 2016, il présente à Londres son installation Heterotopia et y dévoile son film The Astounding Eyes of Syria - le bruit des bonbons. Dans la continuité de sa première exposition personnelle en France (musée national de l'Histoire de l'immigration, pour la Nuit blanche 2018), Benjamin Loyauté poursuit sa réflexion sur la magie de l'ordinaire et l'importance de l'héritage immatériel dans nos sociétés à travers un dispositif qui mêle film, installation, sculpture et performance. Elément déclencheur de cet ordinaire magnifié, la Candygraphie, bonbon-sculpture et consommable, évoque par sa forme une étrange sculpture antique. Benjamin Loyauté sonde les actions et les narrations que celles-ci procurent à notre existence et qui peuvent avoir une valeur inestimable. L'ordinaire est la matérialisation d'un invisible plus collectif qu'il n'y paraît. L'artiste remet ainsi en cause notre perception de cet ordinaire dans une alchimie du réel et de l'action, du profane et du sacré, de l'utile et du futile pour atteindre non seulement nos individualités mais aussi le collectif qu'il touche et rassemble. Dans cet ouvrage monographique, Benjamin Loyauté donne à voir les nouvelles orientations qu'il se donne, mises en lumière par les essais d'Alicia Knock et de Gemma Daou, ainsi que dans une biographie-chronologie illustrée et commentée par l'artiste revenant sur plus de dix ans de travail. Elle s'envisage dans son ensemble comme un espace autre, un contre-espace ouvert et méditatif où les conventions et les émotions se libèrent pour accéder à "la magie de l'ordinaire" . Benjamin Loyauté se nourrit des gestes et des habitudes de chacun en changeant régulièrement les paramètres du cadre muséal et le contexte de diffusion de ses sculptures consommables. Dans ce nouveau chapitre, l'oeuvre protéiforme de Benjamin Loyauté - films, installations, sculptures, scénographie - est ainsi décryptée à l'aune du quotidien, de l'animisme et de l'objet magique, qui permettent d'entrer en relation avec l'histoire individuelle de chacun et celle plus collective du monde.
Nombre de pages
104
Date de parution
04/10/2019
Poids
90g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782373720808
Titre
What have you found so far? Edition bilingue français-anglais
Auteur
Loyauté Benjamin ; Knock Alicia ; Daou Gemma
Editeur
DILECTA
Largeur
120
Poids
90
Date de parution
20191004
Nombre de pages
104,00 €
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Le bruit des bonbons - The Astounding Eyes of Syria aborde la force de langage de la confiserie et des objets quotidiens. L'oeuvre explore les condensations de l'histoire, la résistance de nos héritages passés. Si le bonbon est un transmetteur universel qui humanise les relations entre les individus, il est ici l'objet moteur qui a le pouvoir de rassembler, de transmettre comme de se souvenir. C'est à travers la confiserie syrienne, que l'installation évoque et partage des souvenirs qui survivent au temps et à l'horreur de la guerre. Elle tisse des temporalités à la fois vraisemblantes et réelles sur fond de traditions partagées. Beaucoup de Syriens se retrouvent aujourd'hui autour de leur héritage vivant dont les souvenirs collectifs et individuels engagent la survie d'un immatériel qu'on ne saurait faire plier, réduire et oublier. Le Louloupti est un véritable petit bonbon qui nous rappelle les Abaib Ghouwar, petits sabots syriens en sucre, le souk d'Al-Hamidiyah et la Booza qui sont aujourd'hui plus que jamais dans la mémoire des Syriens en Jordanie, en France, au Canada, en Italie... Ces confiseries, objets-images et de liens, réparent notre regard et réveillent notre capacité à voir et à mobiliser. Imaginées par Benjamin Loyauté, ces sucreries narratives sont des agents transmetteurs, des actants. Durant plusieurs siècles, les peuples arabes introduisent le sucre dans la pharmacopée. Au XVIe siècle, le sucre était vendu par les apothicaires. Le bonbon avait ses vertus que l'histoire ne lui a pas depuis, reprises. Découverte en Syrie par Max Mallowan en 1937, l'idole aux yeux est une sculpture qui intrigue toujours et dont la fonction n'a jamais été véritablement tranchée. Le Louloupti dessiné à partir de cette archéologie est aussi spéculatif que tangible. En meringue et à la rose de Damas, il aurait aussi la fonction de prolonger le temps et les souvenirs comme de préserver l'avenir... En collectant les mots, les histoires et les "mémoires sucrées" de ses amis syriens sur des cartes postales, l'artiste et designer participe à la protection d'une culture dont la trace forme une armure. L'installation est une expérience "fictio-fonctionnelle" , où les objets-mots ont une force perlocutoire. Benjamin Loyauté utilise pour la première fois le terme design sémantique en 2014. Il définit alors le design comme un langage et développe ses premières installations autour des actes de langage. Il engage depuis une réflexion sur la géopolitique du design, nos sociétés contemporaines et l'ensemble de ses actes conditionnés par la langue, la culture, le temps et l'espace. "Les objets sont comme des mots et mes installations comme des histoires, aussi factuelles que spéculatives elles révèlent nos comportements, affectent nos certitudes et notre perception des choses" . B. L.
Inventeur du "prêt-à-porter", Pierre Cardin est surtout connu pour ses créations dans le domaine de la mode et des accessoires. Il a pourtant développé une ligne de mobilier unique au cours des années 1970, transposant ainsi son approche sculpturale de la mode dans le design domestique. Dans la galerie Evolution, son mobilier "Haute couture" s'expose telles des robes que l'on admire en tournant autour. Le meuble Cardin porte à la fois les marques indélébiles d'une poésie futuriste et d'une ébénisterie héritée de la grande tradition française. Le mobilier de Pierre Cardin est également le fruit d'une aventure collective dont il fut le chef d'orchestre et le catalyseur d'Idées. Mécène et entrepreneur audacieux, il a offert la possibilité à de nombreux artistes comme Serge Manzon, Christian Adam, Maria Pergay, Giacomo Passera, Claude Prevost ou François Cante-Pacos de participer au renouveau du mobilier contemporain français Les documents d'archives et les photographies spécialement réalisées pour cet ouvrage illustrent le champ d'expérimentation inouï ouvert par Pierre Cardin. L'histoire retiendra autant l'originalité de ses luminaires, édités par la firme Yamada Shomei pour le Japon, que le rare mobilier sorti de ses ateliers et dont les "cellules pluggées""de sa ligne Espace sont, encore aujourd'hui, le symbole avant-gardiste de l'empereur des Seventies."
Figure majeure de la scène artistique française, Xavier Veilhan (né en 1963) vit et travaille à Paris. Son oeuvre est le résultat d'une pratique plurielle, entre sculpture, peinture, environnement, spectacle, vidéo et photographie. Il a fait l'objet de nombreuses expositions personnelles, en France au musée d'Art moderne de la ville de Paris (1994), au Centre Pompidou (2004) ou encore au château de Versailles (2009) ; mais aussi à l'international : Hong Kong, Séoul, Barcelone, New-York, Londres, Los Angeles, entre autres. En 2017, Xavier Veilhan représente la France à la Biennale de Venise avec un dispositif immersif dans lequel viennent travailler des musiciens du monde entier pendant sept mois. A travers un entretien avec l'artiste, des textes critiques mais aussi une sélection d'essais de différents acteurs du spectacle vivant, de philosophes ou de poètes, l'ouvrage aborde deux pendants de la production de Xavier Veilhan, le film et la performance : deux pratiques à la fois distinctes et complémentaires, qui interrogent à leur manière le lieu et le rapport à l'image. De son premier Film du Japon (2002) à Mutant Stage 8 réalisé en 2017 pour Lafayette Anticipations, Xavier Veilhan conçoit ses films comme une addition d'étapes, de gestes et de faits : un cinéma de situation, sans réelle narration linéaire. A l'instar de ses films, les performances de Xavier Veilhan se lisent en relation directe avec sa pratique formelle. Boucle et Ville nouvelle (2006), deux performances jouées à l'occasion de la cinquième édition de Nuit blanche (Paris), rappellent le lien étroit qui lie l'oeuvre et son contexte. Ailleurs, la performance vient souligner le propos d'une exposition (Performance aérienne, 2012) ou la compléter, comme à Los Angeles (2012), où la Case Study House n°21 sert de pilier à l'élaboration d'une dialectique entre architecture et sculpture. Dans l'ensemble de ses oeuvres filmiques et scéniques, un rôle central est accordé à la musique. Elle y est presque mise en scène, au point de devenir un personnage à part entière.
Ryan Bartholomew ; Danto Arthur Coleman ; Martin J
Présentation de l'oeuvre de l'artiste, qui utilise des oeuvres préexistantes qu'il détourne pour dénoncer la consommation dirigée, l'érotisme mercantile ou encore l'américanisation forcée de nos existences.
Le parcours de Heinz Mack se déploie depuis 1950, à l'Académie des beaux-arts de Düsseldorf, alors encore en pleine reconstruction, où il effectue ses premières recherches graphiques et découvre les avant-gardes historiques. Après des études de philosophie à l'université de Cologne de 1953 à 1955, il effectue de nombreux voyages au Sahara où ses réalisations, dès 1962, préfigurent le land art. 1957-1966 est une période-phare : Heinz Mack est, avec Otto Piene puis Günther Uecker (celui- les rejoint en 1962), le fondateur et l'acteur central de ZERO, une entité artistique à géométrie variable qui réforme le principe même de l'art abstrait à l'aune de la peinture monochrome, du mouvement, de la phénoménologie et des sciences cognitives, sans oublier les années 1970 et 1980, pendant lesquelles nombre de ses sculptures, volontiers monumentales, intègrent l'espace urbain allemand. Sur sa carte de visite, Heinz Mack se présente en qualité de "sculpteur et peintre" . L'ordre de ces mentions est important : il fait prévaloir la modulation de la matière dans l'espace sur la création d'images à la surface du tableau. Autrement dit, même les toiles que l'artiste tend sur châssis dès le milieu des années 1950 sont recouvertes d'une matière dont les empâtements abondants les tirent vers ce domaine intermédiaire de l'histoire de l'art, situé entre la peinture et la sculpture, qu'est le relief. Ces reliefs, quant à eux, sont à proprement parler des sculptures murales, c'est-à-dire que leurs éléments forment une saillie conséquente par rapport au plan sur lequel ils sont fixés. Comme des sculptures en ronde-bosse, ils sont constitués le plus souvent de matériaux traditionnels (peinture, métal, bois, pierre, verre, plexiglas, plâtre ou sable) et traités avec des outils d'atelier qui le sont tout autant. Pourtant, contre toute attente au vu de cette description matérielle et technique, leur apparence demeure insaisissable, toute fixation mentale ou photographique semble impossible. Cette apparence, donc, consiste en un jeu perceptif incessant avec la lumière et l'espace réel. La matière y semble littéralement consumée par les jeux de réflexions et l'oeuvre n'existe que dans un double mouvement d'apparition et de disparition. Il s'agit là d'un paradoxe, indissociable de l'histoire du cinétisme et de l'art perceptuel dont Heinz Mack fut un acteur central, entre l'évidence du fait matériel et la complexité de ses effets. Une même tension s'applique à l'arborescence de la vie de l'artiste, qui ne saurait être abordée avec fidélité depuis un point de vue fixe ou selon une perspective centrale". Matthieu Poirier "J'ai toujours recherché la simplicité parce que le monde déborde d'images et celles-ci n'apportent que de la confusion. Mais cette simplification, précisait-t-il, ne saurait être assimilée à un appauvrissement : elle produit de l'énergie". Heinz Mack